déc 282014
 

Bon, ok c’est le désert ici, à tel point que j’ai mis 20 minutes à retrouver mon mot de passe, c’est dire.

En fait, j’ai pensé plusieurs fois à bloguer ces derniers mois mais chaque fois, quelque chose m’a retenue, pas envie d’être soumise au jugement de gens cachés derrière leur écran, qui ne connaissent pas le sens de l’expression « second degré ». Si je blogue, ce n’est pas pour retrouver les travers de la vie réelle, n’est-ce pas ? On est là avant tout pour plaisanter, essayer de prendre les choses avec légèreté, se réjouir les uns pour les autres, déformer un peu la réalité, jouer avec les mots, l’ironie, histoire de rendre tout ça plus marrant. Mais surtout, nous ne montrons tous qu’une part infime de ce que nous sommes réellement…

Alors forcément, j’ai de moins en moins envie de partager, j’ai plutôt envie de protéger mon bonheur, incommensurable, de le garder pour moi dans mon coin, à l’abri des regards malveillants. C’est un dilemme, vu que vous être nombreux à avoir été sincèrement bienveillants. Alors je continue à passer, rarement, pour que ceux-là, sachent que, oui, tout va bien.

Encore dix semaines avant de passer de 3 à 4, encore dix semaines à chouchouter le Mogwaï avant qu’elle apprenne à partager avec sa petite sœur. Déjà 30 semaines de passées, avec, on va dire, de moins en moins d’angoisses, grâce à un merveilleux médecin, très à l’écoute et surtout très compétent, qui nous a prodigué le suivi dont nous avions besoin. Des échographies plus nombreuses que la normale, des examens supplémentaires, mais surtout une humanité et un professionnalisme hors du commun. Non, je suis pas amoureuse de mon gynéco, mais je le kiffe ça c’est sûr ;-)

Et oui, petite sœur, vous avez bien lu, une deuxième princesse va venir chambouler nos cœurs. Le z’homme est ravi, il en rêvait (oui, oui, bien sûr, il a bien eu droit à quelques « pas trop déçu ? » « un petit 3ème pour avoir un mec? » sinon c’est pas drôle).

On est toujours aussi impressionnés par le nombre de gens qui pensent qu’on va leur dire le prénom, même mon papa qui a essayé de le savoir par le Mogwaï . Ah ah ah, comme si on était assez fous pour le lui avoir confié, elle nous aurait déjà caftés à tout le monde cette petite bavarde, même au boucher.

Pour ceux qui se demandent, ici il fait une chaleur de bête, rajoutez quelques degrés pour les femmes enceintes, et imaginez un hammam en plein air, vous êtes en Calédonie. Le Calédonien se terre à la clim’, chez lui, au bureau, ou dans l’eau.

Ça c’était le lieu de ma sortie de fin d’année avec mes collègues. Ouais. Tout un week end. Avec le homme et le Mogwaï en prime.  Et vous, c’était bien ? :diable:

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Je disais donc, il fait chaud. Je me prépare aussi gentiment à accoucher. De manière très différente cette fois. Forcément, la deuxième fois, on sait un peu mieux, on a en mémoire les choses pas cool de la première fois, en l’occurence pour moi, une péridurale trop dosée, ne faisant plus effet au moment où il l’aurait fallu, une position d’accouchement pas du tout physiologique, un gynéco qui me hurlait dessus façon entrainement de Marines, trop de touchers, trop de…bref, les écueils d’un premier accouchement. Alors cette fois, j’ai la chance d’être accompagnée par une sage-femme douce et empathique, qui m’a aidée à trouver MA voie. A savoir ce que je voulais, et à m’en donner les moyens. Tout en gardant à l’esprit qu’on est jamais à l’abri d’un imprévu, mais ça on est plutôt aware sur le sujet, c’est le moins qu’on puisse dire…

On verra bien dans 10 semaines !

En attendant, je vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année :-) En espérant que cette année 2014 vous ait, comme moi, apporté son lot de bonheur…et que 2015 soit aussi belle !

cotillons

sept 132014
 

Le Mogwaï est comme sa mère, un moulin à paroles, qui nous gratifie chaque jour de merveilleuses petites réflexions, nous faisant ainsi sourire peu importe la journée qu’on a passée :

« Maman, elle est où la lune ? »

« Elle est cachée, elle sortira quand le soleil ira se coucher, mon  cœur »

« elle est où sa chambre au soleil ? »

« ….. »

 

« Maman, le bébé dans ton ventre, il mange quoi ? »

« tout ce que je mange, grâce à un petit tuyau »

« ….non mais, il mange quoi ? (genre je raconte des cracks).

 

« C’est qui sa maman au bébé ? »

« C’est moi, vous aurez la même maman, mon amour »

« Non.  » (sur le ton du sans appel).

Récemment au jardin d’enfants, elle voit le piercing sur la langue d’une des assistantes maternelles, et s’avance vers elle, lui tend la main et dit:  « Crache Gaby, faut pas avaler, crache allez ».

Quand on lui explique qu’elle devra partager les tétés de maman avec le bébé, elle répond avec beaucoup d’aplomb en les montrant tour à tour: « oui, ce tété là pour moi, ce tété là pour bébé ».  En attendant, elle continue de très généreusement les proposer à son père. :-8

Ce qui est épatant, c’est également la perspicacité de ces petits bouts. Une amie très chère est actuellement en dehors du territoire pour des problèmes de santé, et le Mogwaï me demande ainsi régulièrement quand elle va revenir, et si ses enfants (qu’elle connait bien) pleurent souvent à cause de son absence. La première fois qu’elle m’a posé la question, j’avoue que j’ai bien failli fondre en larmes, étant moi-même très affectée par cette situation. Me voyant triste, elle me dit alors « ça va aller maman, t’inquiètes pas ».

2 ans et demi et déjà les mots qu’il faut.

On parle beaucoup en ce moment de celles qui ne veulent pas d’enfant, et que je respecte énormément, car personne ne devrait avoir à justifier ses choix.

Mais voilà, moi c’est pour tout ça, que je ne regrette à aucun moment d’être devenue maman.

sept 102014
 

Il s’en est passé des choses depuis tout ce temps, l’air de rien…

Alors…comment vous dire ça…

Notre famille va s’agrandir. Dans quelques mois, nous serons 4 (7 avec les chats, youhou).

Allez, lâchez vous, vous avez le choix entre les réactions suivantes que j’ai déjà reçues :

- WOW quel courage de recommencer malgré votre première expérience difficile.

- Vous avez une préférence pour le sexe ? (Non, juste qu’il soit en bonne santé.) Non mais sérieux, vous voudriez quoi ? (Mais on s’en fout @!&§?!!!, c’est dingue ça).

- Ouhlala elle va être contente la petite d’avoir un petit frère. (t’es médium ? Parce que moi je connais pas le sexe)

- Et c’était voulu ?

- Félicitations ! Vraiment je vous félicite car au moins ils n’auront pas trop d’écart (Gné ?)

- Félicitations, je suis vraiment heureux pour vous. (Heureusement, cette fois j’en ai pas mal de celle-là)

Voilà en gros, entre le premier et le deuxième peu de choses changent dans les réactions. Ce qui change, c’est la façon dont on les prend. Plutôt bien, ma foi. On est beaucoup moins susceptibles la seconde fois. (Ou alors on a vieilli.)

J’avais écrit cette phrase la semaine dernière et entre temps, j’ai pu expérimenté d’autres remarques. Qui me font dire que non, finalement au bout d’un moment, on finit par en avoir un peu marre aussi.
Mais j’ai décidé de ne pas vous les citer car me les remémorer me ferait monter la tension. J’ai quand même eu le classique :

- « Tu bois pas d’alcool ?!? bé, quand même! ». Non, je suis enceinte, merci. « Boh, tu peux un peu quand même? ». Non, je ne veux pas. Et quand t’as eu un premier enfant avec une malformation congénitale, tu évites de prendre des risques, tu vois ? « Ah oui, vu comme ça. » (Je vois pas pourquoi je dois te l’expliquer, vu que de toutes façons, si j’ai pas envie de boire, ça ne te regarde pas.) J’y ai eu droit 4 fois dans la même soirée.

Un autre truc sympa dans une deuxième grossesse, c’est qu’on psychote vachement moins sur ce steak qu’on a cuit à cœur mais peut-être pas assez. Je ne dis pas que c’est bien, je dis juste qu’on est un peu moins parano-hystérique.

Alors certes, je ne suis pas de celles qui ont la chance de vivre une grossesse toute rose bonbon, avec la naïveté de ceux qui pensent que rien ne peut jamais leur arriver. Heureux les ignorants. Enfin, heureux, tant que rien ne leur arrive, car quand ça leur tombe sur le coin de la gueule, la chute est plus dure.

Non, moi je vis une grossesse façon montagnes russes. Où certains jours, je SAIS avec certitude que tout ira bien. Où certains jours, je plonge dans un tunnel de doute et d’anxiété à l’idée de revivre ce qu’on a déjà vécu, et je suffoque, je chouine, je me dis « mais qu’avons nous fait grands dieux ! Pauvres inconscients !! », puis ça passe. Avec un peu de chocolat. Et des fraises.

Heureusement je suis très occupée par Le Mogwaï, qui déborde d’énergie, qui me fait rire, et qui me rappelle chaque jour combien c’est chouette d’être parent.

La deuxième grossesse, c’est aussi un ventre qui sort plus tôt, plus vite, plus gros. (Merci les blagues de merde à base « oh y en a qu’un là dedans, c’est sûr ?  » OUI C’EST SUR, ET JE TE TROUVE PAS DRÔLE DU TOUT).

C’est aussi l’insistance quasi obsessionnelle de certaines personnes (ma belle-mère pour ne pas la citer, tiens, je m’en fous elle me lit pas, et si elle l’apprend, je saurai de qui ça vient, et je sais où vous habitez) pour connaître le sexe de cet enfant à naître, avant même de savoir s’il a 2 bras et 2 jambes, comme si cela allait conditionner la quantité d’amour qu’elle lui accorderait…

Bref, je suis enceinte.

août 312014
 

Je ne suis pas passée ici depuis bien longtemps dis donc !

La manque d’inspiration et de temps, la flemme intersidérale qui m’a envahie, que dire…

Bref, il s’en est passé du temps et des choses, la routine entre autres, une petite fille malicieuse qui grandit et nous joue des tours, des tonnes de boulot, de la fatigue…

Pendant ce temps, j’ai eu la chance de tester gracieusement une application Ipad pour ma puce, le Monstrochaussette par Lucie Béluga.

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« Il existe un lieu plus terrible que les manoirs de sorcières, plus effrayant que la cuvette des toilettes la nuit venant, plus terrifiant que le dessous du lit. Cet endroit maudit s’appelle… Le Lavomatic ! »

Même si ma puce est encore petite pour ce type de jeu-histoire, elle a été fascinée dès le départ. Elle refuse d’y jouer seule par contre, car elle a un peu peur du Monstrochaussette.

Les dessins sont sympathiques, l’histoire amusante, personnellement je me suis prise au jeu. Je pense que Le Mogwaï ne manquera pas d’y rejouer en grandissant.

A chaque nouvelle partie, l’histoire change, pour ne pas lasser trop vite nos petits joueurs. En tous cas, j’ai bien aimé partager la découverte de cette histoire avec Le Mogwaï.

Je reviens très vite avec un article plus perso…

 

mai 202014
 

Parce que ça fait longtemps…

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Un petit tour aux urgences pour l’arcade ouverte du Mogwai.

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Petit tour au Ouen Toro par temps nuageux

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La soupe Pho à emporter.

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Ils s’aiment

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Petit tour à la Fête de Dumbea pour voir l’omelette géante.

mai 202014
 

Je ne peux pas ne pas en parler. Je ne peux pas passer à côté de ses petites phrases qu’elle dit avec tant d’assurance chaque jour d’avantage : « maman, le lapin il mange des cawottes »; « maman, c’est Mogwaï qui fait »; « papa il est au twavail » (oui il semblerait que l’enfant de deux ans ait un accent martiniquais); « maman, je t’aime; papa je t’aime ».
Ces phrases qui nous font fondre.
Comment ne pas parler de sa façon de minauder pour obtenir quelque chose.
De cette fois où elle a fait une grosse bêtise et est venue sur mes genoux me dire « pardon maman, mais je t’aime ».
De sa façon d’essayer mes chaussures, et de se trémousser devant le miroir.
De ses éclats de rire quand elle se roule par terre avec les chats.
De sa manie de se mettre à courir dans le couloir quand on veut lui essuyer les fesses souillées…
De ses petits bras tendus vers moi quand je vais la chercher.
De sa manière de tourner son père en bourrique, parce qu’elle sait qu’elle le peut…
De ses œuvres d’art peintes avec ses mains,
De sa façon d’embrasser l’ipad pour dire au revoir à ses grands parents ou ses oncles,
De ses petits yeux qui se ferment quand elle se sent en sécurité dans nos bras le soir,
De sa petite voix qui chantonne « dodo, bébé dort » quand on essaie de la bercer;
De nos parties de cache cache où elle ordonne : »maman tu vas te cacher là bas; papa tu vas te cacher là »;
et où elle n’attend pas pour venir nous chercher;
De sa façon de répéter inlassablement « maman ? il est où le manèche? » ou « sé les soissos » (oui l’enfant de 2 ans a aussi l’accent wallisien parfois);
De sa nouvelle manie de surnourrir les chats pour s’allonger à côté d’eux pendant qu’ils mangent;
De sa façon de choisir ses vêtements le matin et de s’admirer dans le miroir;

Bref,

De ma fille.

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