NouméaParis

Humeurs d'une Calédonienne revenue au pays après des années d'expatriation parisienne

 

Le plein air, y a que ça de vrai

 

L’avantage ici, c’est de pouvoir se faire des mini vacances tous les week ends. L’avant avant dernier, nous avions passé une journée sur l’ile aux canards (encore), le suivant à lézarder au Kuendu. Et ce week end, j’ai voulu emmener le z’homme faire son premier camping en plein air. Pas du camping façon Dubosc, hein, du VRAI camping, dans les bois, au milieu de nulle part, avec une tente et au coin du feu.

Alors avec des amis, nous avons pris la route direction les Bois du Sud. Ça se situe juste à côté du Parc de la Rivière Bleue. Personnellement, j’adore le Sud, avec sa terre bien rouge, car j’y ai énormément de souvenirs avec ma famille, nous y allions souvent autrefois. Faut aussi dire que j’ai vécu mes premières années sur terre dans la terre rouge à Kouaoua, il existe des photos de moi haute comme 3 pommes couverte de gadoue rougeâtre…

Bref.
Ces grands espaces désertiques, à à peine une heure et demi de route de Nouméa, je trouve ça extra. Pas besoin d’aller bien loin pour se retrouver seuls.

Le montage de la tente a nécessité quelques ajustements avec le z’homme, qui aime faire les choses bien. Moi, tu m’écouterais, je te fous les arceaux, je te plante deux trois sardines par ci par là, et roule. Mais lui, non, non, il faut que chaque pièce fournie soit utilisée.

Un bon petit feu de camp le soir pour faire nos grillades, une bonne nuit passée dans le silence le plus total…Le bonheur.

Et le lendemain, après démontage de la tente, nous avons décidé de nous rendre à la Rivière Blanche histoire de se baigner. Malheureusement, nous n’avions pas pris l’appareil photo, et c’est fort dommage car la source était vraiment chouette.

Allez, on se tait et on envoie les photos.

 

Quand je vous le disais…

 

que Nouméa c’est petit:

lundi,premier jour de mon nouveau boulot, assise dans le bureau de mon directeur à remplir de la paperasse avec lui, il s’interrompt soudain et dit :
“au fait, c’est vous le blog noumeaparis ?”

“euh…”

 

Je vous en ficherais de la rigolade, moi

 

Puisque ça se plaint que c’est pas assez la déconne ici, va falloir calmer la révolte là, moussaillons!

Tout d’abord, il est bien connu que les gens les plus tristes font les gens les plus drôles. Ce qui explique les débuts hautement portés sur le n’importe quoi de ce blog. Excusez moi donc de ne plus être dépressive pour vous concocter de la grosse marade, non mais pardon.Vraiment, je m’excuse. Qu’on me flagelle sur le champ, c’est quoi cette idée débile de vouloir être heureux ??

Ensuite, comment te dire, toi le lecteur qu’était po là, il y a presque 5 ans, et bé oui ça fait 5 ans, trouver des idées à bloguer au bout de 5 ans, c’est pas super super facile. Si t’en as des bonnes, pourquoi tu nous ouvrirais pas un blog tiens, qu’on puisse se fendre la poire un tantinet?

Enfin, je vais t’expliquer un truc tout simple. J’habite en Calédonie. Pitit pays, jouli pays. Mais où que le monde est vraiment petit, où je connais tout plein de gens, où que les gens ils parlent beaucoup.

J’ai tout plein de trucs rigoulos à raconter, mais je peux point ici, parce que ça serait assez…fâcheux que certaines personnes s’y reconnaissent. Ben voui. Et j’ai un vrai métier, sérieux, toussa, toussa, je t’assure. Ça serait mal vu de raconter des anecdotes de boulot, certes parfois tordantes, mais déplaisantes pour les gens concernés…

Il y a aussi le problème de crédibilité, vois-tu, dans mon métier. Déjà qu’on me dit tout le temps que j’ai pas l’air d’une comptable parce que je suis “rigolote” (je sais toujours pas si je dois bien le prendre ça), faudrait voir à ne pas en rajouter.

Prenons un exemple. Récemment, je parlais avec une personne que je supervisais il y a quelques temps de cela déjà, elle me dit d’un ton décontracté :” Avant que tu n’arrives, je connaissais ton blog tu sais, j’avais beaucoup ri de ton article sur les pets”.

Je t’avouerai que j’ai eu comme un blanc après ça.

Attends, attends. Avant hier, je faisais des courses dans un hypermarché. Ici, c’est un peu le lieu où t’es sûre de croiser des personnes que tu connais. Le z’homme, des fois, il hallucine de me voir m’arrêter dire bonjour un coup au rayon PQ, un coup au rayon légumes, et vas y que ça papote, et qu’on traine; tu rajoutes ceux que j’essaie d’éviter en me cachant derrière une boite de lessive, et hop 2 heures plus tard on a enfin fini les courses, et on a quasi rien à bouffer dans le chariot.

Et encore, tu connais pas mon père, lui il est foutu de croiser vingt personnes en vingt minutes, c’est l’enfer, faut JAMAIS  l’emmener au supermarché si t’es pressé.  Une fois, on était en vacances en Floride, il a trouvé le moyen de dire bonjour à des gens dans l’hôtel.

Bref.

Je disais donc. Je faisais donc les courses, seule, quelque part entre les croquettes pour chat et le linge de maison, quand un monsieur a soufflé à sa compagne :”hey, t’as vu, c’est la fille  qu’on avait vue dans le magazine un jour là, qui a un blog”…

Ça m’a pas mise très à l’aise en fait, je l’avoue. A cet instant précis, je me suis souvenue  de tous les articles que j’avais failli écrire à une époque sur des choses nettement plus crues que les pets, et je me suis félicitée ardemment de ne PAS l’avoir fait.

Sinon le monsieur il aurait plutôt dit à sa femme un truc comme: “heeeey, c’est la fille qui blogue sur les bites”.

Tu vois un peu le genre ?

Forcement, j’ai parfois pensé à recréer un nouveau blog, pour être moins reconnaissable. Mais j’aime celui-ci, et je vous aime bien aussi, un peu…Alors je fais avec. Et quand j’ai très envie de dire des “prout, caca, foufoune” (non je n’ai pas le syndrome de tourette), je le fais sur twitter (facebook c’est devenu terrain miné aussi…).

Alors on fait avec et puis c’est tout. Fin de la discussion.

 

SOS dos kaput

 

Je sais plus si je t’ai dit mais je suis en vacances. Ce qui explique que je blogue un peu plus.

La première semaine c’était un peu trop de bonheur, soleil, chaleur, farniente à la plage, la totale.

La deuxième semaine, depuis hier donc, me demande pas comment, j’étais sur le canapé et je me suis relevée. Et là mon dos il a fait comme un spaghetti tout mouillé, il s’est tordu. Depuis, je marche comme une vieille (j’ai rien contre les vieilles hein, je le serai un jour), le chat a l’air de ricaner en me voyant, et j’évite de sortir. C’est comme hier, je faisais les courses à Géant et je me tenais les reins telle une femme enceinte, dans ma salopette large, tu vas voir que ça va jaser dans les chaumières si on m’a vue.

Heureusement, cette semaine, il pleut. Ce qui m’évite d’avoir les boules d’être coincée sur le canapé.

En attendant, je fais des offrandes au dieu des douleurs lombaires pour que l’osthéopathe que Margou m’a recommandée fasse des miracles, parce que passer ma dernière semaine de vacances allongée ne me fait pas rêver du tout.

Le souci quand t’as mal au dos et que t’es seule chez toi, c’est quand tu fais tomber un truc par terre (oui bon, en même temps ça peut pas tomber plus bas, je sais, vos gueules les mouettes), y a personne pour t’aider à le ramasser, alors tu passes maître dans l’art de l’attrapage d’objets avec les pieds. Je suis un peu un singe par moments, je l’admets. J’assume.Un peu.

Edit : l’osthéo de Margou est un magicien, il m’a débloquée en une séance, résultat je suis partie gambader dans les magasins car ici aussi c’est les soldes…on ne se refait pas.

 

Choisir d’être spectateur ou auteur de sa propre vie…

 

Il m’arrive encore parfois de parcourir des blogs que je suivais il  y a quelques mois, voire années, et d’y découvrir des gens tourmentés, tentant d’exorciser leur tristesse en la livrant sur internet.

Et parfois, dans leurs mots, j’y reconnais celle que j’ai été il y a 4 ans, à la différence que dans mon cas, je préférais dire des bêtises plutôt que d’étaler ma dépression sur ce blog. Dans ces moments là, je me dis alors que si on m’avait dit à l’époque que 4 ans plus tard, j’aurai réalisé tous mes projets de retour au bercail, réussi une installation sans encombres, mené ma carrière où je voulais, et commencé à préparer un mariage, je n’y aurais sûrement pas cru.

Forcément, j’ai alors envie souvent de dire à ces gens que je lis, cachée derrière mon écran, que ça passera, que s’ils lâchent prise et laissent enfin la vie les porter, en lui faisant confiance, tout ira bien…que les choses les plus belles se produisent quand on a arrêté de vouloir les forcer à arriver. Mais je sais que peu me croiront, car quand on va mal, on ne croit pas que ça puisse aller mieux.

Peut être au moins, garderont-ils dans un coin de leur esprit que c’est possible. Que la solution vient toujours de soi, pas des autres. Quand on ne peut pas changer quelque chose, on peut changer la façon dont on va percevoir et réagir à cette chose…

En attendant, je continue à lire, avec mon écran comme paravent, comme tous les voyeurs de l’internet mondial…et j’avoue que de temps en temps, me rappeler d’où je suis revenue pour arriver où je suis, est un excellent moyen d’apprécier ce que j’ai, mais aussi de savoir que j’ai fait ce qu’il fallait pour l’obtenir.

En devenant auteur de ma propre vie, plutôt que d’en être spectatrice.

 

La bêtise a de nombreux visages

 

En Calédonie, comme dans beaucoup d’endroits dans le monde, on aime bien pouvoir identifier la personne en face de soi, cela doit avoir un côté rassurant pour eux, j’imagine.
Ainsi, on aime à mettre les gens dans des cases, zoreille, caldoche, kanak, viet, etc.

Alors quand on se retrouve face à quelqu’un comme moi, le doute se manifeste.

Face au z’homme, aucun doute, les gens savent à qui ils ont affaire, monsieur est un métropolitain, c’est bon, le fait est établi, tout va bien, on sait à qui on a à faire, ouf on respire.

Face à moi, par contre, je sens toujours ce petit moment de flottement chez certains. J’imagine aisément le conflit intérieur qui se joue alors : “Awa lôngin, elle porte un nom de famille bien de chez nous, elle en a la tête, mais awa, elle a vécu en Frônce, tu wois, alors elle est un peu devenue zoreille, non ? merde, je la mets dans quelle case elle ? ”

Oui, je suis une hybride aux yeux de certains. C’est un fait. Je le vis plutôt bien ma foi.
Car contrairement à certains anciens camarades qui veulent à tout prix s’affirmer comme Caldoche de base en prenant faussement et exagérément l’accent local, j’assume parfaitement d’avoir ouvert mon esprit à autre chose, et d’en être revenue grandie et riche des cultures que j’ai côtoyées.
Oui, monsieur, j’assume d’avoir enfin compris que le fromage Kraft c’était pas du vrai fromage ! Hem.

Jusqu’ici, rien de bien dérangeant, et ça restait même amusant.

Mais lorsque j’entends qu’il y a quelques semaines, un syndicat a fait un scandale parce que soit disant une boite où j’ai bossé avait recruté un “non-local” (oui c’est un sujet délicat ces temps-ci…), alors qu’en réalité il s’agissait bien d’un jeune Calédonien, parti comme moi étudier en métropole, et revenu ensuite dans l’espoir d’aider à construire le pays avec ses compétences durement acquises, je trouve que vraiment…il y a des baffes qui se perdent.
Bien évidemment, tout cela a été éclairci, et le syndicat n’a pu que valider cette embauche. Mais sur quoi s’étaient-ils donc basés pour qualifier ce garçon de “non-local” ? Parce qu’il n’arrivait pas le matin en gueulant un bon “Boulette ou quoi ? Il est bon ou quoi ! ” ?. Il ne venait pas travailler en claquettes ?
Non mais sérieux.

On nous casse les couilles oreilles avec l’emploi local à toutes les sauces, on va se former exprès ailleurs pour pourvoir en compétences sur le territoire, et quand on revient formés, ils nous reconnaissent plus ces abrutis…Veulent pas aussi qu’on rajoute notre arbre généalogique sur le cv ?

Connerie, je crie ton nom !

Et pour ceux qui veulent savoir, voici un article de Simon Louekhote sur le pourquoi du comment sur cette loi sur l’emploi local qui a été votée le 31 décembre…

 

Une bonne et heureuse année 2010

 

Bonne annééééééééée les gens ! Meilleurs vœux et tout le tintouin, que cette année vous apporte le meilleur du meilleur !

Et voilà, une année de plus qui s’est achevée. Une année riche en évènements et d’un très bon cru ! La nouvelle va avoir du mal à faire mieux :-)
Regardons en arrière : Préparatifs du grand retour au pays avec foire à l’organisation et moults périples dès le début de l’année; signature de mon cdi dès juin; grand départ et déménagement fin août; arrivée sur le caillou; installation dans notre nouveau logement dès début octobre; embauche du z’homme mi-octobre; changement d’emploi pour moi dès fin décembre (et oui je change déjà mais j’ai de bonnes raisons, et j’en suis TRES contente !) et commencement d’organisation de mariage !

Certains m’ont demandé ce qu’on faisait en Calédonie pendant les fêtes. Et bien la même chose que partout pardi, on mange du foie gras, on boit du champagne. Pour certains, ça se finit chiffon carpette. Sauf que nous on le fait en short. Et qu’on mange beaucoup beaucoup de fruits de mer.
Ah, et en outre, ici ce sont les grandes vacances scolaires, on suit l’année civile vu que le climat le permet.

Et qu’est ce qui a changé pour nous sinon ?

Et bien, l’autre jour, j’étais coincée dans un bouchon pendant une demie-heure. Et PERSONNE , mais PERSONNE, n’a klaxonné, on a tous patienté. Ça m’a perturbée un instant.

Le soir quand on fait les courses, je me suis rendue compte que les gens me rendaient mon sourire, même que j’ai failli écrasé les pieds d’une dame avec mon chariot et qu’elle a rigolé.
Ça m’a rappelé la fois où dans le 11ème arrondissement, une dame m’avait poussée sauvagement pour me passer devant à la caisse.

Des petites choses quoi…On parlera pas trop du fait que des jours comme aujourd’hui, chaud et ensoleillé, je me suis levée, ai attrapé ma serviette et j’ai filé me baigner à la plage, paraît que ça énerve…

Attends, je vais quand même juste te dire un truc…je suis en vacances pour deux semaines…allez, tata.

 

Les week end ici c’est trop trop trop dur, vraiment

 

Ah les gens, en voyant vos commentaires, je me dis que je vous aime bien quand même et qu’il faut que je m’y remette.

Les fêtes sont arrivées à grands pas, et la vérité, on ne s’en est pas rendus  compte. Pour le z’homme, ça s’explique forcément par le côté Noël sous les tropiques en short et en claquettes.

Les apéros improvisés entre filles ont repris leur cours, les week end à comater pour récupérer aussi, je crois que c’est signe de retour à la normale. Ahem.

Amicalement ici, que de bonnes surprises finalement, retrouver les amis après tant d’années sans que ça ait changé nos liens, retrouver aussi les copains du collège et se faire des réunions d’anciens, redevenir super amie avec des gens que j’avais perdu de vue , se découvrir une grande affinité pour quelqu’un que je n’appréciais guère au temps du lycée, et sans oublier les nouvelles têtes avec qui on ne pensait pas passer autant de temps aussi vite, ni en fait les considérer comme des amis aussi tôt.

Les infos ? ah mais oui on les regarde sur TF1 avec un jour de différé, et je vous avouerai que le z’homme a tendance à ricaner dès qu’il entend le mot grève associé au mot transport…Seypagentil.

Il a profité avec ravissement de son premier week end en dehors de Nouméa depuis notre installation, deux jours à Karikaté, loin de (presque) tout, à peine à 45 minutes de route de chez nous. Je dis presque, car les propriétaires du terrain d’à côté avaient choisi de jouir de leur bien le dimanche même, et en nombre. En nombre bruyant bien sûr. Quelle joie d’entendre à 7h du matin un bon “Mais Lôngin t’as branlé quoi avec le propulseur, ‘culé de gosse” plein de poésie.

De toutes façons, j’étais déjà réveillée vu que la marmaille de nos amis criait cinq minutes avant devant notre porte un tout aussi poétique “Papaaaaaaaa, papaaaaaaaaa euuuuuuh, je veux faire cacaaaaaaa!”. Adorable bambin.

Cette même marmaille avec qui le z’homme et moi nous sommes retrouvés à faire des châteaux de sable pendant que les heureux parents pratiquaient la sieste canaque avec assiduité. Les traîtres. Surtout que les nains ont craqué pour le z’homme, et le réclamaient beaucoup. Parfois, je l’ai trouvé qui se cachait derrière un mur pour fumer une cigarette en paix.

Ouais mais nous, quand on est rentrés dimanche soir, on était seuls, AH. J’adore les nenfants, mais finalement les rendre aux parents après, c’est un concept sympa. La location d’enfants, ça se fait ?

Trève de rigolade, quelques photos prises ce week end (et comme une andouille je m’étais gourée de filtre…), et on peut dire qu’on a passé un très très bon week end, à vite refaire !

 

Je suis toujours en vie, si, si

 

Mea culpa, je vous ai abandonné lâchement. Mais les journées sont bien remplies, et le soleil brille (je fais encore des rimes ceci dit, ah ah).

Sans compter que l’ordinateur étant installé dans notre bureau, je passe rarement lui rendre visite, j’avoue, le pauvre.

La saison chaude est bien là, avec le soleil et ses hautes températures = plage, piscine, plage, piscine, et SIESTES.

Aussi une petite crise existentielle du point de vue professionnelle, rien de grave, (je voulais changer de métier et vendre des glaces sur la plage) mais qui accaparait mes neurones et qui m’a éloignée encore plus de ce blog…

Pardon, pardon, pardon, ô ami lecteur, je t’ai délaissé, zappé, oublié…On est toujours copains ?

Bref. A part ça, le z’homme lui traverse une période de…grande coolitude, il kiffe son job, il kiffe la life, il bronzouille à mort, et maintenant il pèle, c’est malin.

Et le chat ? Ben le chat est dans le même état que le maître, la coolitude personnalisée, c’est plus le même chat du tout.

Des photos ? Oui, bon ok, j’ai atteint un niveau de feignassitude impardonnable.  Je te promets, lecteur fidèle, je vais me bouger un peu.

Dans tout ça, j’ai omis de te raconter la rencontre du z’homme avec un GROS cafard, puis avec une sauterelle de cocotier, c’est dommage, ce fut de grands moments.

et les fêtes ? oh ben on va sûrement passer Noël à siroter du champagne dans la piscine, et le jour de l’an à se gaver de fruits de mer. Mais sinon rien d’exceptionnel.

Et toi ça va bien ? T’es toujours là ou tu m’as zappée aussi ?

 

La vie tout simplement…

 

Depuis que je suis rentrée, avec les retrouvailles, les annonces ne s’arrêtent pas, les mariages, les emménagements, etc.

Et ce soir, j’avais trouvé louche l’insistance de mon amie pour ce diner à 3 entre filles. Et elle a attendu le milieu du diner pour le dire, ça y est, bébé est en route. Déjà, ça fait plaisir de faire partie des 2 personnes à qui elle voulait le dire en premier.

Après toutes ces années d’absence et d’amitié à distance…C’est beaucoup, c’est touchant. Et puis, à côté de ça, il y a le côté ça y est on est dans la trentaine, on est toutes dans des projets mariage/maison/bébé alors qu’on s’est quittés à l’ère “j’ai 18 ans, je suis con, et je sais pas ce que je veux dans la vie”.

Un grand bond de dix ans. Plein de bonnes choses, et de bonnes nouvelles. On s’est quittés pleines d’incertitudes sur nos vies et nos avenirs, boutonneuses, avec un manque de confiance en nous mêmes, et on se retrouve des années après, toutes épanouies, installées et pleines de projets.

C’est….bizarre et chouette à la fois. Mais c’est aussi pour ça que je suis rentrée, quelque part…

 

Viens chez moi j’habite chez un ami

 

On m’avait souvent fait le coup de la solidarité entre Calédoniens quand je vivais à Paris. “Y a le fils d’un ami de la tante du cousin de machin qui connait bien truc, je lui ai filé ton contact pour que tu l’aides sur place”.

Ben voyons. Et la marmotte, elle met le chocolat dans l’alu. T’as raison, tiens, genre y a marqué office du tourisme sur ma tronche. Ah, et puis on aime bien aussi te faire le coup de la famille éloignée que ça serait trop sympa d’accueillir. J’accueille déjà pas ma famille proche en dehors de mon frère, alors faudrait voir à pas croire au Père Noël (non, je ne suis décidement pas quelqu’un de sympa, c’est comme ça faut s’y faire et moi je le vis très bien).

Pendant ces longues années, j’avais toujours plutôt bien esquivé la chose. Parfois j’ai été sympa. Dans la limite du raisonnable. Sous entendu, je n’héberge pas des inconnus, et je les tiens pas par la main, faudrait voir à s’acheter de la débrouillardise chez l’épicier du coin.

Quand je voyage, j’enquiquine personne, je m’achète un guide dans la librairie la plus proche, je fais mon programme grace à internet, et je prends mes deux pieds pour aller voir ce qui se passe dehors.

Et v’là t-y pas qu’on nous fait la même ici. Mais envers les pov pitis métropolitains qui débarquent. Mais avec un truc en plus : Via Facebook. “Je te présente machin, c’est le copain d’un copain qui connait bien machine, et comme les amis de nos amis sont nos amis (mouahahahaha…non, sans déc) il vient d’arriver en Calédonie, il connait personne alors si tu pouvais le rencontrer et lui filer des bons plans, il va t’ajouter comme ami dans facebook”.

Non mais sérieux les gens. C’est lourd. Je veux bien être sympa, mais quand c’est moi qui décide de l’être. Pas quand on décide pour moi. Pourtant, mes amis savent que j’aime rendre service. Mais jamais quand on essaie de me l’imposer.

C’est moche. A l’inverse, quand je croise un petit nouveau en ville qui a l’air tout perdu, je lui propose de le déposer en voiture, et je lui file des bons plans.

Parce que ça vient de moi. Tout simplement. CQFD.

Yessssss, I’m a bad person. So true.

 

Avant le week end

 

Déjà j’avais envie de dire comme ça en passant que, certes les courses hebdomadaires ici, ça nous coûte plus cher, mais ça on le savait, mais qu’à côté de ça, mon esthéticienne me prend deux fois moins cher que ce que je payais à Paname, et que le z’homme en a pour beaucoup moins de frais de dentiste que lors de ses dernières visites à Paris. Ça méritait d’être souligné car nous, ça nous a surpris.Comme quoi…

Sinon à part ça, pour ceux que ça intéresse, demain matin, un pique nique est organisé à la Baie des Citrons pour protester contre le projet hôtelier qui y est envisagé. De quoi parle-t-on ? :

Nous soussignés, nous opposons fermement à la réalisation de travaux d’endigage (8.400 m2 environ) à la Baie des Citrons en vue de la construction d’un complexe touristique et hôtelier par la S.A. COMPLEXE TOURISTIQUE DE LA BAIE (à proximité de l’ancien « Petit train »).

Nous désapprouvons la réalisation d’une digue de 240 mètres de long, la construction de 5 bâtiments et de 20 bungalows sur l’eau, la réalisation de 2 parkings, l’installation d’une piscine lagon, la création d’une plage artificielle….

Nous nous opposons à la privatisation du domaine public maritime et demandons le respect du Code de l’Environnement de la Province Sud « Protection des Ecosystèmes d’intérêt patrimonial », en l’occurrence les récifs. Nous demandons le respect définitif de ce site cher aux Nouméens et refusons tout nouveau projet hôtelier dans ce secteur.

Pour signer la pétition, c’est par ici.

Sinon quoi de neuf. Ayant enfin plus de temps pour moi, j’ai repris le chemin de la salle de sport, et j’y vais tous les jours quasiment depuis deux semaines. Et-la-vache-comment-que-ça-fait-du-bien. J’en ai profité pour réessayer la totale, bodyjam, bodycombat, rpm, bodyattack, bref ceux qui connaissent les Mills savent de quoi je parle, et je trouve ça nettement plus sympa et attrayant que quand j’avais essayé à Paris, résultat j’adhère et j’en redemande. Sûrement parce que la salle est conviviale, les profs hyper sympas, et que tous les gens se parlent et plaisantent. Je ne savais pas qu’on pouvait autant se marrer pendant des cours de Rpm.

Le z’homme a accepté de se joindre à moi dans cette quête d’un esprit sain dans un corps sain, et il apprécie plutôt bien le sauna et la piscine…malgré ses première courbatures.

Bref. Programme du week end : profiter à fond du soleil pour aller nager et se balader. C’est déjà pas mal comme programme. Alors bon week end les gens.

 

Le temps passe si vite lorsque l’on est heureux, à quelques détails près

 

La routine commence à se dessiner, agréable, sans souci, quand tout va bien, les jours passent très vite.
On commence à vraiment en profiter, à se poser, à se créer nos petits rituels. On se laisserait bien vivre comme ça éternellement.

Mais il faut penser à quelque chose…le mariage à organiser. Là où en temps normal, on prévient les invités 3 à 6 mois avant, nous, nous sommes obligés de le faire un an à l’avance pour ceux qui viennent de loin. Assez étrange d’ailleurs car pour tous les invités se trouvant déjà sur place, nous n’avons rien fait, rien dit ou si peu. La liste est ainsi divisée, ceux qu’il faut prévenir très vite, et ceux qui peuvent attendre jusqu’au dernier moment, avec qui on en parle entre deux verres sans prise de tête.

Pas pratique, en réalité, surtout lorsque les personnes auxquelles on pense pour être témoins, font partie de la première liste, et devront confirmer avant la publication des bans, en renvoyant les papiers signés (ouais, j’ai découvert ça avant hier).
Difficile de prendre du plaisir à s’atteler à ce genre de préparatifs fastidieux, lorsque l’on sort tout juste d’une année de préparatifs de départ, puis d’installation, alors on a trouvé la solution :

Il a donc été décidé d’un commun accord que le z’homme se farderait toute l’organisation préliminaire, afin de préserver la santé mentale et le sourire de la future mariée.

On peut donc recommencer à nager dans le bonheur.

 

Finalement, parfois mieux vaut ne pas savoir

 

Depuis qu’on est là, je vais te dire, on s’intéresse pas des masses aux infos internationales. On regarde un peu le journal local, j’écoute les infos rapidement le matin dans la voiture. Mais bon, d’une oreille distraite.
La vérité : on s’en tamponne un peu c’est vrai de ce qui se passe ailleurs, bouh on est des vilains.

Et puis, l’autre soir, on a zappé sur LCI sans faire vraiment exprès, et là on a vu. Des Marseillais et des Parisiens en plein remake de la guerre de Sécession, sanglant, violent, et même incroyable si j’ose dire. Enfin, non, en fait je ne suis pas sûre d’avoir été étonnée. Mais bon au début quand tu comprends pas les images, tu te dis “ouhlalala, ça y est ça va très mal en métropole” et puis malheureusement après quelques phrases tu comprends ce qui se passe. On a osé annuler un OM-PSG à deux heures du coup du sifflet. Oh My God.

Consternation…désarroi….hésitation à rire…sachant que nous aimions à plaisanter sur le fait que j’étais pour le Psg, et le z’homme pour l’OM, pourtant on n’a jamais encore essayé de se découper en morceaux, ni de se jeter des chaises à la figure. Va comprendre, c’est peut être nous qu’avons un problème.

Après ça, je ne sais plus si c’était le même jour, mais en gros, la télé me raconte que la Grippe A est en train de se répandre sur toute la France, et SURTOUT en région parisienne. Avec un petit goût de mélodrame, que si j’étais pas bien au fait que les médias disent que des conneries, et bien j’aurai pu imaginer le pire. A les écouter, on se serait facilement refait le scénario du film “Alerte” dans nos têtes (mais siiiiii, celui avec le singe et Dustin Hoffman, enfin pas dans cet ordre là mais voilà quoi).

D’ailleurs, notre Joëlle a confirmé illico que la grippe A à Paris c’était une légende urbaine : tout le monde en parle, mais bizarrement autour de nous personne ne l’a jamais vue. Ce qu’on ferait pas pour détourner les Français de la crise quand même, hein.

M’enfin depuis, tu comprendras qu’on évite de rezapper sur les JT et qu’on préfère regarder des séries.

 

Le petit bonheur du jour

 

Une phrase qui m’a vraiment vraiment fait quelque chose, c’est mon z’homme au téléphone avec quelqu’un qui a répondu à la question “c’est quoi le plus dur pour toi là bas ?” par “bé rien n’est dur pour moi ici ! tout est super cool”.

Je le pensais bien sûr, qu’il serait bien ici, mais là c’est au delà de mes espérances !

A part ça les gens, tout va bien,le chat gambade dans l’appart, profite de toutes ces nouvelles cachettes à sa portée pour nous faire des frayeurs, découvre la possibilité de torturer un margouillat sur la terrasse (margou je te jure, je l’ai sauvé de justesse de ses griffes).

Quelques photos de l’Anse Vata un dimanche après midi, allez :

 
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