Tu sais que tu as changé de dizaine quand…

Dans quelques semaines, je fêterai mes 31 printemps. Ça ne me fait ni chaud ni froid je t’avouerai. Déjà qu’en temps normal, je ne suis pas très grosse fête d’anniversaire, alors là encore moins. Mais là n’est pas le propos.
A bientôt 31 ans, je constate des changements.

Toi qui a passé le cap aussi, tu vas reconnaître ce moment dont je vais parler. Ce changement subtil qui s’est opéré subrepticement dans ta vie. Quelques mois avant encore, tes anecdotes relevaient plus du “wow, l’autre jour, on est sortis de boite fracassés à 5h et on est partis manger au resto du coin qui ouvre toute la nuit, trop drôle, machin qui s’est vautré dans l’entrée”. Hem. Et peu à peu, tu te rends compte que tes histoires relèvent de plus en plus du “l’autre jour, on était invités chez des amis, et leur fils de 3 ans a vomi au milieu du salon, et s’est mis à rire”.

Déjà, tu as des amis qui ont des enfants. Ça c’est nouveau, tu comprends plus trop quand ça a bien pu se produire, surtout quand tu t’es absentée un moment, c’est comme s’ils étaient soudain apparus pendant que tu baladais tes guêtres sur le continent lointain.
Des copines enceintes ou qui viennent d’accoucher, tu n’as quasiment que ça, d’ailleurs tu as désormais un budget liste de naissance (j’ai d’ailleurs vu sur une liste une poussette à 700€ !!!!! non mais sans déc’ la poussette de compét’, elle fait le café aussi ?).
Tes vieux copains de beuverie s’excusent parfois de ne pas venir parce que leur bébé est malade, certains sont même divorcés, alors tu notes sur ton agenda google les week ends où ils n’ont pas les enfants pour organiser les campings.

Quand tu organises un diner, tu précises dans tes mails “les enfants sont les bienvenus” à la place de l’ancien “les plus imbibés peuvent rester dormir”. Tu prévois un dvd et une couverture pour eux en même temps que tu prépares tes cocktails.

Tes sujets de conversation ont changé eux aussi. Autrefois, vu le degré d’alcoolémie ambiant, ça blaguait plus que ça ne discutait. Désormais, tu te surprends à discuter investissements immobiliers, taux bancaires, et parfois même de plan épargne retraite. WTF, on a grandi, c’est ça ? Merde, on a rien vu venir, c’est quoi cette traitrise, pourquoi j’ai pas reçu une notification facebook pour ça ? Comment ça, j’ai plus le droit aux réductions jeunes ??

D’ailleurs, au bout d’un moment tu réagis et tu lâches “hey les gars, on arrête de parler sérieux, on se fait une partie de Mario kart ?”. Ouf. Tout n’est pas perdu.

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33ème foire de Bourail

Il existe ici un évènement de taille, que tout le monde connait, qui se produit chaque année à la même date : la Foire de Bourail.

Bourail, c’est ici.


Presque 2 heures de route.

Je ne saurais dire combien de fois dans ma vie j’y suis allée. C’est un peu une tradition d’aller faire la queue à l’entrée du parking, faire la queue aux stands pour manger, regarder le rodéo, rire en regardant les enfants courir après le cochon, acheter des fruits frais, du saucisson de cerf pimenté gros comme mon bras. D’ailleurs, en parlant de ça, ici on dit cerF en prononçant le F, on repère très vite ceux qui le prononcent à la française. Je me souviens que les gens parfois en métropole ne comprenaient pas quand je parlais de cerF.

Cette année, c’était le baptême de foire de Bourail pour le z’homme. On y est donc allés entre amis, bien équipés contre le soleil avec nos beaux chapeaux de cowboy. Hiiiihaaa.
La Brousse ici, ça ressemble plus au far west qu’à la campagne. Stockmen, Rodéomen, chapeaux de cowboys, bottes western, concerts de musique country, la totale. Et on adore ça.
Le z’homme a eu le même regard émerveillé et impressionné des enfants présents en regardant le rodéo, ce baptême était donc un succès. J’ai été un peu perturbée de voir les rodéomen avec des casques, et ne plus brandir leur chapeau, mais il faut dire qu’autrefois c’était un peu kayafou et que les accidents étaient nombreux, c’est donc une bonne chose que la sécurité soit mieux prise en compte.

Un temps magnifique ce jour-là, soleil de plomb, seule la boue dans laquelle tombaient les rodeomen rappelait la pluie de la veille. Et voici les photos….

Un an déjà…

Aujourd’hui, tu fêtes le fait que cela fait un an pile poil que tu es rentrée au pays. Tu es joie et bonheur. C’est vendredi aussi. Ceci explique cela.
Tu regardes un peu en arrière, tu constates que tu ne regrettes rien, rien de rien, que tout te semble déjà très lointain, et que vraiment, vraiment, c’était sûrement un des plus beaux jours de ta vie quand tu as pris cet avion du retour.

Tu te rends compte que tu es bien à Nouméa, et plus en Frônce,  lorsque un échange de mails entre amies qui avait débuté très classiquement se finit en “lôngin, j’emmène quoi ?” “casse pas la tête, y a assez” “c’est ça aussi !’”. Tu as aussi gardé contact avec tes amis métropolitains loin là bas qui comptent et tu en es fière.

Tu penses à ton week end, et tous ceux à venir, avec leurs sorties en mer, leurs séjours sur des terrains loin de tout, le z’homme te prévient qu’il sent bien un départ du boulot pour 16h, vendredi oblige; tu reçois un mobitag (sms) t’annonçant que ce soir, c’est parti pour une marche le long des baies, puis pour un apéro du vendredi; tu regardes par la fenêtre de ton bureau et tu vois ça :

Et ça te fait toujours autant sourire de plaisir d’avoir retrouvé tout ça.

Allez, tal’ tool

Vis ma vie nocturne haletante

Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, je rêve beaucoup la nuit. En fait, on peut même dire que j’ai une double vie la nuit. Les premières fois où je lui ai narré mes aventures rocambolesques, le z’homme m’a jeté le regard de celui qui se demande avec qui je cohabite dans ma tête. Puis ensuite, il m’a suggéré d’en faire des scénarios.

Il faut dire que mes rêves sont toujours très détaillés, et d’une rare diversité. J’ai abandonné depuis longtemps l’idée d’essayer de les interpréter, à mon avis, ils n’ont aucune signification si ce n’est celle de m’avertir que j’ai l’esprit ravagé.

Bref.

Le dernier en date est assez troublant. Avant tout chose, je vous assure que je n”ai pas regardé de film catastrophe récemment, non, non, non. Pas de 2012, ou de jour d’après, ou autre.
Bref.

Il se mettait à faire très froid à Nouméa. Les routes se couvraient de verglas. Le vent soufflait violemment autour de nous. J’étais presque arrivée à mon travail, quand les routes commencèrent à se craqueler, le genre gros cratère sans fond qui fait peur, les gens paniquaient, on se gelait les miches, forcement ici on n’a pas vraiment l’habitude. Inexplicablement, l’instant d’après, je sortais ma voiture d’une crevasse en la tirant à bout de bras (oui bon, c’était un rêve hein, ok).
Et je montais vite à mon bureau appeler le z’homme pour lui dire qu’il fallait qu’on…interruption dramatique, gros plan sur mon visage pris de panque. Dilemne, qu’allions nous faire ? Aller passer la fin du monde chez mes parents ou aller chez nous pour être auprès du chat (si, si, je vous jure) ?

Discussion entrecoupée d’arbres traversant les fenêtres, bla bla. Et là, mon boss qui nous annonce fermement qu’on doit tous rester à nos postes et travailler, et qui nous enferme tous dans l’immeuble.

<Sic>

(Pourtant mon boss, il est gentil dans la réalité)

Et je me suis réveillée.

Ce n’est rien à côté du rêve où notre chat a pris la poudre d’escampette, et qu’on part à sa recherche dans le désert à dos de chameaux, pour finir dans la forêt amazonienne.
Grande imagination, je vous dis.

Mais ça explique pourquoi certains matins, je me réveille aussi fatiguée. Sinon je le vis bien, hein.

Jamais sans mon riz

Ce que tu ne sais peut être pas encore des Calédoniens, c’est que nous sommes de grands mangeurs de riz devant l’éternel. C’est un peu notre pain à nous.

Le mélange culturel présent en Calédonie se ressent dans la cuisine locale qui a des influences asiatiques (vietnamienne, javanaise, etc). Bref. Dans un repas, rien d’étonnant à entendre quelqu’un s’exclamer “il est où le riz ?!? moi je mange pas sans riz”.
Attention, je parle de vrai riz, le riz blanc à longs grains qu’on fait nous mêmes dans une marmite à riz. Pas de l’oncle Ben’s.  Sacrilège.

Pour nous, c’est normal. Mais cela peut rendre perplexe un métropolitain de voir quelqu’un manger du riz avec du cassoulet. Si. Ou, comme moi, manger des nouilles chinoises avec du riz.
Et encore, ma mère elle faisait le hit combo à une époque : viande avec riz, frites et haricots verts. Ah ben, les calédoniens te diront que ça fait 3 légumes, hein, et va pas les contredire surtout.

Bref. Jusqu’à récemment, je mangeais du riz avec tout. Le z’homme, d’ailleurs s’était bien habitué, à tel point qu’il se permet lui même des critiques quand il trouve le riz mal cuit, trop collant, ou autre au resto ou chez les gens. Mais arrivé à un certain âge, manger du riz sauce à tous les repas, n’aide pas à garder la ligne. Enfin, sauf si tu en manges en petites quantités, ce qui n’est PAS le cas en Calédonie.
Je me souviendrais toujours de ce jour de l’an à Nancy avec des amis Calédoniens, où les invités nous avaient demandé pourquoi nous avions fait 3 marmites de riz. Pour le manger avec le curry de crevettes, pardi. C’te question. Et il ne resta rien à la fin…

Bref, j’ai appris à varier mes accompagnements, et à supprimer le riz en semaine. Mais cela m’a amené à me demander comment allaient se mélanger nos deux cultures si nous avions des enfants.

Surtout sachant que le z’homme a déjà pris l’habitude de se gaver de Monte de chez arnott’s, de manger des Ufos, de manger des Sao, et que pas plus tard qu’hier il m’a dit “attends, comment ça, on fait pas de riz avec les côtes de porc en sauce ce soir ??”.

Que va-t-il au final transmettre à sa future progéniture ?

Le fromage. Clairement.

Car franchement, les palais locaux ne sont pas très souvent habitués au VRAI fromage. Bien souvent, fromage rime avec Kraft.
Ou camembert en boîte (le ptit Gerard, le truc en conserve, je te le conseille pas même si j’en ai mangé quand j’étais gosse). On trouve habituellement chez les Calédoniens qui achètent du fromage autre que du kraft, du brie et du camembert.
On n’est pas foison encore en effet à avoir une boite remplie de comté fruité, de Saint Marcellin, de cantal ou de morbier. Oui, dans une boite hermétique, pour ne pas être agressée par l’odeur des fromages que le z’homme laisse volontairement “se faire” avant de les manger. Traduction : il attend qu’ils puent le rat crevé, c’est signe qu’ils sont bons. Romantisme quand tu nous tiens.

Bref.

Pour allier nos deux cultures, nous avons donc fini par conclure que nos enfants mangeraient du riz avec du fromage. CQFD.

21ème Foire de Thio

Dimanche dernier, comme le temps s’y prêtait, j’ai réveillé le z’homme et je lui ai dit “lève toi, on barre à Thio”. Et hop, on a pris la route direction la 21ème foire de Thio. Sur la carte, ça se situe là :

Ça faisait bien longtemps que je n’y étais pas allée, et je pense que c’est la première fois que je suis au volant de la voiture pour prendre la Transversale.
Petit arrêt au Col de Nassirah, pour admirer la vue.(ça se voit hein, que c’est l’hiver ici, non ?)

Et c’est reparti,  1h30 de route au total pour une centaine de  kilomètres, c’est pas bien méchant.
Arrivée à la foire, petit tour rapide, et inscription pour la balade en Kayak dans la Mangrove. En attendant la balade, direction la salle du CE SLN pour y voir une exposition photo très sympathique, et discuter avec des connaissances.
Petit tour du côté des plages pour faire quelques photos et apprécier le calme du lieu…

La balade en kayak, un grand moment. Accueil formidable de la part des gens de Thio, adorables, très désireux de nous parler de leur région, ça fait plaisir de les voir motivés à développer le tourisme chez eux. Au début, petites divergences d’opinion avec le z’homme sur comment ramer, quelques ratés, et hop c’est parti pour la balade, une dizaine de kayak qui se suivent, se cognent, on se retrouve trempés au bout de 10 mn forcement, à force de ramener de l’eau dans le kayak, mais la bonne humeur était au rendez-vous, les blagues fusent entre les équipes, on sympathise, on rigole, et surtout on pagaye !
Surtout quand à l’approche de la mer, on s’est retrouvés contre un vent monstrueux, et qu’on avançait tous à 2 à l’heure.

Le guide nous a beaucoup parlé de sa région, nous livrant histoires et explications fort intéressantes tout du long, on a passé un super moment.
Par contre, le lendemain, je peux te dire que mes bras s’en souvenaient !!

En tous cas, le z’homme était bien content que je l’ai motivé ce matin là. Depuis que je suis toute petite, mes parents nous ont toujours habitués à vadrouiller les week-end quand c’était possible, et je compte bien perpétuer cette tradition.
Prochaine foire en vue : la célèbre foire de Bourail et son rodéo. Sûrement celle que j’ai fait la plus souvent mais je ne m’en lasse pas…

La gamelle, c’est valab’

EDIT :  Visiblement je me suis mal exprimée. La gamelle ce n’est pas du tout comme passer une commande chez un traiteur (chinois, japonais, italien, français, etc). Bien sûr que ça tout le monde connait.:-) La gamelle, c’est un peu comme avoir la cantine à domicile, chaque jour tu découvres ce que tu vas manger en ouvrant ta gamelle.

De toute mon enfance, mes parents n’ont jamais pris la gamelle, en excellents cuisiniers qu’ils sont, nous avions la chance d’avoir de bons petits plats fait maison chaque jour.
Mais je voyais souvent chez mes petits camarades ces drôles de boîtes déposées devant la porte, et j’y ai même goûté chez certains.

Je connaissais donc bien le principe. Pour ceux qui ne connaissent pas, la gamelle c’est une sorte de service de traiteur, non pardon, c’est plutôt comme une cantine qui vous livre à domicile ou au bureau, pour chaque jour si vous le souhaitez. Vous choisissez vos menus et les jours où vous voulez être livré à l’avance. Pour toute la semaine, tous le mois, ou toute l’année.
Ça existe ici depuis très longtemps, et tient ses origines de l’armée américaine.Il y a d’ailleurs un nombre assez conséquent de prestataires.

J’ai piqué l’image chez Margou...

Rentrant chaque midi me reposer chez moi, je commençais à être à court d’idées pour mes repas journaliers. Le soir pas de souci, j’adore cuisiner pour deux. Mais le midi, c’est toujours un peu le casse tête, surtout quand on entame la phase critique des 3 mois où il faut faire en sorte de rentrer dans sa robe de mariée…
Quand on sort du boulot, on a la dalle, on a envie de manger un truc gras, etc. Pas l’idéal pour retrouver la ligne. Acheter des barquettes sur le chemin, pas l’idéal, trop gras. Commander à livrer ailleurs, pareil souvent trop copieux, trop gras, peu varié.

Alors j’ai fini par m’inscrire à la Niçoise, sur les conseils de mes copines, en choisissant le menu diététique. 620 FCFP par jour +livraison.  Après plus d’une semaine de test, j’en suis plutôt satisfaite. J’arrive chez moi, je récupère mon repas dans la petite glacière devant ma porte, un coup de micro-onde, et hop, du temps gagné pour la sieste.
Point non négligeable, cela varie considérablement mon alimentation, et me fait manger des choses que je n’aurais ni acheté ni cuisiné moi même, comme par exemple (attention, le grand BOUM qui va suivre, c’est ma mère qui va tomber de sa chaise) certains légumes comme le chou, le navet, les aubergines, les épinards…

Modernisation oblige, il est en plus possible de remplir sa feuille hebdomadaire de menus directement sur internet.
Alors bien sûr, c’est chouette pour le midi en semaine, mais le reste du temps, c’est quand même bien mieux de faire la cuisine.

Week end à la montagne

Je m’excuse d’avance pour les photos : elles sont ratées…j’avais pas le mojo ce jour là

Dernièrement, profitant de la saison fraîche, nous avons passé un petit week end à l’Auberge du Mont Koghi. Le Koghi se trouve à environ vingt minutes du centre de Nouméa. Un dépaysement fort agréable à très peu de distance.

Idéal pour les marches dominicales, pour les grands et les petits.

Accompagné de joyeux lurons, nous avons donc pris un forfait diner, nuit et petit déjeuner à l’Auberge. Je ne vais pas vous mentir, pour le petit prix, forcement ça reste assez sommaire. Chalet propre mais avec le strict minimum. Agréable en tous cas de se retrouver en pleine nature, sans bruit, loin de tout.

La première après midi a été consacrée à l’accrobranche, proposée par Koghi aventures. Superbe expérience, moi qui n’avait jamais essayé, j’ai beaucoup aimé les tyroliennes. Par contre, ne faites pas comme moi, gardez toujours les jambes en avant…après avoir pris trop de vitesse et bien tendu les jambes, en voyant arriver un énorme arbre j’ai bêtement replié mes jambes et BAM ! le genou dans l’arbre. Mon genou s’en souvient encore…

Le plus haut parcours est à 18 mètres de hauteur, très impressionnant, et en tous cas, c’est physique l’accrobranche, les courbatures du lundi en attestaient.

Après tant d’émotions, et un apéro au champagne organisé habilement entre nous, glacières, flûtes, direction un diner bien agréable, raclette oblige !

Le lendemain, réveil à la fraîche, et après un petit déjeuner correct, c’est parti pour une randonnée, direction la cascade. Le z’homme et moi avons fait trempette sous les regards hallucinés des amis, faut dire qu’elle était plus que fraîche !

Le moins : les chalets méritent vraiment un coup de neuf, le cadre a tant à offrir, quel dommage de ne pas redonner un peu d’éclat aux infrastructures présentes

Le plus : pour 17000 XPF par couple, un week end complet, de l’air frais et du sport en prime. L’impression d’avoir passé un week end productif, agréable et idéal pour se changer les idées. Tout ça à même pas trente minutes de la maison.

Un mariage à préparer ? hu ? ah oui c’est vrai !

Depuis le temps, tu dois te dire “mais dis donc, et le mariage, ils ont abandonné ou quoi ?”. Mais po du tout, m’dame. C’est juste qu’on a engagé des gens pour tout faire à notre place. Si, si. On a osé. Et on ne regrette vraiment pas, mais alors vraiment pas !

C’est pas compliqué, avec le z’homme on ne s’est gardé que les trucs un peu drôles : la robe, les alliances et les faire parts. On a déjà tout réglé d’ailleurs. Sauf la tenue du futur marié, qui hésite encore entre la tenue short, claquettes, chemisette, ou costume. Note que je ne dis rien. Que dalle. C’est son jour à lui aussi, à lui de choisir, grand bien lui fasse s’il veut avoir l’air d’un touriste hawaïen sur les photos, moi je m’en fiche, ma tenue sera chouette et pis c’est tout.

Pour le reste, l’organisation, les devis, les rendez vous avec les prestataires, c’est la Fée Lily, les fabuleux Aurélie et Kevin. Je les aime d’amour.
De temps en temps, on s’envoie un mail, ou on se voit, pour faire le point, mais le reste du temps, on n’y pense ab-so-lu-ment pas. C’est génial.

Régulièrement, des gens me demandent : “ça va, pas trop de stress avec l’organisation ?”. Qué ? Quelle organisation ? On fait que dalle, ma bonne dame, rien du tout, il s’organise sans nous ce mariage, c’est toute la beauté de la chose. On se contente de valider les choix, que du bonheur.
Bien sûr, en tant que futur mariée je m’autorise au moins une fois par trimestre une petite crise d’hystérie auprès d’eux pour qu’ils me rassurent sur le déroulement. J’aime bien.

Bref.

Si on avait su à quel point ils étaient efficaces, on les aurait aussi engagés pour gérer les invités venant des antipodes, parce que de ce côté là par contre, on s’est moins marrés.
Pour trois raisons que tu devrais retenir s’il te vient à l’idée d’inviter des amis ici :
- la moitié est bouchée ou aveugle, et ne lit aucun des mails de 2 pages que tu as envoyé avec TOUS les détails et TOUT ce dont ils avaient besoin pour réserver avion et hôtel, et te reposent 20 fois la même question.
- l’autre moitié a lu mais fait exprès d’attendre que tu t’occupes d’eux, parce que tu comprends, après tout t’es sur place, à toi de gérer.
- si en prime, il s’agit de la famille du marié, difficile de dire “flûte, crotte, chier, vous me cassez les pieds” (mais nous, on a osé un peu quand même).

Une belle exception toutefois à relever : Vinz. Mon Vinzouille, il a tout bien noté, il s’est débrouillé, et il fut le premier à prendre ses billets. Banco la caravane : on lui offre l’hébergement, tellement qu’on a de la gratitude envers lui de pas nous avoir gonflés.

Le z’homme a dit “Gloire à Vinz, le plus jeune et le plus démerdard du tas” et a commencé à décorer la chambre pour lui (non, Vinz, ça ne sera pas un show room de la fnac, surprise).

Si, comme moi, en plus, tu es dotée d’un beau frère jeune et insouciant qui n’écoute JAMAIS ce qu’on lui dit, c’est encore plus la grosse marade (tu notes que c’est ironique, j’ai pas ri du tout). Il a de la chance d’être attachant, car même son frère a parlé de le jeter aux requins à un moment. C’est dire.

Bref. Malgré tout, on a réussi à tout cadrer. Et depuis, on ne s’occupe quasiment plus de rien. On sait qu’on devrait commencer à préparer le programme de leur séjour, mais euh…on a d’autres trucs en tête là tout de suite, comme partir en week end dernièrement…ça je vous raconte plus tard…

Rattraper le temps…

Du fait de mes études aux antipodes de mon caillou, de mes 18 à 29 ans, j’ai appris à vivre seule, loin de mes parents. Comme beaucoup d’étudiants Calédoniens, c’était la grande aventure, larguée dans une grande ville, parmi ces gens à la mentalité parfois si différente de la nôtre, anonyme dans la foule, et un peu perdue les premiers temps.
On apprend ainsi très vite à se débrouiller, à gérer son budget très limité, à gérer sa solitude le dimanche…Mais si, ces dimanches pourris où tous tes camarades de classes sont partis en banlieue voir leur famille, et que toi tu regardes des séries nazes à la Walker, Texas Ranger, en mangeant le dernier paquet de tim tam réchappé du colis envoyé par ta mère le mois dernier. Aaaaah, ça rappelle des souvenirs…

Quand on ne connaît personne, mais alors vraiment personne, on traverse de petits moments de frustration, comme par exemple ces fois où un appareil lâche ou un élément de ton appartement casse, et que tu n’as PERSONNE à qui demander de l’aide. Et que tu es obligée de payer un rein pour qu’un électricien vienne te dépanner.

Alors, forcement, après 10 ans à me dépatouiller, maintenant que je suis rentrée au bercail, je trouve une énoooooorme satisfaction à appeler mon papa à la moindre occasion…Parce que mon papa c’est le plus fort, le plus malin, et il sait TOUT faire, tout réparer.
Comme ce jour où mon ancienne voiture faisait clac clac clac, et que mon premier geste fut de composer le numéro paternel, juste pour chouiner. Ça me manquait ça, de pouvoir chouiner auprès de mon père.

“Papaaaaaaaa, ma voiture elle fait du bruit, bouhouhouh”; “papaaaaaaaa, je sais pas comment réparer le truc dans la salle de bain, au secooouuuuuuuuurs”. Même le z’homme a pris le réflexe de dire “faut qu’on demande à ton père quand on le verra”. Et il est ravi d’apprendre chaque fois un nouveau truc (oui parce que quand même il note pour ne pas avoir à rappeler la prochaine fois).

Bien sûr, nous n’en abusons pas. Et parfois, quand on sèche sur une question, et que google n’arrive pas à m’aider, on demande de l’aide à d’autres. Cousins, oncles, amis,etc. Faut dire qu’ici presque tous les hommes que je connais sont bricoleurs et un peu mécanos, avec tous des notions d’électricité. Chose que j’ai trouvé rarissime à Paris. En général, j’étais plus douée que certains avec un tournevis ou pour faire les niveaux et la pression des pneus d’une voiture.

Mais bon, après m’être débrouillée si longtemps, je trouve bien agréable de savoir que Super Papa n’est pas loin en cas de pépin.

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Panne de batterie, tombe la pluie…

Plus ça va, plus les titres sont sans queue ni tête, mais bon, au bout d’un moment, on n’a plus l’imagination des débuts…

Pour consoler ceux s’imaginent que le soleil brille en permanence sur nous, ça fait plusieurs jours qu’on alterne entre torrents de pluie et éclaircies.
Saison fraîche oblige, ça se rafraichit. Bon, ok, osciller entre 23 et 28°C la journée ça ne vous parait pas frais, j’en conçois, mais nous on a froid.

Pour en revenir au titre, et bien si vous vous souvenez bien, nous avons encore 3 voitures jusqu’à ce la future propriétaire de notre ancienne voiture vienne la chercher. Ainsi, elle est restée une semaine sur notre parking. Du coup, mon paternel a pensé à nous rappeler avant hier qu’il serait judicieux de la faire tourner pour que la batterie ne se vide pas. Bonne idée. Chose que j’ai voulu faire hier donc. Sauf que. Il ne s’est rien passé. Rien. Même pas un clic.

Dans un moment comme celui-là, tu penses à 3 choses :
- “chiottes, faites que ça ne soit que la batterie”
- “oui mais comment que je fais, j’ai pas de câble, et mon z’homme est ce qu’on appelle un truffe en mécanique” (pardonne moi chéri, mais assumons la vérité, ton prochain cadeau sera “la mécanique auto pour les nuls”).
- “faites que l’acheteuse ne m’appelle pas à l’instant pour venir la chercher”

Et tu fais la seule chose normale à faire dans ces cas là, tu appelles…ton papa. Et tu le laisses bien rigoler du fait qu’il te l’avait bien dit hier, de la faire tourner. Ah ah. Que c’est drôle.

Heureusement:
- oui, c’était la batterie
- on a des potes sympas pour nous prêter des câbles,
- la batterie est désormais changée et toute neuve, je peux donc vendre la voiture sans souci.

On se passerait quand même bien de ce genre de frayeurs. Non mais.

Cette fois c’est bon : attention, changement de flux rss

Oui, bon, l’autre jour je me suis dit “tiens ça fait genre 2 ans que je suis pas allée voir mon nombre d’abonnés sur feedburner”. Et hop, en arrivant sur la page d’accueil, je suis invitée à migrer mes flux sur google-qui-possède-tout.
J’ai pas cherché, j’ai cliqué.

Google m’assure que l’ancien flux marche toujours mais au cas où, je préfère te prévenir, le nouveau flux se trouve là :

http://feeds2.feedburner.com/Noumeaparis

MAIS, MAIS j’ai déjà un plugin qui normalement vous redirige tous vers le bon flux, donc vous n’êtes même pas obligés de changer, nor-ma-le-ment…

Des fois que. Par contre, quelle surprise de vous voir encore si nombreux dans mes abonnés rss….

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La vie privée sur le net, une douce illusion ?

Liberté chérie, bla bla bla…certains défendent leur droit à exprimer ce qu’ils veulent sur le support géant que représente le web, d’autres exigent plus de filtrage, de sécurité sur cette toile d’araignée menaçant leurs chérubins.
Qui a tort, qui a raison…

Les plus jeunes adorent cet exhibitionnisme grandissant, exposer leurs moues adolescentes au premier inconnu, les novices du web se retrouvent exposés sans le vouloir, et les plus geeks ont réglé leurs paramètres au millimètre près pour que seuls Philomène, Norbert et Lucinda puissent accéder à leurs photos et mises à jour de statut.

Jamais suffisant bien sûr…car il y a toujours une connaissance bien intentionnée pour balancer des photos de toi quelque  part sans que tu le saches. Jusqu’au jour où ton père tombera sur cette photo de toi prise lors d’une soirée trop arrosée en train de faire du pole dance sur un site proposant sûrement des images de “sexy drunk women”. Bien sûr, tu vas me dire “quooaaaaaa, moi madame, mon papa il ira jamais sur de tels sites !”. Mais oui bien sûr, ton géniteur est asexué et la marmotte met le chocolat dans l’aluminium….

Ah l’innocence….

Bref. Revenons en à nos petits. On ne peut PAS totalement contrôler son image sur le web. Non. On peut pas. Viens pas me dire “ouaaaais mais moi je détague toutes les photos sur fessebouc” parce que tu sais, des photos de toi on peut en trouver sur le flickr ou le picasa de Jean Mich qu’aura voulu partager son dernier camping sans mettre la vignette “privé”. Ou bien sur celui de cette agence de comm qui t’a invitée à tester un nouveau produit, toi jeune blogueuse avide de thunes nouveaux produits. Ou même sur celui de ta mère grand qui s’éclate à mettre les photos de famille en ligne pour partager avec l’arrière grande tante qu’habite à 60 km. A l’ère des téléphones portables équipés d’appareil photo, c’est fichu.

Dans google, si je tape n’importe quoi en recherche d’images, je tombe inévitablement sur des photos de vrais gens (pas des photos marketing, quoi). Exemple. Je tape Nouméa. A la page 8, je vois une photo de vacances d’un couple sur un jetski. Hé. Pire que ça, je viens de taper mon nom et d’y trouver déjà 2 photos de moi que je ne connaissais pas. Gloups. Soirées blogueurs, flickr de blogueurs…Et certaines ne sortiront peut être jamais dans le moteur de recherche car non taguée de ton doux prénom.

Voilà. Impossibilité de contrôler son image démontrée. Des questions ?
Mais je t’ai entendu toi au fond là, criant à tue tête “mais que faaaaaaire alooooors ?”.

Ma foi ?

Rien. Parce que si tu commences à refuser d’être photographiée partout où tu vas, même au baptême du petit cousin, ou à menacer juridiquement tous tes amis pour une histoire de droit à l’image, tu risques vite de finir comme un ermite, seul, bouffé par tes chats. Tu peux bien sûr essayer d’éviter de te retrouver en situation à risque (boire trop, rouler sous la table, danser le french cancan sur la table, être pris en photo dans les wc, etc…), mais bon, penser à ça sans arrêt, ça s’appelle arrêter de vivre.Alors il faut faire avec, en restant un minimum prudent ! Et tu peux aussi faire en sorte de ne pas sortir trop facilement dans google en évitant de t’inscrire sous ton vrai nom à tous réseaux sociaux existants…

Out of Africa

Le titre parle de lui même. Pas grand chose à dire. Perso, je ne me suis pas levée pour regarder le match, un vague pressentiment que cela ne servirait à rien.
La punition est déjà suffisamment grande pour les joueurs, psychologiquement, que je ne vois pas l’intérêt de continuer à leur taper dessus pendant des lustres, même si c’est évidemment ce que les médias font faire.

J’ai juste les boules de voir Titi partir ainsi alors que ce type a tout gagné. Cependant, on avait dit pareil en voyant Zizou partir sur un coup de boules et on n’a pas oublié le grand champion que c’était. On souhaite la même chose à Thierry Henry.

“Titi” achève ainsi une carrière en Bleu débutée il y a 13 ans. Le 11 octobre 1997, il connaît alors sa première sélection avec les tricolores. Aimé Jacquet le place même titulaire face à l’Afrique du Sud et remporte le match (2-1). Mais c’est seulement 8 mois plus tard que l’attaquant inscrit son premier but à l’international, toujours contre les Bafana Bafana (3-0). Un match resté dans les mémoires puisqu’il fut le premier de l’épopée pour l’équipe qui remporta, un mois plus tard, la Coupe du Monde 1998.
Avec un total de 51 buts inscrits. Henry reste toujours le meilleur buteur de l’histoire des Bleus. Mais il est aussi récemment devenu le premier français à avoir disputer 4 Coupes du Monde consécutives. Source : Chronofoot.com

Soulier d’or européen en 2004 (Arsenal)

Vainqueur de la Coupe du Monde en 1998 (FRANCE)

Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2003 (FRANCE)

Vainqueur du Championnat d’Europe en 2000 (FRANCE)

Meilleur buteur du Mondial des Clubs en 2009 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Super Coupe d’Europe en 2009 (FC Barcelone)

Vainqueur de la C1 en 2009 (FC Barcelone)

Vainqueur de la Super Coupe d’Espagne en 2009 (FC Barcelone)

Champion de France en 1997 (Monaco)

Champion d’Angleterre en 2002, 2004 (Arsenal)

Champion d’Espagne en 2009, 2010 (FC Barcelone)

Meilleur buteur du Championnat d’Angleterre en 2002, 2004, 2005, 2006 (Arsenal)

Vainqueur de la Coupe d’Angleterre en 2002, 2003 (Arsenal)

Vainqueur de la Charity Shield en 2004 (Arsenal)

Finaliste de la Coupe du Monde en 2006 (FRANCE)

Finaliste de la C1 en 2006 (Arsenal)

Finaliste de la C3 en 2000 (Arsenal)

Finaliste de la Coupe d’Angleterre en 2001 (Arsenal)

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Aïe Pepito !

Caramba ! qu’est-ce qu’on s’est pris ! Ben oui, c’est peut être un peu de ma faute, j’aurais du sacrifier les 666 chatons comme j’avais dit.

….
….

Ou peut être qu’on aurait du envoyer une vraie équipe à la coupe du monde, non ?

Vraiment, vraiment, je le jure, c’est bien la première fois que je leur tape vraiment dessus. Mais faut dire, sérieux, il y a de quoi.

Gros sourcils a réussi à faire pire que tout ce qu’il avait fait jusqu’ici, un véritable exploit. Anelka a trouvé la cape d’invisibilité d’Harry Potter. Abidal a pris la Dolorean pour refaire à peu de choses près son geste de 2008. Titi s’est déguisé en vieille mamie sur le banc. Boghossian, qui doit se flageller tous les soirs d’avoir à assister Gros sourcils, a réussi à faire un clin d’œil à la caméra (mais si, à la mi-temps). Francky, lui, je sais plus trop qui c’est.
Bref. Patrice Evra, lui il savait déjà, c’est pour ça qu’il a pleuré à l’hymne, il savait que c’était fichu, une voix lui avait dit la veille (la même que celle qu’avait dit à Zidane de revenir).

Le seul qui a tenu son rôle, c’est le ballon, une vraie star.

Et maintenant, on se retrouve dans un feuilleton qui ressemble à de la télé réalité. Nico qui se fait virer pour insultes, Evra qui veut se battre, et qui se croit pour un chef de gang, Ribéry fait ses excuses à la France façon Ségolène en plein téléfoot. Bref. Une équipe qui ne donne pas envie. C’est marrant, on n’a pas encore entendu Titi sur le sujet, c’est peut être lui qu’a dénoncé Nico pour arrêter de chauffer le banc ? Mouarf.

Allez, y en a marre, et quand y en a marre, y a…Caramba…r ! (ok elle est nulle, mais c’est pas moi, c’est le z’homme. On se console comme un peu avec des blagues de chiotte.

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