avr 022015
 

Elle est arrivée parmi nous le 1er mars, de bon matin, bien éveillée et parfaite. En toute objectivité. Puisque numéro 1 a un surnom masculin, autant continuer pour celle-ci : ça sera le Koala.

Autant vous prévenir, je vais me livrer ici à un indécent récit d’accouchement, mais je tiens à le coucher noir sur blanc pour ne pas en oublier une miette. Alors, esprits délicats, il est encore temps de changer de page…

Ca faisait plusieurs jours que je trainais ma silhouette baleinesque, en suppliant le Koala de sortir de là, la chaleur étant insupportable. Une amie m’a même devancé de quelques jours alors qu’elle était censé accoucher après moi. Ce jour là, j’en ai pleuré d’ailleurs. De joie pour elle, mais de jalousie aussi ! Je voulais accoucher ! Mais de façon naturelle. Alors j’attendais…

Puis, le jour de l’accouchement, à 39 SA + 3 soit quasiment le même terme que pour l’ainée, comme je tournais en rond dans mon salon pendant que le Mogwaï et son père faisaient la sieste, j’entrepris de jardiner un peu. Est-ce qui a décidé le Koala à venir, on ne le saura jamais. En tous cas, le soir même, je commence à ressentir quelques contractions. Au début, avec le z’homme on se dit, ouais bof comme tous les soirs, quoi. Puis, très vite je sens que ça devient plus intense. La fameuse douleur de règles. Je préviens alors le z’homme que cette fois c’est différent. Il est 23h. Le Mogwaï dort heureusement. A 23h30, nous décidons d’appeler notre sage femme, qui propose alors de passer vérifier. En attendant, je décide de me plonger dans un bain chaud, d’avaler deux spasfons, pour voir si c’est vraiment le Jour J. Quand la sage femme arrive, vers minuit et demi, je suis toujours dans le bain, à pratiquer mes exercices de relaxation appris avec elle, et je jubile. Je jubile parce que je vais ENFIN accoucher. Je me marre en fait à ce moment là, tellement je suis contente, du coup la douleur est devenue secondaire et presque agréable. C’est le moment où je choisis de me laisser emporter par le côté agréable des contractions et de transformer la douleur en sensation douce et chaude. La sage femme m’examine, je suis déjà à 4. Je sors du bain pour aller sur le ballon, où le z’homme me masse le bas du dos, et m’aide à m’étirer en émettant des sons graves, nos fameuses vocalises. Nous vivons des instants de communion très intenses, interrompus par moments par nos rires quand un chat décide de gratter bruyamment sa litière, ou qu’un autre se pose sur mon tapis de gym pour se lécher les parties. Pas très concentrés, mais au final, l’important c’est d’être détendus et nous le sommes. Nous appliquons calmement tous les petits exercices montrés en préparation, je visualise mon col qui s’ouvre, je change de position toutes les dix minutes, je marche, je bois de l’eau, je plaisante avec ma sage femme et le z’homme entre chaque contraction, bref je suis toujours aussi contente PARCE QUE J’ACCOUCHE ENFIN ! Entre deux, un petit monitoring du bébé pour s’assurer qu’elle supporte bien le travail. Vers 2h du matin, comme je lui dis que l’intensité des contractions augmente, ma sage femme me ré-examine et là, le verdict tombe : « il faut partir, tu es déjà à 7″. Ah. Bon.

Le z’homme appelle mon père pour qu’il vienne veiller sur le Mogwaï, ce qui donne : – allo ? Oui, Anliiz est en train d’accoucher, faut que tu viennes garder le Mogwaï » – Mais quand ? – Ben là maintenant – « Clac » tut…tut…tut… Il a raccroché et il est arrivé.

Je fais un câlin à mon Mogwaï dans son sommeil…que c’est étrange de se dire qu’elle sera grande soeur au réveil… je saute d’un pied sur l’autre pendant que le z’homme finit de prendre les sacs, je gère toujours et hop en voiture Simone ! Je m’installe à l’arrière de la voiture, où je continue mes exercices de respiration, le z’homme conduit et commence à me suivre dans mes Aoooooum, je lui dis qu’il vaut mieux qu’il se concentre sur la route, et je me débrouillerai ! 15 minutes plus tard, nous arrivons à la Polyclinique de l’Anse Vata, où les sages femmes ont été prévenues par la mienne de mon arrivée et de mon état.

Je les sens incrédules quand elles me voient me diriger en marchant et tout sourire jusqu’à la salle, incrédulité qui s’évanouit instantanément quand elles examinent mon col et constatent que je suis bel et bien à 7. Mais oui je souris, moi madame, PARCE QUE JE VAIS ENFIN ACCOUCHER ! J’ai la chance d’être installée dans la salle « bleue » qui contient une baignoire. Elles m’installent, me mettent de la musique douce, tamisent les lumières, et nous laissent seuls le z’homme et moi. Parfait. Je vais passer environ 2 heures et demi dans l’eau chaude, à changer de position, à apprécier les massages que me prodigue le z’homme, je continue mes exercices avec son aide, et je m’assoupis entre les contractions. Quand alors, je sens que ça pousse. Fausse alerte, je sors du bain pour aller aux wc. Oui bon, hein, voilà, la réalité de l’accouchement, on fait caca avant et pendant, c’est la vie, on va pas se mentir. Je retourne dans l’eau. Et là, prise de fatigue, je décide de ressortir, et c’est à ce moment là que je sens que la douleur devient plus intense, je suis à deux doigts de me laisser emporter par elle, mais je lutte pour que ça reste agréable, tout est question de perception. On m’examine, je suis à 10, mais bébé ne descend pas encore, la poche des eaux est intacte. On décide avec la sage femme, après discussion (c’était le maître mot de mon projet de naissance : communication), de percer la poche pour aider la descente. Je crains que ça ne décuple la force des contractions, mais j’y vais. Elles restent finalement gérables, et bébé plonge, mais pas encore assez. J’essaie plusieurs positions, assise, sur le côté, à 4 pattes, elle avance mais pas assez à mon goût (oui c’est moi qui était pressée, il faut le dire, car la descente aurait pu probablement se faire doucement si j’avais trouvé la force de retourner dans la baignoire).

Et là, c’est le drame… on nous annonce que la demoiselle nous fait un revival de mon premier accouchement : elle regarde vers les étoiles. On me dit qu’il reste « un bourrelet de col à passer ». Je commence à pousser, mais je ne pousse pas assez longtemps. Bien, mais pas assez longtemps. Pour une raison simple, mon néo-cortex s’est réveillé, le fait qu’elle se présente comme sa soeur m’a propulsé 3 ans en arrière et me fait perdre pied. Le z’homme, très confiant jusque là, est également déstabilisé par cette information, et commence à craindre qu’on doive la sortir avec les spatules comme sa soeur. La petite bouge sa tête, elle essaie de se positionner, mais c’est la chose la plus inconfortable et douloureuse que j’ai senti de tout l’accouchement ! Le z’homme m’aide, il m’encourage, et la sage femme me parle beaucoup, elle fait tout pour me ramener dans la pièce avec eux, elle sent que je ne la crois plus quand elle me dit que le bébé n’est pas loin. Je passe par la phase de désespérance si connue des femmes qui accouchent. Ce moment où on est persuadés qu’on n’y arrivera pas, et où on commence à réclamer de l’aide sous n’importe quelle forme. Le z’homme joue son rôle à merveille, il me rappelle le pourquoi du comment, les filles me disent « tu es en train d’accoucher, ne lâche pas », alors que le gynéco de garde me propose d’appeler l’anesthésiste, et fait des remarques désobligeantes sur notre choix (il est resté assis tout le long, et n’est jamais intervenu, on peut lui reconnaître au moins ça, car je voulais accoucher avec les sage femmes).

Je passe trente minutes à douter, à lutter contre la douleur qui essaie de m’emporter au loin, je fais « non non » de la tête quand on me dit d’y aller, les filles me disent « si, si, si, tu vas y arriver ». Trente minutes où j’alterne entre « j’en peux plus, j’y arrive pas » et « vous la voyez vraiment ? Sérieux ? ». La phase passe, j’arrive à rouvrir les yeux et à les plonger dans ceux de la sage femme, puis dans ceux de l’aide soignante. Je vois dans leurs yeux que le bébé arrive, ça m’aide. Je vois le z’homme sourire, pris d’excitation parce qu’il a vu les cheveux de sa fille, mais j’ai encore du mal à tenir la poussée. Quel souvenir, de voir le z’homme dans l’effort comme s’il poussait aussi. Je sens que je me fatigue, j’ai un nouveau moment de doute, je me vois demander à la sage femme si elle pourra m’aider quand la tête pointera vraiment, elle me dit « oui mais faut que tu tiennes la poussée. ». Le gynéco fait une remarque agaçante, ça m’énerve et c’est là que je me redresse et dit « ok, c’est bon on y va, je la sors! ». Je ne sais pas trop comment, mais j’ai trouvé les ressources pour, et en trois poussées, le Koala est là, on me la tend, je l’attrape pour la hisser sur mon ventre et l’admirer. Aussi chevelue que sa grande soeur, et ce visage, mon dieu ce visage magnifique doté de grands yeux noirs en amande. Le z’homme est absolument extatique d’avoir pu voir sortir sa fille entièrement (cette fois nous avions convenu qu’il regarderait, pour me guider quand il verrait les cheveux). Bien sûr, à peine ai-je ma fille sur moi que je lui demande si c’est « ok » par rapport au petit souci qu’avait eu notre ainée, il me répond un « oui » rempli d’émotions, c’est la première chose qu’il a regardé…il écrase une larme de soulagement…

Pour mon plus grand bonheur, cette fois, je ne suis pas séparée de ma fille, je passe deux heures à la regarder, elle a pris sa première tétée très vite après sa naissance. Le z’homme dort assis, en attendant que notre chambre soit prête. En ce qui me concerne, la pêche, pas fatiguée, juste aux anges, et debout très vite. Un accouchement dont je garderai un excellent souvenir. A ceux qui me demandent (et il y en a un paquet) ce que m’a apporté le fait d’accoucher sans péridurale, je réponds la même chose : c’est une sensation inexplicable, je me suis sentie transcendée. Même si sur le moment, on a l’impression qu’on va crever (disons les choses clairement, sur 7h d’accouchement, j’ai vécu 6h harmonieuses, douces, et la dernière heure, j’en ai chié), et bien après, aucun regret, car ce qu’il me reste, c’est ce moment incroyable où j’ai puisé dans mes ressources pour faire naître ma fille, ce moment formidable de dépassement de soi. Et voilà, 34h plus tard nous étions rentrés chez nous, mais c’est une autre histoire ;-) Les sorties précoces, on pourrait écrire des pages sur le sujet tant il pose question dans le système français…alors que c’est la norme dans certains endroits du monde…

Bref. Le Koala est là.

On peut dire que cet accouchement, cette naissance, a guéri beaucoup de choses en nous. Une page est enfin tournée…

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fév 122015
 

Bon, je vais passer sur l’actualité de début d’année, je pense que tout le monde en a déjà beaucoup parlé, et connaître mon sentiment sur le sujet ne vous apportera rien ! Alors place à la légèreté, on en a tous besoin !

Attention, ce billet contient des références à la grossesse et à la maternité que certains n’ont peut être pas envie de connaitre, vous êtes prévenus. 

Je suis donc toujours là…Une grossesse qui se déroule sans accroc, une grosse forme, (et non, pas un gros cu*, merci là bas au fond), j’aurai pu travailler jusqu’au terme si ça n’avait tenu qu’à moi, mais le dernier rendez-vous médical m’a rappelée à l’ordre : après un week end de sensations de pré-travail, le verdict est tombé, bébé très bas, col effacé et ouvert à 2 doigts larges (jolie expression n’est-ce-pas, toi là qui n’a pas tenu compte de mon avertissement ci-dessus, hin hin). En gros, ça veut dire que je peux accoucher à tout moment. Mais aussi bien demain que dans 3 semaines. Même si j’ai beaucoup d’affection pour mes collègues (pas tous, faut pas déconner), accoucher au bureau n’était pas dans mes plans, alors j’ai tiré ma révérence à 5 semaines du terme officiel. Pas si mal. Surtout avec la vague de chaleur qui nous a écrasé la semaine dernière. C’était plus un hammam, c’était carrément le four façon Lucifer et les flammes de l’enfer. C’est la semaine où la clim’ de la voiture du z’homme a choisi de décéder. Et comme il a de la chance, il avait oublié pendant une journée une bouteille de vin dans sa voiture, dont le bouchon a cédé sous l’effet de la chaleur, sur le siège passager… Je te laisse imaginer l’odeur de vinasse dans la bagnole, avec 40°c en température ressentie, un vrai bonheur.

Je disais donc, je suis en congé maternité.

Petite explication rapide pour les non initiés (ou ceux qui jusqu’ici s’en foutaient, disons-le). La durée moyenne d’une grossesse est de 41 semaines. Cependant, on considère que l’accouchement peut survenir entre 37 et 41 SA (semaines d’aménorrhées), car un bébé est considéré à terme à 37 SA. Visiblement, la majorité des gens l’ignorent, vu le nombre de  « ah bon, mais ça serait une prématurée alors si elle nait là ! » entendus depuis. Ben non, à 37 Sa, on ne les considère plus comme tels. Grande nouvelle les gars, une date d’accouchement c’est une estimation, pas une certitude. Certaines accouchent à 37, à 38, à 40…d’autres dépassent le terme…bref, où serait la surprise sans ça !

Avez-vous d’ailleurs, vous autres mères, noté cette question récurrente en fin de grossesse : « t’accouches quand alors? » à laquelle j’ai toujours une folle envie de répondre soit par : »là, dans 5 minutes, pousse toi de là et vas chercher des serviettes » ou par: « le 24 février à 7h32 très exactement ». Bien sûr, je sais bien que les gens veulent dire par là « c’est quoi ton terme? », mais cette formulation a le don d’empêcher toute réponse sérieuse de sortir de ma bouche. J’y peux rien, je suis taquine.

Bref. Que fais-je de ce temps libre…et bien, le temps libre quand t’as déjà un premier enfant, c’est une notion assez méconnue en fait. Déjà le matin, si tu crois que je fais des grasses mat’, tu te mets le doigt dans l’oeil, je suis plus ou moins obligée de me lever pour faire le petit déjeuner du dit enfant car « non, je veux PAS PAPAAAAAA JE VEUX MAMAN ». Oui, ça s’appelle une phase.

Sinon. J’ai la joie de faire mes courses SEULE à des horaires où les supermarchés sont déserts. Tu ne peux pas imaginer comment c’est le bonheur de faire ses courses sans une enfant qui veut tout acheter dans le magasin, ou qui veut comme par hasard aller faire pipi à peine arrivée, ou qui s’assoit sur le pain dans le chariot, ou qui chante « Libérée, Délivrée » à tue-tête tout le long… C’est le paradis.

Je profite donc des moments où miss Mogwaï est au jardin d’enfants, mais comme elle n’y est pas tout le temps, en fait ça passe très vite ! La rentrée scolaire c’est lundi, mon bébé est désormais une grande fille…Et quand elle est avec moi, je me mets un point d’honneur à faire des choses agréables, pour profiter de ses derniers moments d’enfant unique. Piscine, balade, plage, ou simplement colorier avec elle. Pour mon terme, je suis assez contente de voir tout ce que j’arrive encore à faire, comparée à la première fois où j’avais du arrêter toute activité très tôt. Toutefois, encore beaucoup de gens semblent penser que la grossesse est une maladie, j’en veux pour preuves tous les « ça va ? pas trop dur ? » accompagnés d’un regard plein de pitié, que je reçois.

Pourtant, je me suis regardée ce matin dans la glace, je n’ai pas vu de baleine, ni d’hippopotame en souffrance. A moins que mon regard ne soit biaisé…Je me déplace encore plutôt avec aisance, bon ok, avec une petite démarche de pingouin, c’est possible, et les chats s’écartent de moi par peur d’être écrasés, admettons.

Allez, on se tient au jus ;)

La dernière image n’a rien à voir avec le sujet, mais je la trouve trop cool.

 

 

déc 282014
 

Bon, ok c’est le désert ici, à tel point que j’ai mis 20 minutes à retrouver mon mot de passe, c’est dire.

En fait, j’ai pensé plusieurs fois à bloguer ces derniers mois mais chaque fois, quelque chose m’a retenue, pas envie d’être soumise au jugement de gens cachés derrière leur écran, qui ne connaissent pas le sens de l’expression « second degré ». Si je blogue, ce n’est pas pour retrouver les travers de la vie réelle, n’est-ce pas ? On est là avant tout pour plaisanter, essayer de prendre les choses avec légèreté, se réjouir les uns pour les autres, déformer un peu la réalité, jouer avec les mots, l’ironie, histoire de rendre tout ça plus marrant. Mais surtout, nous ne montrons tous qu’une part infime de ce que nous sommes réellement…

Alors forcément, j’ai de moins en moins envie de partager, j’ai plutôt envie de protéger mon bonheur, incommensurable, de le garder pour moi dans mon coin, à l’abri des regards malveillants. C’est un dilemme, vu que vous être nombreux à avoir été sincèrement bienveillants. Alors je continue à passer, rarement, pour que ceux-là, sachent que, oui, tout va bien.

Encore dix semaines avant de passer de 3 à 4, encore dix semaines à chouchouter le Mogwaï avant qu’elle apprenne à partager avec sa petite sœur. Déjà 30 semaines de passées, avec, on va dire, de moins en moins d’angoisses, grâce à un merveilleux médecin, très à l’écoute et surtout très compétent, qui nous a prodigué le suivi dont nous avions besoin. Des échographies plus nombreuses que la normale, des examens supplémentaires, mais surtout une humanité et un professionnalisme hors du commun. Non, je suis pas amoureuse de mon gynéco, mais je le kiffe ça c’est sûr ;-)

Et oui, petite sœur, vous avez bien lu, une deuxième princesse va venir chambouler nos cœurs. Le z’homme est ravi, il en rêvait (oui, oui, bien sûr, il a bien eu droit à quelques « pas trop déçu ? » « un petit 3ème pour avoir un mec? » sinon c’est pas drôle).

On est toujours aussi impressionnés par le nombre de gens qui pensent qu’on va leur dire le prénom, même mon papa qui a essayé de le savoir par le Mogwaï . Ah ah ah, comme si on était assez fous pour le lui avoir confié, elle nous aurait déjà caftés à tout le monde cette petite bavarde, même au boucher.

Pour ceux qui se demandent, ici il fait une chaleur de bête, rajoutez quelques degrés pour les femmes enceintes, et imaginez un hammam en plein air, vous êtes en Calédonie. Le Calédonien se terre à la clim’, chez lui, au bureau, ou dans l’eau.

Ça c’était le lieu de ma sortie de fin d’année avec mes collègues. Ouais. Tout un week end. Avec le homme et le Mogwaï en prime.  Et vous, c’était bien ? :diable:

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Je disais donc, il fait chaud. Je me prépare aussi gentiment à accoucher. De manière très différente cette fois. Forcément, la deuxième fois, on sait un peu mieux, on a en mémoire les choses pas cool de la première fois, en l’occurence pour moi, une péridurale trop dosée, ne faisant plus effet au moment où il l’aurait fallu, une position d’accouchement pas du tout physiologique, un gynéco qui me hurlait dessus façon entrainement de Marines, trop de touchers, trop de…bref, les écueils d’un premier accouchement. Alors cette fois, j’ai la chance d’être accompagnée par une sage-femme douce et empathique, qui m’a aidée à trouver MA voie. A savoir ce que je voulais, et à m’en donner les moyens. Tout en gardant à l’esprit qu’on est jamais à l’abri d’un imprévu, mais ça on est plutôt aware sur le sujet, c’est le moins qu’on puisse dire…

On verra bien dans 10 semaines !

En attendant, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année :-) En espérant que cette année 2014 vous ait, comme moi, apporté son lot de bonheur…et que 2015 soit aussi belle !

cotillons

sept 132014
 

Le Mogwaï est comme sa mère, un moulin à paroles, qui nous gratifie chaque jour de merveilleuses petites réflexions, nous faisant ainsi sourire peu importe la journée qu’on a passée :

« Maman, elle est où la lune ? »

« Elle est cachée, elle sortira quand le soleil ira se coucher, mon  cœur »

« elle est où sa chambre au soleil ? »

« ….. »

 

« Maman, le bébé dans ton ventre, il mange quoi ? »

« tout ce que je mange, grâce à un petit tuyau »

« ….non mais, il mange quoi ? (genre je raconte des cracks).

 

« C’est qui sa maman au bébé ? »

« C’est moi, vous aurez la même maman, mon amour »

« Non.  » (sur le ton du sans appel).

Récemment au jardin d’enfants, elle voit le piercing sur la langue d’une des assistantes maternelles, et s’avance vers elle, lui tend la main et dit:  « Crache Gaby, faut pas avaler, crache allez ».

Quand on lui explique qu’elle devra partager les tétés de maman avec le bébé, elle répond avec beaucoup d’aplomb en les montrant tour à tour: « oui, ce tété là pour moi, ce tété là pour bébé ».  En attendant, elle continue de très généreusement les proposer à son père. :-8

Ce qui est épatant, c’est également la perspicacité de ces petits bouts. Une amie très chère est actuellement en dehors du territoire pour des problèmes de santé, et le Mogwaï me demande ainsi régulièrement quand elle va revenir, et si ses enfants (qu’elle connait bien) pleurent souvent à cause de son absence. La première fois qu’elle m’a posé la question, j’avoue que j’ai bien failli fondre en larmes, étant moi-même très affectée par cette situation. Me voyant triste, elle me dit alors « ça va aller maman, t’inquiètes pas ».

2 ans et demi et déjà les mots qu’il faut.

On parle beaucoup en ce moment de celles qui ne veulent pas d’enfant, et que je respecte énormément, car personne ne devrait avoir à justifier ses choix.

Mais voilà, moi c’est pour tout ça, que je ne regrette à aucun moment d’être devenue maman.

sept 102014
 

Il s’en est passé des choses depuis tout ce temps, l’air de rien…

Alors…comment vous dire ça…

Notre famille va s’agrandir. Dans quelques mois, nous serons 4 (7 avec les chats, youhou).

Allez, lâchez vous, vous avez le choix entre les réactions suivantes que j’ai déjà reçues :

– WOW quel courage de recommencer malgré votre première expérience difficile.

– Vous avez une préférence pour le sexe ? (Non, juste qu’il soit en bonne santé.) Non mais sérieux, vous voudriez quoi ? (Mais on s’en fout @!&§?!!!, c’est dingue ça).

– Ouhlala elle va être contente la petite d’avoir un petit frère. (t’es médium ? Parce que moi je connais pas le sexe)

– Et c’était voulu ?

– Félicitations ! Vraiment je vous félicite car au moins ils n’auront pas trop d’écart (Gné ?)

– Félicitations, je suis vraiment heureux pour vous. (Heureusement, cette fois j’en ai pas mal de celle-là)

Voilà en gros, entre le premier et le deuxième peu de choses changent dans les réactions. Ce qui change, c’est la façon dont on les prend. Plutôt bien, ma foi. On est beaucoup moins susceptibles la seconde fois. (Ou alors on a vieilli.)

J’avais écrit cette phrase la semaine dernière et entre temps, j’ai pu expérimenté d’autres remarques. Qui me font dire que non, finalement au bout d’un moment, on finit par en avoir un peu marre aussi.
Mais j’ai décidé de ne pas vous les citer car me les remémorer me ferait monter la tension. J’ai quand même eu le classique :

– « Tu bois pas d’alcool ?!? bé, quand même! ». Non, je suis enceinte, merci. « Boh, tu peux un peu quand même? ». Non, je ne veux pas. Et quand t’as eu un premier enfant avec une malformation congénitale, tu évites de prendre des risques, tu vois ? « Ah oui, vu comme ça. » (Je vois pas pourquoi je dois te l’expliquer, vu que de toutes façons, si j’ai pas envie de boire, ça ne te regarde pas.) J’y ai eu droit 4 fois dans la même soirée.

Un autre truc sympa dans une deuxième grossesse, c’est qu’on psychote vachement moins sur ce steak qu’on a cuit à cœur mais peut-être pas assez. Je ne dis pas que c’est bien, je dis juste qu’on est un peu moins parano-hystérique.

Alors certes, je ne suis pas de celles qui ont la chance de vivre une grossesse toute rose bonbon, avec la naïveté de ceux qui pensent que rien ne peut jamais leur arriver. Heureux les ignorants. Enfin, heureux, tant que rien ne leur arrive, car quand ça leur tombe sur le coin de la gueule, la chute est plus dure.

Non, moi je vis une grossesse façon montagnes russes. Où certains jours, je SAIS avec certitude que tout ira bien. Où certains jours, je plonge dans un tunnel de doute et d’anxiété à l’idée de revivre ce qu’on a déjà vécu, et je suffoque, je chouine, je me dis « mais qu’avons nous fait grands dieux ! Pauvres inconscients !! », puis ça passe. Avec un peu de chocolat. Et des fraises.

Heureusement je suis très occupée par Le Mogwaï, qui déborde d’énergie, qui me fait rire, et qui me rappelle chaque jour combien c’est chouette d’être parent.

La deuxième grossesse, c’est aussi un ventre qui sort plus tôt, plus vite, plus gros. (Merci les blagues de merde à base « oh y en a qu’un là dedans, c’est sûr ?  » OUI C’EST SUR, ET JE TE TROUVE PAS DRÔLE DU TOUT).

C’est aussi l’insistance quasi obsessionnelle de certaines personnes (ma belle-mère pour ne pas la citer, tiens, je m’en fous elle me lit pas, et si elle l’apprend, je saurai de qui ça vient, et je sais où vous habitez) pour connaître le sexe de cet enfant à naître, avant même de savoir s’il a 2 bras et 2 jambes, comme si cela allait conditionner la quantité d’amour qu’elle lui accorderait…

Bref, je suis enceinte.

août 312014
 

Je ne suis pas passée ici depuis bien longtemps dis donc !

La manque d’inspiration et de temps, la flemme intersidérale qui m’a envahie, que dire…

Bref, il s’en est passé du temps et des choses, la routine entre autres, une petite fille malicieuse qui grandit et nous joue des tours, des tonnes de boulot, de la fatigue…

Pendant ce temps, j’ai eu la chance de tester gracieusement une application Ipad pour ma puce, le Monstrochaussette par Lucie Béluga.

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« Il existe un lieu plus terrible que les manoirs de sorcières, plus effrayant que la cuvette des toilettes la nuit venant, plus terrifiant que le dessous du lit. Cet endroit maudit s’appelle… Le Lavomatic ! »

Même si ma puce est encore petite pour ce type de jeu-histoire, elle a été fascinée dès le départ. Elle refuse d’y jouer seule par contre, car elle a un peu peur du Monstrochaussette.

Les dessins sont sympathiques, l’histoire amusante, personnellement je me suis prise au jeu. Je pense que Le Mogwaï ne manquera pas d’y rejouer en grandissant.

A chaque nouvelle partie, l’histoire change, pour ne pas lasser trop vite nos petits joueurs. En tous cas, j’ai bien aimé partager la découverte de cette histoire avec Le Mogwaï.

Je reviens très vite avec un article plus perso…