NouméaParis

Humeurs d'une Calédonienne revenue au pays après des années d'expatriation parisienne

 

Le bonheur n’est pas le fruit de la paix, le bonheur c’est la paix même. “Alain”

 

Et quand on est en paix, ma foi, on est moins enclin à délirer sur un blog, c’est une évidence à laquelle nous nous rendons tous les uns après les autres.
On délire toujours, oui, mais avec les gens qui nous accompagnent au quotidien, en chair et en os.

Ah ça, raconter des conneries, on n’arrêtera jamais. C’est comme ça, la connerie tu l’as ou tu l’as pas. Elle te vient comme ça, sans prévenir.
Avant, quand ça te venait,  tu pensais “faut que je la blogue”, parce qu’il faut bien l’avouer, tu n’avais un peu que ça à faire de tes longues nuit d’insomnie; désormais tu dors la nuit, et tu n’as pas envie de te coller devant un ordi alors qu’il fait beau dehors et dans ta tête.
D’ailleurs, les conséquences sont les mêmes sur ton temps passé sur gtalk ou skype, et commence à affecter certaines de tes relations lointaines; tant pis, ne resteront que les vrais de vrais.

C’est à peine si tu jettes un œil de temps à autre sur ton google reader où s’accumulent les billets non lus. Au bout de 3 mois, tu finis par cliquer sur “marquer tout comme lu”, sauf sur les flux de tes amis. Tu conserves certains dans un coin, en te disant, j’irai lire…un jour.
Et un jour, en effet, tu y vas et tu découvres que la vie a changé aussi pour certains, parfois de façon heureuse, ce qui te fait sourire; parfois de façon moins glorieuse, ce qui te remplit de compassion, tout ça  pour ces gens croisés au hasard des soirées blogs parisiennes, voire même des gens que tu n’as jamais connu que par échange de mail.

Bref.
On continue à bloguer, un peu, une fois par mois, par semaine, ou toutes les deux semaines, parce que même si le bonheur a frappé, on n’oublie jamais ceux qui nous ont tenu compagnie pendant les insomnies, ceux qui nous ont fait sourire quand on s’ennuyait à mourir au boulot, ceux pour qui on se forçait à écrire dans l’attente de leurs réactions. Sans oublier ceux qui nous ont donné envie de les rencontrer en chair et en os…

RIP So Glamourous, Alexiane, toi même tu sais, nous ne sommes qu’à un sms de distance :)

 

Une adaptation éclair

 

Franchement, je ne m’inquiétais pas trop pour l’intégration du z’homme en Calédonie. Mais j’avoue que je ne m’attendais pas forcement à une telle adaptation.

L’autre fois, on faisait les courses à Géant. Je pars regarder quelque chose de mon côté, et lorsque je retrouve monsieur quelques instants plus tard, que vois-je dans le caddie ? De la Number One, des Monte Carlo Arnotts, et des Twisties. Et bé, me suis-je dit.

Et hier, hier, alors qu’on rentrait du boulot, une voiture nous coupe la route, je l’évite de justesse, et le z’homme s’exclame “Lônculé ! “. Hem. Ah. Bon. Déjà. Ce matin, il me répond par “C’est ça aussi !”.

Attends, attends. Il y a environ une semaine de ça, on sort de chez nous, et il me fait “tiens, faudrait que j’aille acheter des claquettes.” Moi : “pourquoi ? elles ont quoi les tiennes ?” Lui : ” ben rien, c’est pour avoir plusieurs paires, tu wois”. Dans ma tête, j’ai visualisé la collection de claquettes que nous avons toujours eu chez mes parents. Une paire à l’entrée du haut, une paire en bas, une paire dans le garage, etc.

Il me fait peur un peu. S’il se met à me parler d’huile de Tamanou pour soigner tous mes maux, je m’inquièterai, hein.

Bref.

Il a l’air de particulièrement apprécier son nouveau rythme, à savoir sortir du travail à une heure décente, et qu’on aille à la plage directement après. Il a la vie dure mon homme, si, si.

Bon, ça va, il a pas encore l’accent, on est sauvés. Sinon y a plus qu’à acheter une station avec du bétail, un calib’ 12, et aller péter un cerf ce week end. Awa. T’imagines. Ceci dit, on a déjà trois modèles de Coleman différents, je pense qu’on est fin prêts pour un coup de pêche.

Je te laisse, y a le vieux qui m’appelle.

 

Trouble Odieusement Chiant

 

Je crois que j’ai un problème.

J’en suis sûre en fait.

Un T.O.C.

Je te prierai d’avoir l’amabilité de ne pas trop te foutre de ma gueule sur ce coup là, car tout de suite là maintenant, je vais me mettre un peu à nue.
….

C’est une image bien sûr.

J’en avais déjà parlé plusieurs fois, souviens-toi. Pas trop en détail certes. Mais aujourd’hui tu vas prendre la mesure véritable de ma névrose.

Chaque fois que je sors de l’appartement, que ce soit le matin en partant, ou pour aller faire des courses, ou sortir boire un verre, je reviens TOUJOURS appuyer sur la poignée pour vérifier que la porte est bien fermée.
Il m’arrive parfois de le faire 3 fois d’affilée pour me sentir détendue. Comme un rituel. Un rituel très énervant quand on est déjà en retard.

Mais avant cela, je fais au moins 2 fois le tour de l’appartement sous le regard hilare du z’homme pour m’assurer que le four, les plaques, les lumières sont éteints, que les fenêtres sont verrouillées, et que le chat a de l’eau.

Même chose pour la voiture. Je suis capable de m’éloigner d’elle de 20 mètres et de faire demi-tour pour aller vérifier que j’ai bien fermé, même s’il pleut des cordes. Je lutte contre moi même parfois pour me retenir d’y aller.

Pas plus tard qu’hier, le z’homme en a encore fait les frais. Installés tous deux dans la voiture, je mets le contact, m’arrête, et le regarde. “T’as bien fermé la porte ? je t’ai pas vu faire”.

Il me lance ce regard à la fois navré et hilare devenu si coutumier et me dit: “Oui, je l’ai fait…enfin je me vois plus le faire, raaaaaah, tu m’énerves, je sais plus, tu veux que j’aille voir ?”.

Je hoche la tête l’air honteux, il ressort de la voiture, remonte à l’appartement, et appuie sur la poignée de la porte de façon à ce que je le vois faire d’en bas. Oui, j’ai besoin de le voir de mes yeux.

Bien sûr, j’essaie de remédier à ça, en me concentrant sur mes gestes, pour ne plus douter d’avoir fait quelque chose machinalement. Mais ça ne s’arrange pas plus que ça.
Le z’homme a pris l’habitude de ralentir le pas exprès en sortant de la voiture, pour me laisser le temps de faire demi-tour pour aller vérifier, comme à chaque fois.

Ça ne date pas d’hier, qui plus est. Quelques années auparavant, je me souviens très bien d’être montée un jour en voiture avec ma mère, de l’avoir laissée faire quelques kilomètres, et de lui dire soudain “Mam, t’as bien fermé le gaz dans la cuisine ?”. C’est ainsi que tout le monde dans la voiture s’est mis à douter par ma faute.

En plus d’être névrosée, je dispose d’une capacité à faire douter les autres assez développée.

L’important, ceci dit, c’est que ça fait marrer le z’homme. Et moi, ça me met juste en retard régulièrement.

Mais je le vis bien hein. Faut pas croire, à part ça, je suis relativement nor-ma-le.

 

Chuc Mung Nam Moi ! Bonne année !

 

Et oui aujourd’hui c’est le Têt, nouvel an Vietnamien (et Chinois). Journée de débauche gastronomique où qu’on va se remplir le bide comme pas possible. Les communautés asiatiques du territoire étant bien représentées, c’est une fête dont tout le monde profite en Calédonie (pour manger).

Cette année sera l’année du Tigre de Métal, et je me permets de reprendre ce que j’ai trouvé sur le site de Kutchuc :

Une année du tigre de métal ne sera pas une année insipide. Une année pleine riche et forte avec de belles surprises et des moments de tension.

Une année où il faudra savoir prendre du recul parfois et ne pas foncer sans réfléchir mais aussi profiter de l’atmosphère propice aux engagements et aux sentiments. Une année pour aimer et le dire, partager, vivre à fond ses émotions..

rat chinois Rat : Imaginatif, charmant et vraiment généreux avec les personnes aimées, travailleur passionné, entreprenant. Mais mauvais caractère, critique et opportuniste. Une tendance à la distraction.
2010 sera pour le rat une année riche en opportunités, mais où il lui faudra contrôler tout particulièrement son mauvais caractère et sa tendance à la distraction.
boeuf chinois Boeuf ou buffle : Ordonné, avec les sens pratique, méthodique, habile de ses mains, affectueux. Un tempérament de chef. Plutôt conservateur..Attention à ne pas être trop autoritaire et à ne pas se mettre en colère.
2010 sera une très bonne année pour le buffle, son caractère lui permettra de profiter des opportunités offertes par l’année du tigre sans tomber dans les pièges.
tigre chinois Tigre : Superbe et généreux, sensible, émotif, capable d’aimer très fort. Mais aussi rebelle, obstiné, un peu tête brûlée et parfois mesquin.
2010, année de son signe, sera pour le tigre particulièrement riche en opportunités dans tous les domaines, mais aussi particulièrement risquée pour lui et il lui faudra souvent museler son tempérament.
lapin chinois Lapin ou chat : Affectueux, attentionné, agréable. On aime vous fréquenter. Prudent et conservateur et une tendance à être trop sentimental.
2010 sera pour le lapin un défi. Son tempérament paisible devra s’accomoder du caractère tumultueux de cette année, mais s’il ne se laisse pas submerger, il pourra faire des progrès décisifs dans sa vie.
dragon chinois Dragon : Plein de vitalité et d’enthousiasme. Intelligent, doué et perfectionniste. Populaire, mais aussi parfois trop exigeant et capable de “trop l’ouvrir”.
2010 sera pour le dragon une excellente année malgré le risque de quelques brouilles.
singe chinois Serpent : Sage, charmant, réfléchi avec une très forte intuition. Attention à ne pas attacher trop d’importance à l’argent et à éviter de remettre les choses au lendemain.
2010 sera pour le serpent une année très remplie et pleine d’opportunités y compris sentimentales mais il ne devra être attentif à les saisir
cheval chinois Cheval : Travailleur forcené. Très indépendant. Intelligent et amical. Tendance à l’égoïsme et à la malice.
2010, comme 2009 sera pour le cheval une année de progrès mais il devra encore plus que l’année précédente ne pas oublier de se détendre et prendre des vacances.
mouton chinois Chèvre (ou bélier) : Elégant, artiste, affectueux. Créatif, parfois gêné par un certain pessimisme ou des émotions trop vives. Plus boudeur que coléreux. Généreux, gentil, les chinois pensent que ses qualités de coeur lui valent d’être très chanceux.
2010 sera pour la chèvre une année très profitable pour la chèvre même s’il aura parfois l’impression que tout va trop vite et trop fort pour elle.
singe chinois Singe :Vif, très intelligent et très malin. Personnalité attirante. Attention à ne pas être trop opportuniste ou parano.
2010 sera une année fabuleuse pour le singe s’il respecte les autres et ne tente pas de réussir par la ruse au lieu du travail.
coq chinois Coq : Travailleur obstiné, malin et décidé. Dit toujours ce qu’il pense. Rêveur et extravagant.
2010 sera, comme 2009 pour les coqs une année très positive à condition qu’il garde les pieds sur terre plus souvent qu’à l’habitude..
chien chinois Chien : Fidèle et honnête. Mais aussi soucieux, mauvaise langue et prompt à la critique.
Pour profiter des grandes opportunités que lui offrira 2010, le chien devra faire taire de temps en temps son esprit critique et ses inquiétudes.
cochon chinois Cochon : Un compagnon merveilleux, très intellectuel. Sincère, tolérant et honnête mais terriblement naïf. Direct, patient mais routinier et peu enclin à donner son avis par aversion pour les conflits. Très (trop) attaché aux biens matériels. Attentionné et délicat. Amoureux de la nature
Le cochon vivra des moments pénibles en 2010. Son tempérament paisible s’accomodera difficilement des turbulences de cette année passionnante et pourtant il en tirera un très grand profit sur tous les plans !

Source : http://www.kutchuk.com

Et comme chaque année, n’oublions pas les voeux :

 

Le plein air, y a que ça de vrai

 

L’avantage ici, c’est de pouvoir se faire des mini vacances tous les week ends. L’avant avant dernier, nous avions passé une journée sur l’ile aux canards (encore), le suivant à lézarder au Kuendu. Et ce week end, j’ai voulu emmener le z’homme faire son premier camping en plein air. Pas du camping façon Dubosc, hein, du VRAI camping, dans les bois, au milieu de nulle part, avec une tente et au coin du feu.

Alors avec des amis, nous avons pris la route direction les Bois du Sud. Ça se situe juste à côté du Parc de la Rivière Bleue. Personnellement, j’adore le Sud, avec sa terre bien rouge, car j’y ai énormément de souvenirs avec ma famille, nous y allions souvent autrefois. Faut aussi dire que j’ai vécu mes premières années sur terre dans la terre rouge à Kouaoua, il existe des photos de moi haute comme 3 pommes couverte de gadoue rougeâtre…

Bref.
Ces grands espaces désertiques, à à peine une heure et demi de route de Nouméa, je trouve ça extra. Pas besoin d’aller bien loin pour se retrouver seuls.

Le montage de la tente a nécessité quelques ajustements avec le z’homme, qui aime faire les choses bien. Moi, tu m’écouterais, je te fous les arceaux, je te plante deux trois sardines par ci par là, et roule. Mais lui, non, non, il faut que chaque pièce fournie soit utilisée.

Un bon petit feu de camp le soir pour faire nos grillades, une bonne nuit passée dans le silence le plus total…Le bonheur.

Et le lendemain, après démontage de la tente, nous avons décidé de nous rendre à la Rivière Blanche histoire de se baigner. Malheureusement, nous n’avions pas pris l’appareil photo, et c’est fort dommage car la source était vraiment chouette.

Allez, on se tait et on envoie les photos.

 

Quand je vous le disais…

 

que Nouméa c’est petit:

lundi,premier jour de mon nouveau boulot, assise dans le bureau de mon directeur à remplir de la paperasse avec lui, il s’interrompt soudain et dit :
“au fait, c’est vous le blog noumeaparis ?”

“euh…”

 

Je vous en ficherais de la rigolade, moi

 

Puisque ça se plaint que c’est pas assez la déconne ici, va falloir calmer la révolte là, moussaillons!

Tout d’abord, il est bien connu que les gens les plus tristes font les gens les plus drôles. Ce qui explique les débuts hautement portés sur le n’importe quoi de ce blog. Excusez moi donc de ne plus être dépressive pour vous concocter de la grosse marade, non mais pardon.Vraiment, je m’excuse. Qu’on me flagelle sur le champ, c’est quoi cette idée débile de vouloir être heureux ??

Ensuite, comment te dire, toi le lecteur qu’était po là, il y a presque 5 ans, et bé oui ça fait 5 ans, trouver des idées à bloguer au bout de 5 ans, c’est pas super super facile. Si t’en as des bonnes, pourquoi tu nous ouvrirais pas un blog tiens, qu’on puisse se fendre la poire un tantinet?

Enfin, je vais t’expliquer un truc tout simple. J’habite en Calédonie. Pitit pays, jouli pays. Mais où que le monde est vraiment petit, où je connais tout plein de gens, où que les gens ils parlent beaucoup.

J’ai tout plein de trucs rigoulos à raconter, mais je peux point ici, parce que ça serait assez…fâcheux que certaines personnes s’y reconnaissent. Ben voui. Et j’ai un vrai métier, sérieux, toussa, toussa, je t’assure. Ça serait mal vu de raconter des anecdotes de boulot, certes parfois tordantes, mais déplaisantes pour les gens concernés…

Il y a aussi le problème de crédibilité, vois-tu, dans mon métier. Déjà qu’on me dit tout le temps que j’ai pas l’air d’une comptable parce que je suis “rigolote” (je sais toujours pas si je dois bien le prendre ça), faudrait voir à ne pas en rajouter.

Prenons un exemple. Récemment, je parlais avec une personne que je supervisais il y a quelques temps de cela déjà, elle me dit d’un ton décontracté :” Avant que tu n’arrives, je connaissais ton blog tu sais, j’avais beaucoup ri de ton article sur les pets”.

Je t’avouerai que j’ai eu comme un blanc après ça.

Attends, attends. Avant hier, je faisais des courses dans un hypermarché. Ici, c’est un peu le lieu où t’es sûre de croiser des personnes que tu connais. Le z’homme, des fois, il hallucine de me voir m’arrêter dire bonjour un coup au rayon PQ, un coup au rayon légumes, et vas y que ça papote, et qu’on traine; tu rajoutes ceux que j’essaie d’éviter en me cachant derrière une boite de lessive, et hop 2 heures plus tard on a enfin fini les courses, et on a quasi rien à bouffer dans le chariot.

Et encore, tu connais pas mon père, lui il est foutu de croiser vingt personnes en vingt minutes, c’est l’enfer, faut JAMAIS  l’emmener au supermarché si t’es pressé.  Une fois, on était en vacances en Floride, il a trouvé le moyen de dire bonjour à des gens dans l’hôtel.

Bref.

Je disais donc. Je faisais donc les courses, seule, quelque part entre les croquettes pour chat et le linge de maison, quand un monsieur a soufflé à sa compagne :”hey, t’as vu, c’est la fille  qu’on avait vue dans le magazine un jour là, qui a un blog”…

Ça m’a pas mise très à l’aise en fait, je l’avoue. A cet instant précis, je me suis souvenue  de tous les articles que j’avais failli écrire à une époque sur des choses nettement plus crues que les pets, et je me suis félicitée ardemment de ne PAS l’avoir fait.

Sinon le monsieur il aurait plutôt dit à sa femme un truc comme: “heeeey, c’est la fille qui blogue sur les bites”.

Tu vois un peu le genre ?

Forcement, j’ai parfois pensé à recréer un nouveau blog, pour être moins reconnaissable. Mais j’aime celui-ci, et je vous aime bien aussi, un peu…Alors je fais avec. Et quand j’ai très envie de dire des “prout, caca, foufoune” (non je n’ai pas le syndrome de tourette), je le fais sur twitter (facebook c’est devenu terrain miné aussi…).

Alors on fait avec et puis c’est tout. Fin de la discussion.

 

SOS dos kaput

 

Je sais plus si je t’ai dit mais je suis en vacances. Ce qui explique que je blogue un peu plus.

La première semaine c’était un peu trop de bonheur, soleil, chaleur, farniente à la plage, la totale.

La deuxième semaine, depuis hier donc, me demande pas comment, j’étais sur le canapé et je me suis relevée. Et là mon dos il a fait comme un spaghetti tout mouillé, il s’est tordu. Depuis, je marche comme une vieille (j’ai rien contre les vieilles hein, je le serai un jour), le chat a l’air de ricaner en me voyant, et j’évite de sortir. C’est comme hier, je faisais les courses à Géant et je me tenais les reins telle une femme enceinte, dans ma salopette large, tu vas voir que ça va jaser dans les chaumières si on m’a vue.

Heureusement, cette semaine, il pleut. Ce qui m’évite d’avoir les boules d’être coincée sur le canapé.

En attendant, je fais des offrandes au dieu des douleurs lombaires pour que l’osthéopathe que Margou m’a recommandée fasse des miracles, parce que passer ma dernière semaine de vacances allongée ne me fait pas rêver du tout.

Le souci quand t’as mal au dos et que t’es seule chez toi, c’est quand tu fais tomber un truc par terre (oui bon, en même temps ça peut pas tomber plus bas, je sais, vos gueules les mouettes), y a personne pour t’aider à le ramasser, alors tu passes maître dans l’art de l’attrapage d’objets avec les pieds. Je suis un peu un singe par moments, je l’admets. J’assume.Un peu.

Edit : l’osthéo de Margou est un magicien, il m’a débloquée en une séance, résultat je suis partie gambader dans les magasins car ici aussi c’est les soldes…on ne se refait pas.

 

Choisir d’être spectateur ou auteur de sa propre vie…

 

Il m’arrive encore parfois de parcourir des blogs que je suivais il  y a quelques mois, voire années, et d’y découvrir des gens tourmentés, tentant d’exorciser leur tristesse en la livrant sur internet.

Et parfois, dans leurs mots, j’y reconnais celle que j’ai été il y a 4 ans, à la différence que dans mon cas, je préférais dire des bêtises plutôt que d’étaler ma dépression sur ce blog. Dans ces moments là, je me dis alors que si on m’avait dit à l’époque que 4 ans plus tard, j’aurai réalisé tous mes projets de retour au bercail, réussi une installation sans encombres, mené ma carrière où je voulais, et commencé à préparer un mariage, je n’y aurais sûrement pas cru.

Forcément, j’ai alors envie souvent de dire à ces gens que je lis, cachée derrière mon écran, que ça passera, que s’ils lâchent prise et laissent enfin la vie les porter, en lui faisant confiance, tout ira bien…que les choses les plus belles se produisent quand on a arrêté de vouloir les forcer à arriver. Mais je sais que peu me croiront, car quand on va mal, on ne croit pas que ça puisse aller mieux.

Peut être au moins, garderont-ils dans un coin de leur esprit que c’est possible. Que la solution vient toujours de soi, pas des autres. Quand on ne peut pas changer quelque chose, on peut changer la façon dont on va percevoir et réagir à cette chose…

En attendant, je continue à lire, avec mon écran comme paravent, comme tous les voyeurs de l’internet mondial…et j’avoue que de temps en temps, me rappeler d’où je suis revenue pour arriver où je suis, est un excellent moyen d’apprécier ce que j’ai, mais aussi de savoir que j’ai fait ce qu’il fallait pour l’obtenir.

En devenant auteur de ma propre vie, plutôt que d’en être spectatrice.

 

La bêtise a de nombreux visages

 

En Calédonie, comme dans beaucoup d’endroits dans le monde, on aime bien pouvoir identifier la personne en face de soi, cela doit avoir un côté rassurant pour eux, j’imagine.
Ainsi, on aime à mettre les gens dans des cases, zoreille, caldoche, kanak, viet, etc.

Alors quand on se retrouve face à quelqu’un comme moi, le doute se manifeste.

Face au z’homme, aucun doute, les gens savent à qui ils ont affaire, monsieur est un métropolitain, c’est bon, le fait est établi, tout va bien, on sait à qui on a à faire, ouf on respire.

Face à moi, par contre, je sens toujours ce petit moment de flottement chez certains. J’imagine aisément le conflit intérieur qui se joue alors : “Awa lôngin, elle porte un nom de famille bien de chez nous, elle en a la tête, mais awa, elle a vécu en Frônce, tu wois, alors elle est un peu devenue zoreille, non ? merde, je la mets dans quelle case elle ? ”

Oui, je suis une hybride aux yeux de certains. C’est un fait. Je le vis plutôt bien ma foi.
Car contrairement à certains anciens camarades qui veulent à tout prix s’affirmer comme Caldoche de base en prenant faussement et exagérément l’accent local, j’assume parfaitement d’avoir ouvert mon esprit à autre chose, et d’en être revenue grandie et riche des cultures que j’ai côtoyées.
Oui, monsieur, j’assume d’avoir enfin compris que le fromage Kraft c’était pas du vrai fromage ! Hem.

Jusqu’ici, rien de bien dérangeant, et ça restait même amusant.

Mais lorsque j’entends qu’il y a quelques semaines, un syndicat a fait un scandale parce que soit disant une boite où j’ai bossé avait recruté un “non-local” (oui c’est un sujet délicat ces temps-ci…), alors qu’en réalité il s’agissait bien d’un jeune Calédonien, parti comme moi étudier en métropole, et revenu ensuite dans l’espoir d’aider à construire le pays avec ses compétences durement acquises, je trouve que vraiment…il y a des baffes qui se perdent.
Bien évidemment, tout cela a été éclairci, et le syndicat n’a pu que valider cette embauche. Mais sur quoi s’étaient-ils donc basés pour qualifier ce garçon de “non-local” ? Parce qu’il n’arrivait pas le matin en gueulant un bon “Boulette ou quoi ? Il est bon ou quoi ! ” ?. Il ne venait pas travailler en claquettes ?
Non mais sérieux.

On nous casse les couilles oreilles avec l’emploi local à toutes les sauces, on va se former exprès ailleurs pour pourvoir en compétences sur le territoire, et quand on revient formés, ils nous reconnaissent plus ces abrutis…Veulent pas aussi qu’on rajoute notre arbre généalogique sur le cv ?

Connerie, je crie ton nom !

Et pour ceux qui veulent savoir, voici un article de Simon Louekhote sur le pourquoi du comment sur cette loi sur l’emploi local qui a été votée le 31 décembre…

 

Une bonne et heureuse année 2010

 

Bonne annééééééééée les gens ! Meilleurs vœux et tout le tintouin, que cette année vous apporte le meilleur du meilleur !

Et voilà, une année de plus qui s’est achevée. Une année riche en évènements et d’un très bon cru ! La nouvelle va avoir du mal à faire mieux :-)
Regardons en arrière : Préparatifs du grand retour au pays avec foire à l’organisation et moults périples dès le début de l’année; signature de mon cdi dès juin; grand départ et déménagement fin août; arrivée sur le caillou; installation dans notre nouveau logement dès début octobre; embauche du z’homme mi-octobre; changement d’emploi pour moi dès fin décembre (et oui je change déjà mais j’ai de bonnes raisons, et j’en suis TRES contente !) et commencement d’organisation de mariage !

Certains m’ont demandé ce qu’on faisait en Calédonie pendant les fêtes. Et bien la même chose que partout pardi, on mange du foie gras, on boit du champagne. Pour certains, ça se finit chiffon carpette. Sauf que nous on le fait en short. Et qu’on mange beaucoup beaucoup de fruits de mer.
Ah, et en outre, ici ce sont les grandes vacances scolaires, on suit l’année civile vu que le climat le permet.

Et qu’est ce qui a changé pour nous sinon ?

Et bien, l’autre jour, j’étais coincée dans un bouchon pendant une demie-heure. Et PERSONNE , mais PERSONNE, n’a klaxonné, on a tous patienté. Ça m’a perturbée un instant.

Le soir quand on fait les courses, je me suis rendue compte que les gens me rendaient mon sourire, même que j’ai failli écrasé les pieds d’une dame avec mon chariot et qu’elle a rigolé.
Ça m’a rappelé la fois où dans le 11ème arrondissement, une dame m’avait poussée sauvagement pour me passer devant à la caisse.

Des petites choses quoi…On parlera pas trop du fait que des jours comme aujourd’hui, chaud et ensoleillé, je me suis levée, ai attrapé ma serviette et j’ai filé me baigner à la plage, paraît que ça énerve…

Attends, je vais quand même juste te dire un truc…je suis en vacances pour deux semaines…allez, tata.

 

Les week end ici c’est trop trop trop dur, vraiment

 

Ah les gens, en voyant vos commentaires, je me dis que je vous aime bien quand même et qu’il faut que je m’y remette.

Les fêtes sont arrivées à grands pas, et la vérité, on ne s’en est pas rendus  compte. Pour le z’homme, ça s’explique forcément par le côté Noël sous les tropiques en short et en claquettes.

Les apéros improvisés entre filles ont repris leur cours, les week end à comater pour récupérer aussi, je crois que c’est signe de retour à la normale. Ahem.

Amicalement ici, que de bonnes surprises finalement, retrouver les amis après tant d’années sans que ça ait changé nos liens, retrouver aussi les copains du collège et se faire des réunions d’anciens, redevenir super amie avec des gens que j’avais perdu de vue , se découvrir une grande affinité pour quelqu’un que je n’appréciais guère au temps du lycée, et sans oublier les nouvelles têtes avec qui on ne pensait pas passer autant de temps aussi vite, ni en fait les considérer comme des amis aussi tôt.

Les infos ? ah mais oui on les regarde sur TF1 avec un jour de différé, et je vous avouerai que le z’homme a tendance à ricaner dès qu’il entend le mot grève associé au mot transport…Seypagentil.

Il a profité avec ravissement de son premier week end en dehors de Nouméa depuis notre installation, deux jours à Karikaté, loin de (presque) tout, à peine à 45 minutes de route de chez nous. Je dis presque, car les propriétaires du terrain d’à côté avaient choisi de jouir de leur bien le dimanche même, et en nombre. En nombre bruyant bien sûr. Quelle joie d’entendre à 7h du matin un bon “Mais Lôngin t’as branlé quoi avec le propulseur, ‘culé de gosse” plein de poésie.

De toutes façons, j’étais déjà réveillée vu que la marmaille de nos amis criait cinq minutes avant devant notre porte un tout aussi poétique “Papaaaaaaaa, papaaaaaaaaa euuuuuuh, je veux faire cacaaaaaaa!”. Adorable bambin.

Cette même marmaille avec qui le z’homme et moi nous sommes retrouvés à faire des châteaux de sable pendant que les heureux parents pratiquaient la sieste canaque avec assiduité. Les traîtres. Surtout que les nains ont craqué pour le z’homme, et le réclamaient beaucoup. Parfois, je l’ai trouvé qui se cachait derrière un mur pour fumer une cigarette en paix.

Ouais mais nous, quand on est rentrés dimanche soir, on était seuls, AH. J’adore les nenfants, mais finalement les rendre aux parents après, c’est un concept sympa. La location d’enfants, ça se fait ?

Trève de rigolade, quelques photos prises ce week end (et comme une andouille je m’étais gourée de filtre…), et on peut dire qu’on a passé un très très bon week end, à vite refaire !

 

Je suis toujours en vie, si, si

 

Mea culpa, je vous ai abandonné lâchement. Mais les journées sont bien remplies, et le soleil brille (je fais encore des rimes ceci dit, ah ah).

Sans compter que l’ordinateur étant installé dans notre bureau, je passe rarement lui rendre visite, j’avoue, le pauvre.

La saison chaude est bien là, avec le soleil et ses hautes températures = plage, piscine, plage, piscine, et SIESTES.

Aussi une petite crise existentielle du point de vue professionnelle, rien de grave, (je voulais changer de métier et vendre des glaces sur la plage) mais qui accaparait mes neurones et qui m’a éloignée encore plus de ce blog…

Pardon, pardon, pardon, ô ami lecteur, je t’ai délaissé, zappé, oublié…On est toujours copains ?

Bref. A part ça, le z’homme lui traverse une période de…grande coolitude, il kiffe son job, il kiffe la life, il bronzouille à mort, et maintenant il pèle, c’est malin.

Et le chat ? Ben le chat est dans le même état que le maître, la coolitude personnalisée, c’est plus le même chat du tout.

Des photos ? Oui, bon ok, j’ai atteint un niveau de feignassitude impardonnable.  Je te promets, lecteur fidèle, je vais me bouger un peu.

Dans tout ça, j’ai omis de te raconter la rencontre du z’homme avec un GROS cafard, puis avec une sauterelle de cocotier, c’est dommage, ce fut de grands moments.

et les fêtes ? oh ben on va sûrement passer Noël à siroter du champagne dans la piscine, et le jour de l’an à se gaver de fruits de mer. Mais sinon rien d’exceptionnel.

Et toi ça va bien ? T’es toujours là ou tu m’as zappée aussi ?

 

La vie tout simplement…

 

Depuis que je suis rentrée, avec les retrouvailles, les annonces ne s’arrêtent pas, les mariages, les emménagements, etc.

Et ce soir, j’avais trouvé louche l’insistance de mon amie pour ce diner à 3 entre filles. Et elle a attendu le milieu du diner pour le dire, ça y est, bébé est en route. Déjà, ça fait plaisir de faire partie des 2 personnes à qui elle voulait le dire en premier.

Après toutes ces années d’absence et d’amitié à distance…C’est beaucoup, c’est touchant. Et puis, à côté de ça, il y a le côté ça y est on est dans la trentaine, on est toutes dans des projets mariage/maison/bébé alors qu’on s’est quittés à l’ère “j’ai 18 ans, je suis con, et je sais pas ce que je veux dans la vie”.

Un grand bond de dix ans. Plein de bonnes choses, et de bonnes nouvelles. On s’est quittés pleines d’incertitudes sur nos vies et nos avenirs, boutonneuses, avec un manque de confiance en nous mêmes, et on se retrouve des années après, toutes épanouies, installées et pleines de projets.

C’est….bizarre et chouette à la fois. Mais c’est aussi pour ça que je suis rentrée, quelque part…

 

Viens chez moi j’habite chez un ami

 

On m’avait souvent fait le coup de la solidarité entre Calédoniens quand je vivais à Paris. “Y a le fils d’un ami de la tante du cousin de machin qui connait bien truc, je lui ai filé ton contact pour que tu l’aides sur place”.

Ben voyons. Et la marmotte, elle met le chocolat dans l’alu. T’as raison, tiens, genre y a marqué office du tourisme sur ma tronche. Ah, et puis on aime bien aussi te faire le coup de la famille éloignée que ça serait trop sympa d’accueillir. J’accueille déjà pas ma famille proche en dehors de mon frère, alors faudrait voir à pas croire au Père Noël (non, je ne suis décidement pas quelqu’un de sympa, c’est comme ça faut s’y faire et moi je le vis très bien).

Pendant ces longues années, j’avais toujours plutôt bien esquivé la chose. Parfois j’ai été sympa. Dans la limite du raisonnable. Sous entendu, je n’héberge pas des inconnus, et je les tiens pas par la main, faudrait voir à s’acheter de la débrouillardise chez l’épicier du coin.

Quand je voyage, j’enquiquine personne, je m’achète un guide dans la librairie la plus proche, je fais mon programme grace à internet, et je prends mes deux pieds pour aller voir ce qui se passe dehors.

Et v’là t-y pas qu’on nous fait la même ici. Mais envers les pov pitis métropolitains qui débarquent. Mais avec un truc en plus : Via Facebook. “Je te présente machin, c’est le copain d’un copain qui connait bien machine, et comme les amis de nos amis sont nos amis (mouahahahaha…non, sans déc) il vient d’arriver en Calédonie, il connait personne alors si tu pouvais le rencontrer et lui filer des bons plans, il va t’ajouter comme ami dans facebook”.

Non mais sérieux les gens. C’est lourd. Je veux bien être sympa, mais quand c’est moi qui décide de l’être. Pas quand on décide pour moi. Pourtant, mes amis savent que j’aime rendre service. Mais jamais quand on essaie de me l’imposer.

C’est moche. A l’inverse, quand je croise un petit nouveau en ville qui a l’air tout perdu, je lui propose de le déposer en voiture, et je lui file des bons plans.

Parce que ça vient de moi. Tout simplement. CQFD.

Yessssss, I’m a bad person. So true.

 
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