On va faire simple, sans fioritures :
Je vous souhaite une bonne apocalypse année 2012 ! Bonheur, joie, santé, toussa toussa !
Ok, donc ça c’est fait. J’espère que vous vous êtes bien amusés, tout en restant dignes pour ce réveillon. La dignité, c’est important.
Ce qui m’amène au sujet du billet. Depuis 7 mois, je suis sobre. Ne soyez pas si incrédudes, je vous assure que c’est vrai, je n’ai pas touché une seule goutte d’alcool depuis le début de ma grossesse. Je n’ai pas failli, je suis restée fidèle à mes convictions (et à celles de l’OMS). Et aussi bizarre que ça ait pu sembler à certaines mauvaises langues, ça ne m’a pas manqué, ne me manque pas tant que ça (et aux autres mauvaises langues, pour info j’avais arrêté de fumer plusieurs mois avant de tomber enceinte déjà, ainsi aucun manque à déplorer. Et toc.)
Bref. Cette sobriété nouvelle a eu des conséquences inattendues : me faire voir les gens sous leur vrai jour en soirée. ou leur vrai soir en journée, peu importe. Une révélation en somme.
En gros, quand en soirée, tu es la seule à ne pas être imbibée, tu te rends compte que certaines personnes que tu fréquentais aux occasions festives ne t’amusent en fait que quand tu es bourrée.
C’est moche. Mais vrai.
Ainsi, tu découvres que ces longues conversations que tu croyais passionnantes, eues par le passé avec certains jusqu’à tard dans la nuit n’étaient possibles et supportables qu’avec un verre dans le pif. Gosh. C’est là que tu te dis « merde, ce type là je le trouvais fun uniquement parce que j’étais pompette ». Certaines personnes semblent soudain insipides sans le filtre de l’alcool. Pire, si tu es sobre et qu’ils sont tous vraiment saouls, le fameux « tu t’es vu quand t’a bu » prend alors tout son sens. Je pense que les capitaines de soirée savent de quoi je parle.
Je peux te dire que ça t’oblige à te repasser mentalement tout un tas de soirées. Et à beaucoup, beaucoup, te répéter qu’heureusement le ridicule ne tue pas.
C’est comme ça que tu te retrouves avec d’un côté, les gens avec qui tu t’entends bien en toutes circonstances. De l’autre, la catégorie des « hyper sympas quand on est complètement plein » comme ça tu sais à quelle genre d’occasion les inviter.
D’où une nouvelle expression entre le z’homme et moi. Du genre : « je l’aime vraiment bien machin » . »Ah oui, tu veux dire que tu l’apprécies même à jeun ? ».
Tu vois, j’ai pas besoin de boire pour raconter des conneries.
(ai-je besoin encore de rappeler qu’on fait du second degré sur ce blog ?)
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