fév 012012

Alors déjà, à tous les vilains qui ont fait du mauvais esprit, je vous crotte car :

- non, je n’ai pas gonflé, du tout, zéro oedème, aucun gonflement des jambes ni des mains.

- je bouge de nouveau depuis dix jours, et ça se passe très bien merci. Certes, j’y vais modérément mais en appliquant quelques règles de bon sens, ça baigne.

Par exemple, en balade, choisir de préférence les magasins d’ameublement où l’on peut se vautrer tous les 2 mètres dans des divans et salons de démonstration. Prévoir de l’aide pour se relever des divans en question. N’entrer que dans les endroits climatisés. Et surtout penser à toujours se garer près de l’entrée. Toujours. Très près. Faire beaucoup de siestes. A la clim bien sûr.

Bref, ça va bien, quoi.

J’ai même pu vivre l’expérience fascinante du cours de préparation à l’accouchement en piscine, avec mes amies les baleines. Et bien, pour le coup, quand tu mets 6 baleineaux à la queue le leu, l’expression « la grâce du 9ème mois » qu’a utilisé Cracotte prend tout son sens. Vraiment. Ca m’a rappelé La marche de l’empereur.

Sur ce, je te laisse, et pas avec n’importe qui, je te laisse apprécier cette vidéo fabuleuse…

Je sais, c’est pas la folle activité sur ce blog, et ceux qui savent doivent se dire « mais qu’est-ce qu’elle fout de ses journées puisqu’elle est scotchée chez elle ». Car oui, ça fait déjà 5 semaines que je suis assignée à domicile avec interdiction de trop me lever, parce que l’alien menaçait de sortir plus tôt que prévu.

Alors bien sûr, les gens s’imaginent que c’est horrible, toussa toussa, de devoir rester chez soi, en faisant un minimum d’efforts. Surtout pour les femmes un peu surexcitées comme moi.

Que nenni.

Passé le choc du début – parce que bon, je ne m’y attendais pas du tout- on s’y fait très bien…un peu trop bien en fait. A tel point que quand le zhomme rentre le soir, je me demande vraiment ce que j’ai fait de ma journée.Ah si, je sais, lire mes mails perso et pros, y répondre, manger, dormir, regarder la télé, trainer sur internet, feuilleter un bouquin, discuter avec les chats, regarder mon ventre bouger, expliquer la crise du triple A à mon ventre, switcher du canapé au lit, et vice versa.

Et bé. Ca passe vite une journée en fait (surtout si tu enlèves les dix minutes  parfois nécessaires à se relever, car on oublie de dire à quel point la femme enceinte de presque 8 mois présente de similitudes avec une tortue sur le dos qui n’arrive pas à se retourner).

On pourrait penser que cette grosse activité m’a rendue obèse, et même pas. Car moins j’en fais, moins j’ai faim. Ouf, souffle le zhomme.

Mais voilà, tout a une fin, et dans quelques jours je vais retrouver ma liberté de mouvement (vu que ce n’était pas clair en première lecture, je ne parle pas d’accoucher hein, pas encore non, je vais juste avoir le droit de reprendre une activité presque normale en attendant l’accouchement. Comparé à un mois alitée, aller jusqu’au supermarché moi même, c’est BEAUCOUP).

Je me demande si ça a changé là dehors. Mince, je crois que j’ai oublié mon code de carte bleue.

On va faire simple, sans fioritures :

Je vous souhaite une bonne apocalypse année 2012 !  Bonheur, joie, santé, toussa toussa !

Ok, donc ça c’est fait. J’espère que vous vous êtes bien amusés, tout en restant dignes pour ce réveillon. La dignité, c’est important.

Ce qui m’amène au sujet du billet. Depuis  7 mois, je suis sobre. Ne soyez pas si incrédudes, je vous assure que c’est vrai, je n’ai pas touché une seule goutte d’alcool depuis le début de ma grossesse. Je n’ai pas failli, je suis restée fidèle à mes convictions (et à celles de l’OMS). Et aussi bizarre que ça ait pu sembler à certaines mauvaises langues, ça ne m’a pas manqué, ne me manque pas tant que ça (et aux autres mauvaises langues, pour info j’avais arrêté de fumer plusieurs mois avant de tomber enceinte déjà, ainsi aucun manque à déplorer. Et toc.)

Bref. Cette sobriété nouvelle a eu des conséquences inattendues : me faire voir les gens sous leur vrai jour en soirée. ou leur vrai soir en journée, peu importe. Une révélation en somme.

En gros, quand en soirée, tu es la seule à ne pas être imbibée, tu te rends compte que certaines personnes que tu fréquentais aux occasions festives ne t’amusent en fait que quand tu es bourrée.

C’est moche. Mais vrai.

Ainsi, tu découvres que ces longues conversations que tu croyais passionnantes, eues par le passé avec certains jusqu’à tard dans la nuit n’étaient possibles et supportables qu’avec un verre dans le pif. Gosh. C’est là que tu te dis « merde, ce type là je le trouvais fun uniquement parce que j’étais pompette ». Certaines personnes semblent soudain insipides sans le filtre de l’alcool. Pire, si tu es sobre et qu’ils sont tous vraiment saouls, le fameux « tu t’es vu quand t’a bu » prend alors tout son sens. Je pense que les capitaines de soirée savent de quoi je parle.

Je peux te dire que ça t’oblige à te repasser mentalement tout un tas de soirées. Et à beaucoup, beaucoup, te répéter qu’heureusement le ridicule ne tue pas.

C’est comme ça que tu te retrouves avec d’un côté, les gens avec qui tu t’entends bien en toutes circonstances. De l’autre, la catégorie des « hyper sympas quand on est complètement plein » comme ça tu sais à quelle genre d’occasion les inviter.

D’où une nouvelle expression entre le z’homme et moi. Du genre : « je l’aime vraiment bien machin » . »Ah oui, tu veux dire que tu l’apprécies même à jeun ? ».

Tu vois, j’ai pas besoin de boire pour raconter des conneries.

 

(ai-je besoin encore de rappeler qu’on fait du second degré sur ce blog ?)

déc 242011

et voilà, on approche déjà de la fin de l’année…De l’autre côté du globe, vous partez en vacances dans vos familles, dans la neige, dans le froid, alors qu’ici nous bénissons la baisse de température enfin arrivée pour les fêtes, après plusieurs semaines très très chaudes car l’été bat son plein chez nous.

Je vous souhaite donc un bon et heureux Noël,  peu importe la quantité, peu importe le menu, du moment qu’il soit passé en bonne compagnie, sans hypocrisie et faux semblants, entre gens qui s’aiment.

Passez de bonnes fêtes !

 

 

 

 

Quand vous êtes enceinte, tout le monde, a un avis et vous en fait profiter même si vous n’en voulez pas. Même les hommes célibataires sans enfants. Si, si.
Sur ce que vous mangez. Sur ce que vous buvez. Sur ce que vous portez.

Et surtout, beaucoup de femmes déjà mères veulent que vous fassiez tout comme elles, pour les conforter dans l’idée qu’elles ont bien fait.

Ainsi, vous avez:
-celle qui vous incite à l’alcool, et qui vous rit au nez quand vous continuez à refuser. Qui se met presque en colère quand vous persistez à refuser.
-Celle qui ne trouve pas normal votre absence de nausée, jalouse qu’elle est.
-Celle qui ne comprend pas vos précautions en matière de cosmétiques.
-Celle qui ne comprend pas que vous vouliez déjà connaître le sexe.
-Celle qui n’a jamais eu d’enfant, mais qui vous parle comme si elle savait tout sur la grossesse.

Quand vous êtes enceinte, tout le monde a un avis ET une histoire à raconter.

Ça va de la fille maladroite qui vous raconte l’horrible histoire de cette fille qui a perdu son fœtus au 6ème mois, (note pour toi lecteur, aucune femme enceinte n’a envie d’écouter ce genre d’histoire, non vraiment, je t’assure.)

à celle qui vous parle de son accouchement complètement atroce à cause du retard de l’anesthésiste, du personnel désagréable et du moment où elle a fait caca en poussant, (quoi ? tu savais pas que ça arrivait parfois ? ah. désolée.)

en passant par le gars qui vous sort le fait divers sur ce bébé qui est né avec 3 bras.

Si. Les gens n’aiment pas le silence, alors quand vous leur dites que vous êtes enceinte, ils cherchent n’importe quoi pour faire la conversation.Pas méchamment. Juste parce qu’ils ne savent pas quoi dire, c’est tout. (ou aussi peut être parce qu’il leur manque des neurones, va savoir).

Heureusement quand vous êtes enceinte et bien entourée, vous arrivez à développer une surdité sélective :-8

Quel futur parent n’a pas entendu cette question ?

A raison de 10 fois par jour, à la fin tu as envie de répondre : »si, si, j’aimerais beaucoup que ce soit un koala ou un bichon maltais ».

Ce qui nous intéresse, c’est qu’il soit avant tout en bonne santé.

Je sais, je sais, c’est souvent une question purement rhétorique, quand les gens ne savent pas quoi dire, ils veulent faire la conversation. D’ailleurs, peut être l’ai-je déjà dit à quelqu’un auparavant, mea culpa.

Cependant le silence c’est bien aussi.

Car franchement, des gens avec une préférence dès le 1er enfant en effet ça existe. Des gens qui « veulent » que ce soit une fille ou un garçon, qui ont déjà un plan tout tracé, une garde robe choisie, etc.

Mais j’ai tendance à penser que si on en est à avoir ce genre de préférence, autant commander son enfant à la redoute. Car si l’enfant ne correspond pas à votre préférence, vous faites quoi ?

Moi je dis ça, je dis rien.

PS : j’ai bien précisé « dès le 1er enfant ». Qu’on ait une préférence quand c’est le 2ème ou plus me parait plus compréhensible. Même si l’important reste que l’enfant soit en bonne santé…

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