NoumeaParis

Humeurs et réflexions d’une calédonienne expatriée à Paris

 

C’est ce qu’on appelle se faire la malle

 

Je n’ose me pencher sur mon rythme de publication qui a eu dernièrement la régularité des cours de la Bourse.

Alors on ne dira rien, merci.

Aaaaah, l’été est enfin là. Assez hallucinant comme depuis pile poil le 21 juin il fait beau et chaud.

Comme par hasard la semaine où on a choisi de faire des efforts physiques. Samedi par exemple, on a décidé d’aller acheter les malles manquantes pour notre garde robe. Et je peux te dire que se porter une malle de 90 litres à bout de bras en plein cagnard, de Clichy à chez nous, c’était sportif. Vider les commodes aussi, c’était une joie. Une honte aussi, un peu, pour moi, quand on a constaté que j’avais environ 4 fois plus de fringues que le z’homme. Mais c’est bon, la honte. Mais j’ai trié. Si. Même que j’ai refait un sac entier de choses à donner. Hé. Fierté qui efface la honte, donc.

Et lundi, la douce Alexiane est venue nous débarrasser de ces fameuses commodes avec ses nouveaux colocs (je peux te dire que ça va sûrement donner de grands moments cette colocation naissante, moi je dis ça…faudra suivre assidument leurs aventures). Démontage, transport des dites choses dans l’escalier, y a eu de la sueur.

Depuis, notre déco est un poil…dépouillée. Des malles le long du mur. Ca fait des bancs.

Le chat commence à se poser des questions, ça devient difficile de faire diversion. Alors on lui raconte des bobards. Ca a pas l’air de marcher…

 

De qui se moque-t-on ?

 

J’ai envie de relever l’article de l’ami Bob concernant l’habituelle désinformation véhiculée par certains individus.

[Souvenez vous je vous avais parlé de la manifestation citoyenne contre les dérapages du syndicat impliqué dans le conflit avec Aircal. Rappelons le quand même : ce syndicat faisait grève pour obtenir le renouvellement d'un CDD puis grève pour obtenir paiement des 3 mois de grève, et se sont ensuite livrés à des dégradations sur un avion risquant ainsi de mettre en péril la sécurité des passagers, et provoquant l'interruption des liaisons inter-îles, ce qui a grandement pénalisé les îliens (pénurie de médicaments entre autres).]

Profitant du fait que les médias n’aient que très peu rapporté l’information du conflit Aircal jusqu’ici, ces individus érigent le président du syndicat en martyr (il a été condamné à une peine de prison non pas en tant que syndicaliste mais bien en tant que délinquant, car il me semble que si un jour un mec sautait sur les ailes d’un Boeing à Roissy et y introduisait une bombe artisanale, même factice, il ne ressortirait pas libre comme l’air). En gros, parce qu’il est syndicaliste, il devrait être au dessus des lois ?

Mieux, ils brandissent l’argument des vilains colons contre les pauvres autochtones. Alors déjà, il faudrait voir à savoir qu’une majorité des locaux, et surtout des Kanaks, n’approuvent pas les récents débordements de ce syndicat et soutiennent Nidoich Naisseline, PDG d’Aircal lui même Kanak.

Bref, comme d’habitude, en traversant 22 000 km, une histoire de délits, se transforme en histoire de répression du syndicalisme et de racisme (racisme ? le président du syndicat en question est d’origine métropolitaine).

Vous l’avez vu sur les photos de la manifestation citoyenne, toutes les ethnies confondues marchaient ensemble contre ces méthodes abusives.

Pourtant, je pense que le syndicalisme est important et nécessaire dans notre société. Mais pas le syndicalisme délinquant.

 

De l’administration et la Nouvelle-Calédonie

 

Depuis quelques semaines, chaque fois que je contacte une administration pour un renseignement, la conversation débute inlassablement de la même façon:

“Bonjour”

“Bonjour Madame !”

“Je vous appelle pour un petit renseignement”

“Bien sûr Madame, que puis-je faire pour vous ?”

“Je voudrais connaître bla bla bla les modalités pour bla bla bla la Nouvelle-Calédonie”

” …. …. euh euh euh, attendez euh je vais demander euh…..”

” <soupir>”

 

Toi aussi tu vas aimer Frédéric Recrosio

 

Grâce à Alexiane, nous avons découvert Frédéric Recrosio sur scène. Un p’tit Suisse qu’il est drôle, touchant et grand en vrai.

Le spectacle s’appelle “Aimer, mûrir et trahir avec la coiffeuse”. Il te résume le cheminement du couple, quoi. De façon certes stéréotypée, mais très drôle.

Alors bon, ouais, avec le z’homme, on s’est pas trop reconnus dans sa description du couple, mais par contre j’y ai reconnu mes précédents couples. Et tous les petits trucs qui ont fait que j’ai su que c’était pas le bon. Et qu’aujourd’hui, je ne vis justement plus le couple de cette façon. Alors peut être que forcement ça me fait encore plus facilement marrer, va savoir.

Le z’homme, ça l’a bien fait rigouler. Même qu’il gloussait si fort que par moments, je me suis inquiétée qu’il s’étouffe. C’eût  été ballot.

Bref. Le monsieur, il a un site là.

Et tu devrais profiter des prolongations pour aller te payer une tranche. Même que je te propose de gagner 2 fois 2 places pour y aller.

Alors je sais, les non Parisiens vont râler, mais c’est comme ça, Frédéric Recrosio se produit au Théâtre Trévise. Je te rappelle qu’il est Suisse, et que faut pas te pointer en retard.

Réserver des places
En attendant, si tu veux gagner ces places, c’est pas très compliqué, je suis d’humeur généreuse, t’as juste à commenter et à me dire que tu kifferais trop d’y aller.
 

Michael Bay, capable du meilleur comme du pire

 

La semaine dernière, on a vu “Transformers 2″, parce qu’on avait bien aimé le premier.

Je ne vais rien dire. Juste que cette vidéo résume assez bien ce que j’en pense…
Bro’, si tu passes par là, c’est pour toi.

Et pourtant, je suis du genre bon public…

 

Best Thriller ever

 

Aux Philippines, plus de 1.500 détenus refont «Thriller» dans la cour de leur prison.

 

The King of Pop is gone

 
 

Ykson à La Péniche Anako

 

affiche-concert-peniche

Et j’en profite au passage pour vous rappeler que le Blog d’Or continue, cette semaine c’est le groupe 11 qui passe.

 

Il ne peut y avoir de progrès véritable qu’intérieur. Le progrès matériel est un néant*

 

Il y a encore quelques années de cela, j’étais très attachée au matériel.
Je gardais tout, les tickets de cinéma, les vieux cahiers, les babioles sans importance…
Et puis, quand j’ai quitté le Caillou pour mes études, je suis partie avec mes deux valises. Contenant mes vêtements, mes photos et quelques livres.
Cela m’avait déjà fait faire un pas vers le détachement. En outre, sachant que j’allais de toutes façons repartir, pendant ces dix ans, j’ai toujours pris soin de ne pas accumuler de choses inutiles. Régulièrement, je fais le grand tri, et je jette des kilos de choses, ou je les donne. Tout comme nous allons nous débarrasser de tous nos meubles avant de partir.

Plus le temps est passé, moins j’accordais d’importance aux objets. Peut être il y a  3 ans encore, j’aurai fait une crise d’hystérie devant une panne d’ordinateur. Depuis, cela m’est arrivée à 2 reprises, et ces fois là je me suis juste dit “tant pis, au pire j’irai en racheter un, ou si j’ai pas les moyens je me connecterai à internet du boulot en cas de besoin”. Parce que depuis, je me dit toujours qu’il y a quand même plus grave dans la vie.

Le matériel est toujours remplaçable. Les gens, non, et le temps lui ne se rattrape pas. Perdre du temps et de l’énergie pour des choses matérielles ne me semble pas vital. Encore moins se rendre malade pour cela, comme j’ai pu le faire il y a des années de cela.

De plus, pour moi, le matériel n’est pas ce qui fait notre identité. J’ai suffisamment déménagé depuis pour savoir que ce n’est pas un morceau de bois ou de métal qui va me faire me sentir bien, c’est moi et seulement moi qui ait ce pouvoir. Les souvenirs ? Ils sont dans ma tête pour les plus importants. Les gens ? ils sont dans mon cœur. Mais je ne fais pas ma vie en fonction d’eux.

Il faut arrêter de croire que notre bonheur dépend d’éléments extérieurs. Il dépend d’abord de nous mêmes. Aide toi et le ciel t’aidera.

*Julien Green

 

Il vaut mieux s’en amuser

 

Depuis quelques temps, le départ approchant, les questions et remarques se multiplient.

Cependant, une question revient sans arrêt ces temps-ci, et nous nous amusons à inventer des variantes de réponses.

Il s’agit du fameux “OH Mais vous allez faire quoi là bas ?!?????” d’un air totalement abasourdi. Pas plus tard qu’hier encore.

La bonne réponse bien sûr est: “la même chose qu’ici, pauvre andouille, exercer mon métier”. Mais après tout, c’est bien plus drôle de voir leur tête en répondant ceci :

-on va cueillir des noix de coco toute la journée

-on ira vendre des glaces sur la plage

-on en a au moins pour des mois à construire à mains nues notre case dans le jardin de mes parents, tu sais, alors on verra après

Ça détend toujours l’atmosphère. Si vous avez des idées, proposez, ça nous fera de nouvelles variantes :)

 

Faut quand même que je te dise…

 

La vérité, je crois qu’on fait trop de choses ces temps-ci. Ou plutôt qu’on se couche beaucoup trop souvent à 4h du matin. Ca doit être ça.

En plus, le matin on se réveille et des meubles ont disparu. Bon, ok, après on se souvient qu’on les a donné à des gens. Et même qu’on a bien rigolé à les descendre à la voiture en pleine nuit, les meubles. Après on s’est aussi  souvenu qu’un Viinz avait fait une apparition mais qu’il arrêtait pas de dire “ça va être trop dur demain”. En effet, ça a été très dur. Je confirme.

Avant hier, alors que je méditais, je suis tombée des wc, si, si, la cuvette s’est dévissée et hop atterie sur le côté. Mieux vaut ça que dedans en fait, me suis-je dit.

Et surtout je me suis dit que je pouvais relativiser quand Alexiane m’a dit ensuite au téléphone qu’elle lessivait même de la pisse sur les murs de son fabuleux nouvel appartement. Miqueline, RIP.

Je te jure, tu te sens plus le droit de te plaindre après ça.

 

Luxembourg: Pays si petit que quand un de ses habitants part faire son jogging, il prend toujours son passeport avec lui.*

 

Citation du week end: “mais attends moi je croyais que le Luxembourg c’était juste une ville !”

*Marc Escayrol

 

Vagabondage de l’esprit…

 

Mon inconscient fait le boulot tout seul, il a déjà opéré les phases de détachement, sans le vouloir, je me détache petit à petit de ce qui fait ma vie à Paris. Je suis déjà si loin. Pas un jour sans nous visualiser là bas. Pas un jour sans que je ne m’évade dans ma tête, en pensant aux moments que l’on passera dans la cuisine parentale (oui mon estomac parle toujours en premier), dans le jardin, les moments où je vais re-découvrir tout ce que j’ai laissé dans les placards de ma chambre (j’évitais de trop regarder quand je rentrais juste en vacances, sinon “on” m’aurait sommé de faire du tri…).

Mais pas un jour aussi sans profiter de passer du temps avec ceux qui le souhaitent et qui comptent vraiment. Je dis bien le souhaitent, parce que j’ai décidé pour ma part de ne plus courir après personne. Alors je réponds quand je peux, à ceux qui le demandent tout simplement (Mais pas à ceux qui l’exigent…ceux-là je fais exprès de dire non, voilà, na).

Étrangement, je commence à me sentir de plus en plus étrangère à tous ces mœurs auxquels je m’étais consciencieusement adaptée pour ne pas dénoter. Quelque part, je me demande si j’ai jamais pu être totalement moi-même ici…Trop souvent, l’impression de jouer un rôle…

De très bons souvenirs, certes, mais qui demanderont du recul pour être encore mieux appréciés.

Un ras le bol, soudain. L’impression de vivre des au revoir qui s’éternisent, de répondre aux mêmes questions depuis plus d’un an, et ma patience commence à fondre comme neige au soleil…

 

Et toi tu seras où le 5 juillet ?

 

Le 30 avril dernier, les Brits avaient fait ça :

13 500 personnes à Trafalgar Square en train de chanter Hey Jude ! Sont fous ces Brittons. Mais il paraît qu’on va faire mieux à Paris. Sur le Champ de Mars. Et ouais, on est cons en France, on reprend tous les concepts, la Freeze, les mobs, et on veut toujours les refaire en mieux parce qu’on est forts, on est les Gaulois, on a Panoramix, nous d’abord !
Alors bon, je sais pas si je serai motivée ce jour là, mais je me suis inscrite. Parce que ça peut faire un sacré souvenir de participer à ça. Si ça te dit aussi, c’est par ici.
 

Hello World, I’m back

 

Enfin euh, je sais pas pour combien de temps, j’avoue prendre goût à ces longues pauses sans bloguer.

Il s’en est passé des choses depuis. Le z’homme et moi nous sommes pacsés la semaine dernière, on s’est réveillés tout pareil le lendemain. Ça a pris 3 minutes au guichet du tribunal, on a signé deux papelards, pris notre contrat, et voilà. Le z’homme, un peu déçu a bien tenté de demander une chanson au monsieur, qui a à peine esquissé un sourire. Sont pas drôles ces gens là.

Mais l’important, c’est que ça soit fait. Le week end précédent, nous avions fêté son anniversaire en grandes pompes. Certains avaient fait le déplacement depuis Marseille, d’autres de Strasbourg. L’occasion pour eux tous de se rencontrer avant de se retrouver un jour pour le mariage, et pour nous de voir enfin réunis tous nos amis proches, au moins une fois avant de partir.

Petit atelier maki l’après midi avec Lilo. Comme d’habitude désormais, la baignoire faisait office de frigo géant pour le champagne. Les invités ont accompli avec brio la mission de la rendre de nouveau praticable. Quel dévouement.

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Par contre, aucune bouteille de soft drink n’a été maltraitée, et il m’en reste BEAUCOUP. Comme c’est bizarre…

Bref. Depuis, peu de répit, beaucoup de sorties ou de visites. Beaucoup de choses à penser, préparer, j’ai la tête pleine et ailleurs. Et une énooooooorme envie de dormir.

Alors cette semaine, je me repose jusqu’à samedi pour accueillir comme il se doit yoyo :-p

 
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