mai 172013
 

Je te sens tout excité par le titre mais calme ta joie, il n’y a pas eu de clash, de drame, rien de croustillant en somme.

Non, en fait je vais te parler de tout ce que les gens sont capables d’inventer pour…pourquoi en fait ? Je ne sais pas s’ils cherchent à te décourager, à te faire peur, ou juste à exorciser une expérience qu’ils ont, eux, mal vécu. Je veux parler des trucs que les gens te disent avant la naissance d’un enfant.

On a eu droit aux classiques :

« ah ben félicitations, dis adieu à tes nuits et ta vie sociale »
« pfff, bon courage c’est pas facile »
« profite bien avant qu’elle n’arrive, après tu seras coincée »


(ça c’est vrai, avec 2 chats on était surentrainés en fait).

Et tu sais quoi ? et bien que du bullshit. C’est pas vrai.

Avant le Mogwaï, je me réveillais déjà de bon matin le week end, habitude prise avec le z’homme pour bien profiter de nos journées. Perdre une matinée au lit par grand soleil, je ne vois plus l’intérêt.
Alors certes, les nuits ont souvent été entrecoupées, hachées menues, mais avec le cododo et l’allaitement, pas si affreux, car rendormissement en 3 minutes. Et quel merveilleux tête à tête avec ma fille chaque fois, dans le silence et la pénombre.

Non, nous n’avons pas dit adieu à notre vie sociale. Nous voyons nos amis quand vraiment nous en avons envie. Plus souvent à déjeuner qu’à diner, mais c’est notre envie du moment aussi.
Quand nous avons été enfin prêts à sortir le soir sans elle, nous l’avons confiée à ses grands parents, et voilà.
Mais la vérité, c’est que nous sommes si heureux en famille, que les soirées dehors ne nous manquent pas ( faut dire qu’on a eu notre dose), c’est tout. Le z’homme préfère mille fois s’occuper de sa maison et du jardin, que d’aller manger avec des gens à qui il n’a rien à dire. Résultat, quand nous sortons ou recevons, ce sont des vrais amis, des gens bons qu’on aime tout plein, et au moins, ils peuvent être sûrs que notre invitation ou acceptation est sincère.

Non, nous ne sommes pas coincés, il n’y pas mieux placée que moi pour te dire qu’on peut en faire un paquet des choses avec un bébé tout neuf, avion, train, ferry, resto, shopping. Nous sommes partis en week end avec elle plusieurs fois, j’adore me balader avec ma fille.

Non, nous n’avons pas non plus dit adieu à notre vie seqsouelle. Contrairement à ce que disent certains, non l’allaitement n’est pas un frein. Franchement, si on est à l’aise avec son corps et sa seqsoualité (oui je feinte les moteurs de recherche, excuse moi donc tu veux), ça ne pose aucun souci, perso ma libido va bien merci, et non ça ne dérange ni le z’homme ni le Mogwaï de se partager les nichons (ooops, google m’a trouvée). A chaque femme de trouver l’équilibre entre son rôle de mère et sa place dans le couple.

Non, le cododo non plus ne nuit pas à notre vie de couple, tsss, quel manque d’imagination mes amis, il n’y a pas que le lit dans la vie. Et puis, les siestes, elle les fait dans son lit…

Enfin, voilà, avec du recul, je me demande ce qui motive ces gens, à dire les choses de cette façon. Sont-ils déçus ? S’imaginaient-il un gentil robot avec un bouton ON/ OFF ?
En tous cas, je suis bien contente de ne pas les avoir écoutés.
Alors, toi la primipare ou la nullipare, surtout ne laisse personne te dicter ce que sera ta vie de parent, ni ta vie tout court de toutes façons, parce que ta vie, elle sera ce que tu en feras, point barre.

 

mai 162013
 

Précision : ceci n’est PAS du tout sponsorisé, je me contente de partager une expérience avec vous !

Je te l’ai déjà dit, le portage et nous, c’est une grande histoire d’amour. J’utilise encore souvent l’écharpe Sling pour faire les courses, et la classique pour les promenades. Mais l’Ergobaby est également un vrai plus pour les sorties avec le z’homme. Facile à installer, et à régler, et le Mogwaï semble apprécier son confort.

Nan, c’est pas moi sur la photo

J’ai récemment appris à porter dans le dos avec l’écharpe, mais pour l’instant je suis plus à l’aise de le faire avec l’Ergobaby.

Et quel bonheur ! Depuis que je mets mademoiselle ainsi, je peux jardiner avec le z’homme, pendant qu’elle dirige les travaux.

Bonus : pourquoi faire du sport quand il suffit de faire du jardinage ou du ménage avec presque une dizaine de kilos sur le dos ? Se baisser, désherber, se relever,  je peux te dire que niveau courbatures, ça équivaut à une bonne séance en club de gym.

nan, toujours pas moi.

Bref, en plus d’être un porte-bébé physiologique – on va pas lancer le débat du physio ou pas physio, chacun fait ce qu’il pense le mieux pour son enfant, et perso, je pense que ma fille est mieux là dedans dans un porte bébé physiologique, mais voilà ça n’engage que moi (si toutefois, tu veux en savoir plus, tu peux aller voir par exemple où ils t’expliquent cékoidonc un porte-bébé physiologique)- il est franchement pas compliqué à régler, et très rapide à mettre. Par contre, pour installer bébé dans le dos, pour l’instant je ne le fais qu’en présence du z’homme car j’ai un peu de mal seule. Alors que pour l’écharpe, je maitrise mieux le passage du bébé au dessus de mes épaules (le z’homme manque de s’évanouir chaque fois qu’il me voit le faire).

Mais tout est question d’habitude.

En tous cas, si tu possèdes un port-bébé qui te le permet, et que tu es prête (oui c’est à la maman de se sentir prête car le lardon lui il est comme les scouts, toujours prêt), franchement vas-y, le portage dans le dos c’est un vent de liberté pour tes deux bras.

mai 152013
 

Bon, vous le savez, mon mantra c’est plutôt « chacun fait ce qu’il veut et évite de faire chier celui qui ne fait pas comme lui ».

Mais il y a quand même quelques sujets où je suis un peu limite. Intégriste.

Un sujet en fait. UN.

: L’utilisation erronée que font la plupart des gens du mot « Malgré ».

Ça me rend dingue.

Ces gens qui te balancent au visage sans aucun égard un bon vieux « malgré QUE » des familles.

Bordel. Les gens. Malgré que, ça ne se dit pas. NON. On dit malgré le fait, malgré sa fatigue, « malgré »est une préposition qui doit être suivie d’un nom, d’un complément d’objet direct, à une seule exception près:

« : Malgré que s’emploie bien dans la langue soutenue, mais seulement avec le verbe avoir conjugué au subjonctif. Malgré que j’en aie, quelque mauvais gré, si mauvais gré que j’en aie ; en dépit de moi, de ma volonté : Je reconnais les mérites de mon rival, malgré que j’en aie ; Malgré qu’il en ait, nous savons son secret ; Elle ne put cacher son dépit, malgré qu’elle en eût. » Source : académie française

Alors certes tu me diras, le français est plutôt malmené ces derniers temps, mais doit-on pour autant en rajouter une couche. Je dis non. Je dis STOP au malgré que. Pareil pour le « En dépit que », ça n’existe PAS RAAAAAAAH. En dépit de, en dépit du fait, ce que tu veux mais pas de « QUE ».  Chaque fois que vous osez prononcer ça, une licorne meurt foudroyée.

Ça me file la chair de poule chaque fois que quelqu’un le prononce devant moi, je sens les frissons me parcourir, je me retiens de faire la leçon à mon interlocuteur- parce que bon, on va pas s’engueuler avec la caissière ou la boulangère- mais à l’intérieur je bave de rage, je bouillonne, ça me rend complètement folle dans mon dedans intérieur de moi-même. Quoi c’est pas français ? Ouais ben voilà, forcement, je m’adapte au niveau général.

La prochaine fois, je te parlerai peut être du fait que l’on dit « Je vous saurais gré » et non pas « je vous serai gré » (gniiiiii).

Ou encore du fameux « Au temps pour moi «  que tout le monde écrit « Autant pour moi » alors que c’est faux. C’est une faute tellement courante que les gens pensent que c’est moi qui fait une faute. Ça m’ééééééénerve.

A chaque jour suffit sa peine.
(et à chacun ses névroses, Pouêt)

mai 142013
 

Mes collègues le savaient déjà, j’ai une culture musicale extrêmement variée. Ils la subissent au quotidien car quand l’humeur me prend, je me mets à chanter devant mon écran. Et quand je chante, c’est bien souvent de la merde, sinon ça ne m’amuse pas. Moi ce que j’aime c’est brutaliser les oreilles de mes collègues.
Une pensée pour celui qui a du m’écouter chanter « Près de moi » de Lorie en entier. Il a été brave.
Ce que je préfère c’est réussir à mettre un air bien pourri dans la tête de tout le monde. Et un jour, j’ai réussi à insidieusement glisser « Chapi chapo » dans la tête de mon boss, je te raconte pas ma satisfaction quand je l’ai entendu le fredonner de l’autre côté du couloir.
Cette année, je les ai enchantés pendant plusieurs semaines par « Dans sa maison un grand cerf », un air bien connu de tous les parents. C’est bien simple, certains virent au vert dès que je commence les premières notes tellement ils n’en peuvent plus.

Bref, tu rêves désormais de m’avoir dans ton bureau.

Ou pas.

Quand tu deviens parent, sache que cette culture musicale haute en couleurs devient fort utile.

Depuis sa naissance, le Mogwaï aime beaucoup que ses parents la baladent en lui chantant des tubes fantastiques tels que Chaud cacao, Au bal masqué, La Chenille, Big bisou, et toute la discographie de la Compagnie Créole d’ailleurs.
Ça la fait bien marrer, et ça nous permet de changer sa couche en la distrayant pour éviter qu’elle ne démolisse tout ce qui se trouve autour de la table à langer.
Peut être plus tard nous remerciera-t-elle (OU PAS) de lui avoir transmis cette fabuleuse culture musicale…
Heureusement pour nous, personne n’est là pour filmer nos chorégraphies enchanteresses.

Et toi, tu leur chantes quoi à tes lardons, si tu en as ?

Cependant, le Mogwaï apprécie également la musique moderne et adore se dandiner sur That Power de Will.I.Am.

mai 082013
 

Ce matin, alors que j’arrivais au bureau-puisque je fais partie des pauvres idiots qui bossent ce jour férié- le zhomme m’appela.
L’air inquiet, il me demanda si j’avais aperçu Nala, notre chatte, en partant.

Petite parenthèse- nos deux chats ont grandi en appartement, ce sont des petits chats d’intérieur qui aiment leur confort et depuis l’achat de notre maison, ils ne sortent que lorsque nous sommes à la maison et en général se baladent une demi-heure et rentrent d’eux mêmes. Des chats d’intérieur, donc. Des vrais. Rien que des branlées ces chats.

Bref.
Je répondis au zhomme que oui elle était bien dans la maison, je l’avais vue. Et pas moyen qu’elle soit sortie, j’en étais sûre.

Et voilà le zhomme, inquiet pour sa fifille, qui décide de déposer le Mogwai comme prévu chez ses grands parents (oui nous on bosse mais pas la crèche, hé) et de revenir chercher la bête.
En vain.
C’est la mort dans l’âme qu’il partit alors au travail.
Moi, convaincue que cette andouille de chat s’était encore magistralement planquée dans la maison, je rentrais le midi, persuadée de la voir.
Que nenni, pas de chat, enfin si, Elvis tout seul, qui n’a pas manqué de s’envoyer toutes les croquettes. Malin.

Mouais. Bizarre.
Je pars récupérer l’héritière, le zhomme décide de rentrer déjeuner pour chercher encore partout son carnivore domestique (il l’aime son chat, que veux-tu), toujours rien, trois tours de quartier, rien.
Il repart travailler, tout tristounet. Je rentre à la maison, et je m’attelle à faire siester le Mogwai (LA mission), quand je vois Elvis tourner autour de la commode de la petite. Il tourne, il grimpe dessus, puis repart. Je regarde derrière, dessous, pour la 50e fois de la journée, rien. Et tilt! J’ouvre le tiroir du bas. Et voilà notre chatte trop curieuse qui s’en extrait à toutes vitesses. Qui a du se glisser là ce matin pendant que je changeais la couche du Mogwai, et j’ai du refermer le tiroir sans la voir.

Pas fichue de miauler ou gratter pour se signaler cette andouille.

Putain c’est con un chat.