Soyons lucides les gens, sur un blog on parle de ce que l’on connaît. Ou de ce que l’on vit. Sinon ça s’appelle un magazine ou Webzine ( je dis ça pour tous les blaireaux qui me parlent de soit disant blogs qui lorsque je les visite s’avèrent être en réalité des webzines tenus par plusieurs personnes. Je n’appelle pas ça un blog, non.
Je m’égare, revenons en à nos biquettes. Forcément, donc, je vais avoir tendance à bloguer sur mon nouveau statut de maman. Alors pour aider mes lecteurs que le thème révulse à passer au travers de ces billets, ils seront tous classés dans la rubrique « je suis aussi une maman ».

Voilà, ne venez pas vous plaindre, vous avez été prévenus. Et je ne suis pas d’humeur à recevoir la moindre plainte car l’un nos chats- celui du zhomme précisons le, le mien est un amour- nous fait une dépression se traduisant par une propension à uriner sur le salon à tout va.
Ce qui se traduit pour nous par des lessives fréquentes, encore plus fréquentes car avec un bébé la machine tourne déjà non stop. Mais n’oublions pas l’étape ô combien amusante du ré-houssage de canapé qui à elle seule mériterait de figurer dans les épreuves d’un jeu télévisé. Ils feraient moins les malins les candidats, je te le dis.
Bref, Chuis pas d’humeur.

Comme on change...

je suis aussi une maman
juil 262012

Ah ça on jurait qu’on nous y prendrait pas, jamais. Et voilà qu’un matin tu te réveilles avec des petites robes roses plein le placard, des tonnes de blogs de maman dans ton Google reader, des pares-soleil Titi sur ta voiture, et tu te surprends à parler de tire lait avec une copine. Ça y est, t’es fichue.

Mais ça n’empêche rien. Oh. Mais oui, rien.
Bon ok, on est de façon inexplicable plus attendris par les photos de bébé (sauf les moches quand même faut pas déconner). Admettons.

Mais on sait encore parler de sujets de fond. Si, si. C’est juste que les gens qui viennent nous voir ne nous font parler que de bébé. Rien a faire, ils y tiennent. On ne peut plus lutter si personne n’y met du sien !

De toutes façons, quand t’as du lait caillé dans le cou, du caca sur ta manche et que t’as dormi deux heures, les sujets de fond ça devient difficile… quand même…

La journée de la lose 2012

Ma vie vous fascine
juil 252012

Oyez Oyez amis lecteurs, me revoilà.
Et bien décidée à reprendre ce blog. Même si je suis lucide, ça ne sera pas chose aisée avec le Mogwaï, cette petite chose si mignonne qui occupe souvent mes bras.
Et quand elle n’y est pas, tu m’excuseras mais je préfère dormir/m’affaler devant la télé/faire le ménage.

Il s’en est passé des choses depuis tout ce temps. Par exemple, il y a quelques semaines je reprenais le travail. J’étais carbonisée bien avant d’y retourner, car pour mémoire, les 5 derniers mois n’ont pas été de tout repos entre ma grossesse pathologique dès 6 mois, l’accouchement puis les évacuations sanitaires (oui déjà 2, car le Mogwaï se fait réparer en plusieurs étapes mais non, vous n’aurez pas de détail car si je n’ai jamais mis le prénom du zhomme c’est sûrement pas pour poster le dossier médical de ma fille ici), sans compter les tétées nocturnes, alors tu comprendras que la madame elle est fatiguée.
Résultat, la madame, un matin de bonne heure, en partant au travail, elle a embouti avec talent la voiture qui la précédait. Dans les bouchons. Avec talent parce que la voiture devant n’a pas eu trop de dégâts tandis que la mienne a vu la barre transversale du capot s’enfoncer joyeusement dans le radiateur puis la climatisation. J’ai ainsi pu assister à la mort de mon radiateur en direct, le regardant se vider sur le bas côté, mouillant de sa substance la terre. A cet instant précis, j’ai su que les réparations allaient faire ouille ouille à mon assurance et bling bling au garagiste.
Bref, tu imagines bien que ce matin là, quand j’ai appelé le z’homme, qui venait de déposer le Mogwaï à la crèche, j’étais plutôt borderline. A tel point que même les gens dont j’ai embouti la voiture -et c’était la deuxième fois cette année pour eux les malheureux- ont essayé de me consoler.
Passons. Qui dit décès de radiateur dit dépanneuse, et me voilà à attendre qu’on vienne me remorquer, en compagnie du z’homme venu en soutien. Arrivée au garage de mon concessionnaire (oui ma voiture n’a que 2 ans et alors)où je fais toutes mes révisions, on m’apprend que cette pute d’assurance n’a pas d’accord avec eux et qu’on devra avancer les frais. Ah et puis au fait, puisque vous êtes responsable de l’accident, pas de location de voiture, et oups le garage n’a plus de voiture de prêt. Ok, quelqu’un m’en veut.
Quelques heures plus tard après plusieurs coups de fil, nous voilà dans une agence de location de voitures. La madame m’amène la voiture choisie, j’en fais le tour, je signe et je m’y installe sous les yeux du z’homme. Je tourne la clé. RIEN. Euh. Je réessaie. RIEN. Je fais signe à la madame. Fort gênée, elle aimerait bien me sortir une autre voiture.
Souci : c’est une automatique = titine ne bougera pas car impossible de la mettre en neutre et elle a mis la voiture à l’entrée de leur garage, bloquant ainsi toute entrée ou sortie. Non mais, on m’en veut c’est sûr.
Je peux te dire que comme c’était l’heure d’aller déjeuner, tout ce petit monde s’est activé pour trouver une solution et démarrer titine.
Chose faite un peu plus tard, où on m’a enfin sorti une autre voiture, qui elle démarrait.
Bref. On pourrait croire que la journée de MERDE s’arrêtait là mais c’était sans compter notre pente plus que pentue pour accéder à notre garage. Si pentue que plusieurs de mes amis y ont laissé leur pare choc. Le soir, j’arrive devant l’entrée, et il m’a fallu moins d’une seconde pour évaluer que NON la voiture de location ne passerait pas cet obstacle sans dommage, car trop basse. Et c’est ainsi que je dus me garer en bas de chez moi, et me farder mes sacs, le cosy avec le Mogwaï dedans et les courses.
Je ne te cache pas que j’eus besoin de me défouler et que j’ai attrapé mon téléphone pour crier sur quelqu’un, le z’homme, quoi, qui aurait du deviner que ça arriverait, oui d’abord, deviner.

Bref. Je te rassure, depuis ça va mieux. La preuve, j’en rigole.
Surtout que depuis ce jour là, j’ai compris que j’étais à bout avec tout ce que ces derniers mois m’avait réservée, et qu’il me fallait arrêter de travailler à plein temps. A partir de maintenant, je suis officiellement à temps partiel. Pour pouvoir faire la sieste m’occuper de mon Mogwaï et de moi même. Et faire la cuisine pour le z’homme. Enfin ça c’est ce qu’il croyait quand il a accepté ce changement dans nos finances. Mais chut.

Je rigole même du fait que l’autre jour sur facetime, la belle mère a présenté ma fille à quelqu’un en disant « t’as vu c’est BIP (bip étant le prénom de ma fille, non pas pour de vrai mais bon bref t’as compris que ma fille ne s’appelle pas vraiment BIP ou alors t’es vraiment pas net); t’as vu c’est drôle comme prénom hein » (ceci dit si elle s’appelait vraiment BIP sa remarque serait justifiée, ce qui n’est en réalité pas le cas, tu suis ?).
Bref.
Le z’homme et moi on se demande encore comment le prendre, moi j’en rigole, du moins jusqu’à ce qu’elle débarque pour que je lui demande clairement de visu :  » T’ENTENDAIS QUOI PAR DRÔLE EXACTEMENT, TU L’AIMES PAS SON PRÉNOM ?  »

Quoi ? Moi, agressive ? Pas du tout, je suis curieuse.

Bref. A plus les p’tits loups.

mai 152012

Quand nous sommes rentrés d’Australie, fatigués, rétamés et un nourrisson sous le bras, on espérait un peu de répit.
C’est alors qu’un midi, attablée, je regardais Nala le chat faire des roulades près de moi ( qui signifient « regarde moaaaa comme je suis belle,file moi à bouffer humaine ») quand j’aperçus sur son ventre une plaie béante. Un dimanche bien sûr. Ni une ni deux le zhomme fila chez le vétérinaire de garde avec le fauve. Verdict : elle a du se faire mordre. Ah. Tiens donc. V’la que ces abrutis de chats se blessent en jouant maintenant. Super.
Verdict suite : une collerette à porter une semaine pour éviter quelle ne se lèche.

Pile la semaine où le zhomme reprenait le boulot. Je fus joie d’apprendre que j’allais devoir gérer un bébé ET un chat éclopé. Oui, as tu déjà vu un chat avec une collerette?

Et bien ça avance en marche arrière, ça ne sait pas manger ni boire seul. Et ça se cogne partout.

Partout.
Ah et puis ça prend un air désespéré pour t’apitoyer et te faire commettre l’irréparable : le libérer pour qu’il mange. Grave erreur car la bête en profite pour aller se planquer…et lécher sa plaie bien sûr. Ce qui veut dire retour à zéro. Et vas y pour attraper la bête et lui remettre sa collerette…
Sans oublier le 2eme chat qui essaie de se jeter sur son compère pour jouer…

Bref. On aime bien cumuler les challenges.

Celui avec des couches dedans

Ma vie vous fascine
mai 152012

Et oui me revoilà. J’ai longtemps hésité à satisfaire la demande de certains entre vous concernant le récit de la naissance du Mogwaï…

Sache simplement que ça a duré 12h, avec une perte des eaux comme dans les films, et un travail de 8h, que j’ai fait ma maligne pendant 3h en rigolant jusqu’au moment où j’aurai vendu père et mère pour une péridurale, que celle-ci ne faisait plus effet au moment de l’expulsion, que le Mogwaï a decidé de se présenter face vers les étoiles au dernier moment, et que mes hurlements ont traumatisé les femmes qui attendaient à côté ainsi que le zhomme qui avait été sommé de sortir le temps que les spatules et leur copine l’épisiotomie géante fassent leur office.
Bref. La douleur oubliée, le plus beau bébé de l’univers sur mon ventre, et une nouvelle vie à 3. 5 avec les chats.

Un Mogwaï qui comme ses parents ne fait rien comme les autres, et qui a eu un début de nouvelle vie sur les chapeaux de roue avec un premier voyage en avion à 7 jours de vie avec ses deux parents pour une hospitalisation au pays des kangourous, puis après plusieurs semaines de mal bouffe où j’ai pris plus de kilos que pendant la grossesse, de successions de chambres d’hôpital parfois digne d’une ancienne prison, parfois à la hauteur d’un hôtel, d’envies multiples de meurtre sur des agents de la ca**fat, de fous rires salvateurs avec le zhomme sur notre situation, le bonheur de pouvoir s’occuper de notre fille nous mêmes malgré l’hospitalisation (bravo les Australiens pour ça), nous sommes rentrés à Nouméa commencer notre vie de famille.
Avec un bébé qui ne pleure pas en avion, ni au décollage ni à l’atterrissage ni pendant. La classe.

Après de telles aventures, le quotidien avec bébé est une partie de rigolade. Après l’avoir changée et lavée dans une dizaine d’endroits différents, parfois avec les moyens du bord, s’en occuper avec tout l’équipement de la maison : easy. Après l’avoir allaité dans les aéroports, les salles d’attente, les fauteuils pourris de la Neo nat, la salle de réveil de l’hôpital, allaiter dans mon canapé, c’est le paradis.

Bref. Depuis j’ai oublié ce que dormir 6h d’affilée signifiait mais je le vis étrangement bien pour la marmotte que j’étais. L’amour sans doute. Cet amour qui m’a aidé à traverser les longs couloirs de l’hôpital, dignes de shining, la gueule enfarinée, manquant souvent de me vautrer dans les escaliers, plusieurs nuits d’affilée toutes les 2h pour la nourrir. Le zhomme solidaire m’accompagnant, dormant sur une chaise près de nous pendant les tetees, et qui faisait sourire les infirmières.

Bref.

C’est fou ce qu’on s’habitue vite à se faire uriner et vomir dessus, l’air de rien.
À n’avoir l’usage que d’un seul bras, aussi. À manger en 5 minutes. Et à dormir assis avec 5 kilos sur le bras. À inventer des chansons aux paroles improbables.
Tout en gardant le sourire. Parce qu’après tout c’est pas cher payé pour avoir un bébé souriant et en bonne santé.

J’ai même appris à bloguer d’une main.

avr 282012

Une bien jolie vidéo trouvée sur le site de la web tv Pacifique au coeur, à voir et à revoir avec plaisir…j’ai hâte de montrer tout ça à ma fille ;-)

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