Et quand on est en paix, ma foi, on est moins enclin à délirer sur un blog, c’est une évidence à laquelle nous nous rendons tous les uns après les autres.
On délire toujours, oui, mais avec les gens qui nous accompagnent au quotidien, en chair et en os.
Ah ça, raconter des conneries, on n’arrêtera jamais. C’est comme ça, la connerie tu l’as ou tu l’as pas. Elle te vient comme ça, sans prévenir.
Avant, quand ça te venait, tu pensais “faut que je la blogue”, parce qu’il faut bien l’avouer, tu n’avais un peu que ça à faire de tes longues nuit d’insomnie; désormais tu dors la nuit, et tu n’as pas envie de te coller devant un ordi alors qu’il fait beau dehors et dans ta tête.
D’ailleurs, les conséquences sont les mêmes sur ton temps passé sur gtalk ou skype, et commence à affecter certaines de tes relations lointaines; tant pis, ne resteront que les vrais de vrais.
C’est à peine si tu jettes un œil de temps à autre sur ton google reader où s’accumulent les billets non lus. Au bout de 3 mois, tu finis par cliquer sur “marquer tout comme lu”, sauf sur les flux de tes amis. Tu conserves certains dans un coin, en te disant, j’irai lire…un jour.
Et un jour, en effet, tu y vas et tu découvres que la vie a changé aussi pour certains, parfois de façon heureuse, ce qui te fait sourire; parfois de façon moins glorieuse, ce qui te remplit de compassion, tout ça pour ces gens croisés au hasard des soirées blogs parisiennes, voire même des gens que tu n’as jamais connu que par échange de mail.
Bref.
On continue à bloguer, un peu, une fois par mois, par semaine, ou toutes les deux semaines, parce que même si le bonheur a frappé, on n’oublie jamais ceux qui nous ont tenu compagnie pendant les insomnies, ceux qui nous ont fait sourire quand on s’ennuyait à mourir au boulot, ceux pour qui on se forçait à écrire dans l’attente de leurs réactions. Sans oublier ceux qui nous ont donné envie de les rencontrer en chair et en os…
RIP So Glamourous, Alexiane, toi même tu sais, nous ne sommes qu’à un sms de distance :)




