En vacances

J’aimerais réussir à poster plus souvent ici, parce que c’est quelque chose que j’aime vraiment, écrire. Pourtant je n’arrive pas à m’y tenir. Tout simplement parce que bloguer sur mon smartphone ne me plait pas, j’ai besoin de me poser devant le clavier, de mûrir la chose, de relire, remanier, prendre le temps. Et le temps me manque trop souvent. Mais souvent c’est de ma faute. Je perds encore trop de mon précieux temps sur les réseaux sociaux, alors qu’ils me mettent mal à l’aise. C’est terrible ce sentiment. Récemment, j’ai entamé la manipulation pour suspendre mon profil fessebouc, et arrivé à la dernière étape, il me dit que c’est impossible à cause d’une application dont je serai propriétaire. WTF. Je ne sais même pas de quoi il me parle. Bref, sur le coup j’ai abandonné car j’avais une enfant qui m’appelait aux wc à grands cris de « maaamaaaaaan j’ai finiiiiiiiii « ….. Et voilà, à l’instant où j’écris, je l’ai fait, j’ai désactivé mon profil. Pour combien de temps, je ne sais pas, mais au moins c’est fait. 

Je suis en vacances depuis 2 semaines. Vacances qui n’ont pas commencé vraiment bien pour tout dire. Premier week end, avec du boulot ramené à domicile à finir, parce que ma conscience professionnelle ne me laisse aucun répit. Et là, douleur dans l’épaule et le cou, accompagnée de fourmillements saisissants dans tout le bras, j’ai l’impression d’avoir mis les doigts dans la prise : direction l’ostéopathe, puis le médecin car symptômes encore présents. Verdict : névralgie cervico-brachiale, il me prescrit de la cortisone. Sauf que. Les effets secondaires indiqués tels que irritabilité, insomnie, c’est pour bibi. Une semaine à ne pas dormir et à hurler sur mes gosses, et à me bouffer l’intérieur des joues comme une cannibale affamée. Bref, pas gégé, les débuts de vacances. Rajoute à ça une météo très variable, allant de la journée à 40° l’ombre moiteur de l’extrême bienvenue dans mon hammam à la journée pluvieuse façon tempête tropicale en approche. On a tenté de saisir les occasions pour sortir, plage, piscine, etc. A la fin de la première semaine, petite mésaventure, je me suis vautrée en beauté, en descendant d’une plate forme de manège, j’ai glissé et j’ai chu sur mon royal postérieur, chute pas amortie du tout car trop occupée à amortir celle de ma cadette que je portais. Pas moyen de m’asseoir pendant 4 jours. Vacances bonheur je te dis. 

Et voilà. Il ne me reste qu’une semaine en commun avec le z’homme. Je commence 2018 avec beaucoup de résolutions non officielles (c’est à dire non annoncées à la terre entière sur les réseaux sociaux). Mon corps me parle, je dois l’écouter.

En 2017, j’ai réussi à lâcher prise sur le boulot peu à peu, j’ai réussi à continuer le sport très régulièrement, j’ai lu un peu plus, j’ai pris du temps pour moi, mais pas assez encore.

Alors en 2018, je voudrais réussir à méditer, me détendre, encore plus lâcher prise sur le travail, foutre la paix à mes gosses, ne plus crier, ne plus serrer les dents, ne plus me manger les lèvres et les joues, manger moins de conneries, ne plus faire sans arrêt le premier pas vers les amis trop feignants pour prendre de nos nouvelles, laisser mourir les relations qui me demandent trop d’efforts tout simplement. Ca c’est dur, hein. Ne pas culpabiliser de laisser la relation mourir. Accepter de laisser les choses se flétrir, disparaître alors qu’on a vécu plein de choses ensemble, comme une relation amoureuse en somme. Réussir à me fiche des gens et du fait qu’ils sont moins attentifs que moi aux états d’âmes des autres et aux miens. Réussir par exemple à me fiche du fait que même s’ils sont au courant de mes derniers déboires, ma belle-famille quand ils ont le z’homme sur FaceTime, ne pense pas une seconde à demander comment je vais. Ces gens n’ont toujours pensé qu’à eux et rien qu’à eux. Comme un paquet de gens en fait. 

Dernièrement, alors qu’en effet j’avais mal, j’ai pris des nouvelles d’une amie très chère à mon coeur. Elle m’a répondu que j’étais bien trop gentille d’y penser alors que j’avais déjà fort à faire, que décidément je pensais à tout le monde. Elle a mis le doigt sur quelque chose qui me rend assez triste ces temps-ci. Dans une journée, j’arrive à penser à environ une bonne dizaine de personnes, à me dire qu’il faudrait que j’envoie un sms à untel pour savoir si sa mère est sortie de l’hôpital, à untel pour savoir si sa grossesse se passe bien, à untel pour savoir si ses soucis avec son fils se sont réglés… c’est comme ça, j’y pense. Mais l’inverse est si peu vrai. Je sais qu’il ne faut rien attendre. Je le sais pourtant. Mais par moments, on est faible, par moments on aimerait bien que les gens PENSENT. Car souvent, si tu leur fais la remarque, ils s’excusent avec un « ah ben oui j’ai pas pensé ». L’excuse type de ton mec qui a oublié que c’était le jour des poubelles. 

J’ai beau le savoir, ça n’empêche pas le ras le bol ponctuel. Comme ce truc d’être celle qui organise les choses, qui maintient le lien social, les gens sont ravis que je le fasse, ils disent toujours oui quand j’initie, mais par contre, sont pas fichus de le faire à leur tour. C’est comme au boulot, tu me diras, il y a les proactifs, et il y a les passifs. Et bien, franchement, être la proactive de service, ça saoule. J’aimerais bien me laisser porter moi aussi, me reposer sur les autres pour planifier, organiser. J’ai du mal à ne pas associer cette passivité à un manque d’intérêt. 

Enfin, la jungle des relations donc. A 38 ans, je vais peut être réussir à m’y faire pour de bon, et à jouer selon les règles en vigueur, qui sait ?

2 Replies to “En vacances”

  1. Salut Fran,
    Je te souhaites un bon rétablissement et continue les billets réguliers sur ton blog :)
    Moi-même auto-entrepreneur, je rêve de me prendre des vacances depuis plusieurs mois maintenant… Profites bien ;)

  2. Euh moi c’est pas Fran, y a erreur sur la personne :-D

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