“La réalité est la cause principale du stress – pour ceux qui la vivent.”*

Je ne vous raconterai pas tout, parce que ça pourrait permettre d'identifier des gens et ça n'est pas possible.

Épisode chaotique au bureau. A vouloir trop bien faire, je me suis comme qui dirait brûler les ailes, a trop en faire . S'il n'y avait eu que ça, j'aurais dormi trois jours et on serait passé à autre chose.  Mais voilà, il y a aussi un environnement de travail un chouïa toxique. Je te pose le contexte: open space, personnel composé de femmes aux 3/4, personnalités "imposantes", quelques gouttes de venin, un grain de médisance, une pincée de jalousie, une poignée de gens mal dans leurs pompes, et voilà, secouez, mélangez, vous obtiendrez de quoi faire le poison du quotidien de tout salarié. Je pourrais en écrire un roman, mais je ne peux pas, dommage, car ça aurait été drôle. Pour résumer : C'est comme revivre le lycée. Ça se fait des histoires de rien, ça critique et ça juge, et ça t'agresse ou t'ostracise si tu ne vas pas dans le même sens qu'elles. Et moi, j'énerve en effet beaucoup les gens quand je refuse de juger ou critiquer avec eux. Mais bon, le genre de choses qu'on trouve dans tous les bureaux.

Bref, le souci quand tu es au même endroit depuis longtemps, c'est que tu commets parfois l'erreur de considérer les gens comme plus que des collègues, les attentes changent, et là c'est le drame. Ma conclusion est simple : ne considérez pas vos collègues comme autre chose que des collègues car passer 8h par jour ne crée pas des affinités, ça les force. S'entendre bien, plaisanter, ok, mais inutile d'aller au delà. (De toutes façons, le piège de l'attente est à éviter pour tous les types de relations, vu que plus on a d'attente, plus on risque d'être déçu. Le mieux reste de ne jamais rien attendre.)

Malheureusement, mon corps ou plutôt mon estomac a exprimé ce que ma tête avait déjà évacué, quelques jours après, …un soir, je me suis retrouvée pliée de douleur, pendant toute la nuit, et ça a ensuite duré 4 longues journées, entre visites d'Sos médecins, petit tour aux urgences, ne sachant plus que faire, j'ai failli me transformer en loutre vu que je passais les 3/4 du temps dans la baignoire, l'eau chaude étant mon seul calmant. Un accouchement revival, sans bébé à la clé, (ou un gros pet tout au plus) et surtout sans répit aucun. Tu l'auras compris, c'était mon estomac pas content, mais pas content du tout, qui est venu me rappeler à sa manière que le stress c'est de la merde, et que bon sang, garde le travail et ta vie privée séparés ma poule. J'ai même gagné le droit de visionner le dit estomac sur écran, pendant qu'un monsieur déroulait un câble dans le dedans de moi-même, expérience désagréable mais fort intéressante. Je me demandais quand est-ce qu'il allait arrêter de dérouler d'ailleurs, ça faisait un peu puits sans fond. Expérience qui a confirmé que je souffrais d'une gastrite aigue. (Pour ceux qui ne connaissent pas, ça n'a RIEN à voir avec une gastro – 80% des gens à qui j'ai parlé font l'amalgame à tort. Une gastrite c'est une inflammation de l'estomac, une étape avant l'ulcère si on veut simplifier.) 

Bref. Partant du principe que rien n'arrive par hasard, et qu'il faut tirer des leçons de chaque expérience, je ressors de tout cela avec l'esprit apaisé. C'était un coup de semonce, pour me dire de changer de cap, de ne pas rabaisser mes critères pour m'acoquiner avec des gens aux valeurs bafouant les miennes. Un rappel aussi, de ne pas laisser le travail prendre trop de place dans ma vie, parce que, bordel, ça n'en vaut pas la peine…Quant aux relations de travail (et autres),  je suis sur le chemin de l'acceptation de ma différence, je revendique de ne pas renoncer à mes valeurs juste pour faire partie d'un groupe, et forcement, ça se fait rarement dans la douceur…mais la vache que ça fait du bien de se retrouver.

*Jane Wagner

5 Commentaires

  1. Je ne sais pas quoi te dire.
    J’ai vécu l’environnement de travail toxique exactement comme tu le décris (avec en prime, le chef manipulateur pervers narcissique, tu rajoutes ça à ton mélange et tu secoues bien fort, imagine…) et la seule solution que j’aie fini par trouver – depuis le fond du trou où j’étais tombée – c’est de partir. Mais je me doute que sur une petite île, c’est moins facile.
    Et alors, spoiler alert : le style d’enfer a changé mais c’est quand même un enfer. Comme quoi, le travail ce n’est JAMAIS la santé.

  2. anliz dit :

    Non, ce n’est pas compliqué Dans mon domaine, y a toujours du boulot, Mais j’ai un patron formidable, des horaires idéaux et une équipe (je suis chef de service) au top, alors je sais peser le pour et le contre. Et surtout, c’est pareil partout, il y a des con(nes) partout, c’est mieux d’apprendre à se protéger et à faire la part des choses. Car quand on devient hermétique à Ça, ce sont les autres qui ont un problème avec toi, pas l’inverse. Et c’est tant pis pour eux ;-)

  3. anliz dit :

    Je rajouterai que je ne suis justement pas du tout déprimée, au contraire, tout ça m’a carrément aidée à me recentrer, et à refaire le vide dont j’avais besoin. La suite de mon sevrage Facebook en somme, tout est dans la même continuité, je suis plus vraie, et du coup ça se traduit par des changements relationnels fracassants mais nécessaires. et WoW, Ça en valait la peine, je me sens revivre, comme quoi certaines choses devaient sortir :-)

    Mais du coup je vais revoir ma copie (mon post), qui n’a pas su bien traduire mon ressenti actuel :)

  4. little-dragon dit :

    Coucou !
    Difficile de dire quoi que ce soit d’intelligent à propos de ton récit très factuel et posé. J’imagine que tu as pris le temps du recul avant de le raconter ici et je n’ai pas l’impression que tu sollicites de conseil à quelque niveau que ce soit.
    Personnellement, j’aurais, j’ai, du mal à ne pas laisser mon travail empiéter sur ma vie privée étant donné l’aridité de celle-ci. Je veux dire par là que, travaillant dans une ville située à 150 km de mon domicile, vivant en semaine dans une chambre mise à disposition par mon « entreprise », et ne rentrant chez moi que le WE, je n’ai pas grand chose à faire le soir qu’aller à la salle de sport, sur Internet ou travailler. Et comme je suis très perfectionniste, mon travail empiète pas mal sur mon temps libre. En revanche, je fais très attention à ne pas mêler relations de travail et relations personnelles car j’ai toujours eu le sentiment que ça ne pouvait que compliquer les deux aspects de la relation (et c’est justement, me semble-t-il, ce que tu décris). Ce n’est pas toujours évident :)
    J’espère en tous cas que tu vas mieux et que tu as retrouvé ta santé stomacale et ta joie de vivre.
    Bises

  5. anliz dit :

    Et Bien tu as Bien raison : ne pas mêler le travail et le personnel, c’est surtout qui compte. On peut se découvrir des affinités et des amis, je ne dis pas, Mais il faut rester prudent. Je vais très bien merci, Ça a été une révélation pour moi, Ça m’a complètement remis sur les rails en fait !

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