Devenir parent fait-il fuir irrémédiablement tous ses amis sans enfant ?

Petit aparté : je subis une attaque massive de spams depuis deux semaines, alors j’ai du me résoudre à installer un captcha dans les commentaires qui vous demandera de résoudre un petit test de logique…

Avec l’arrivée du Mogwaï, je m’étais jurée à l’époque de surtout ne pas faire de clans « avec enfants » et « sans enfant », de traiter mes amis célibataires ou sans enfant de la même manière; Moi même, avant d’être maman, je trainais fréquemment avec des jeunes parents, et ça ne m’a jamais gênée, puisqu’ils nous parlaient de sujets variés, et pas que de leur progéniture, et qu’avant d’être des parents, ils étaient d’abord mes amis.

Mais vois-tu, c’était sans compter qu’en réalité, ce sont les non-parents qui nous fuient et non l’inverse, comme on le croit ou lit souvent. Je bisquais souvent à propos de ces jeunes parents qui vivaient dans leur monde entourés d’autres parents, en croyant que c’était de leur fait. Mais en fait non. Ils ne le font pas toujours exprès (parfois oui).

Force est de constater que pas mal de non-parents se sont doucement écartés de notre chemin, sans un mot, sans une explication, et quand on les relance, ils répondent timidement qu’ils sont très très très occupés.
Explication usuelle (quand on en obtient une) : Ils se sentent trop étrangers à ce que nous vivons, et préfèrent prendre le large.
Pourtant, en ce qui me concerne, je ne me sens pas toujours concernée par ce que vivent les autres, mais quand il s’agit de mes proches amis, je m’y intéresse quand même. Je dois pas être comme tout le monde, décidément, faut que je me soigne !
La bonne nouvelle, c’est qu’il en reste quand même quelques uns, ouf.

Résultat, en effet, on finit par se retrouver majoritairement entourés d’amis dotés de nains. Fatalité ?

Et vous, parents et non-parents, comment ça se passe ? sectarisme ? clans ? ou au contraire, rien n’a changé ?

10 Replies to “Devenir parent fait-il fuir irrémédiablement tous ses amis sans enfant ?”

  1. Perso, je n’ai plus d’amis ……..et lorsque je rencontre des couples avec enfants on me parle couches et éducation, sauf que je ne suis pas qu’une maman je sais aussi parler d’autre chose ce que n’ont pas forcément compris les gens.

  2. Alors on en parle souvent, parce que c’est un vrai problème chez nous (pas que dans notre petite vie hein, mais dans notre entourage aussi).
    En fait on a très peu d’amis qui ont des enfants, donc on ne se sent pas super concernés par le souci (quand on fait un dîner tranquille y’a les enfants, si on veut faire une grosse soirée y’a pas, c’est juste une question logistique). Ils parlent un peu de leurs enfants, on se venge en parlant de. Nos chats, on en plaisante, et c’est un sujet de discussion entre autres.
    Par contre dans d’autres circonstances, avec d’autres fréquentations, nous couples sans enfants ou célibataires, on s’est fait clairement jeté par les couples avec enfants. Genre le clan des poussettes contre le reste du monde, j’ai un peu halluciné.
    Donc je pense que ce n’est pas une generalitè, que ça dépend beaucoup des gens, mais c’est vrai que c’est plus « facile » de rester entre soi – qu’on parle de nullipares ou de milieu ou de religion ou de ce que tu veux.
    Nous on a clairement un souci avec les enfants car on ne sait pas quoi dire, comment s’y intéresser, et ça vexe bien des parents. Alors que bon, c’est juste qu’on ne sait pas trop quoi dire – pas qu’on ne les aime pas, ils font partie de la vie des gens et pis c’est tout.
    Bon c’est confus tout ça, mais voilà, nous du coup à force de se faire jeter doucement, on ne fréquente plus que deux ou trois couples avec enfants, et encore…

  3. Sandrine dit :

    Et tu n’as qu’un enfant … J’en ai eu trois en un an, là nous nous sommes retrouvés seuls au monde. Plus aucune invitation. Il faut dire que chaque sortie était une expédition et les gens ne passaient plus trop à la maison.
    A l’époque j’en ai pas mal souffert, il n’est pas toujours facile de perdre petit à petit ses « amis »
    20 ans plus tard, rien à changé, d’autant qu’on a osé en faire deux de plus … Les critiques ont été nombreuses, il est même arrivé que l’on nous compte et que l’on nous demande s’il sont tous à nous! Haha.
    Ceci dit nous sommes très heureux et même parfois enviés finalement car nous sommes une vraie famille avec ses hauts, ses bats et par dessus tout de l’amour.

  4. arkadia : gloups. :snif:

    lousia : vous ici ? :ouii: merci pour ce commentaire que je trouve très intéressant, en effet comme je le disais je conçois que parfois ce sont les parents qui s’isolent d’eux mêmes et jettent les nullipares (ce que je ne comprendrais jamais vu que moi j’aime justement entendre parler d’autre chose ou même me délecter des histoires délirantes de mes potes célibataires). Après, ce truc de ne pas savoir quoi dire, je trouve que ce n’est pas bien grave, moi non plus je ne sais pas quoi dire souvent à propos des enfants des autres. Ce n’est pas parce que j’en ai une que je dois aimer ceux des autres, ou m’y intéresser follement. Mais tu as raison, ça en vexe plus d’un. Ça me donne l’idée d’un autre billet, tiens.
    Cependant, je trouve qu’à force de rester « entre soi », on en devient intolérants envers les autres, voire méchants envers ceux qui ont fait des choix différents, et c’est ça que je trouve vraiment regrettable.
    Je pense que des deux côtés, il y a des extrémistes; comme pour tous les sujets, et que j’attendais de la part de gens que je considère(ais) comme des amis, qu’ils sachent faire la part des choses.
    Merci encore pour ce commentaire, qui permet de montrer qu’on peut en parler, NOUS. :tchin:

    Sandrine : l’important c’est d’être heureux, n’est- ce pas ! Mais en effet, que c’est triste de constater cet état de fait. As tu essayé d’en parler avec tes amis à l’époque ?

  5. Le temps me fuit mais je suis toujours une lectrice silencieuse (quand j’ai le courage de mettre mes flux à jour quoi)
    C’est vrai, il faut se confronter au reste du monde, aux opinions différentes, aux choix qu’on ne comprend pas toujours.
    Bon par contre il y a un moment où ça commence à devenir sérieusement fatiguant d’expliquer en permanence les choix que tu fais parce qu’ils ne sont pas « dans la norme », mais ça, c’est encore un autre sujet… Nous maintenant on vit en ermites, du coup, on est moins enquiquinés ^^
    Faire la part des choses est possible, mais c’est vrai qu’il y a parfois des réactions un peu sanguines des deux côtés parfois.
    Après je sais aussi que c’est une transition. Parce qu’aujourd’hui c’est vrai qu’on fréquente peu de couples avec enfants parce que 1/ on en connait pas dans nos amis proches (sérieusement, aucune de mes amies sauf une a des enfants ; c’est un truc qui m’a toujours posé question) 2/ on en connait pas dans notre famille (mes cousins et moi sommes nullipares total, à tous âges, c’est impressionnant)
    Du coup on est plus souvent en sortie avec des gens entre 40 et 70 :D Alors bon, on est pas très représentation. Quand nos amis à nous auront passé le cap des « ok je veux sortir mais à qui je confie mon gamin ? et s’il vient il mange quoi, je le case où, mince j’ai pété le lit parapluie », bah on sera tous plus cool. Plus sereins !

  6. Oui, s’il faut se justifier sans arrêt, ça n’est pas très intéressant, en général je fuis ces échanges là, je reconnais que nous aussi, on vit un peu en ermites…
    Mais c’est avec plaisir que j’échange avec mes VRAIS amis :tchin:

  7. Je ne suis pas mère pour le moment, nous ne sommes pas parents, mais autour de moi/nous, de plus en plus d’amis deviennent parents.
    Il serait invraisemblable pour moi de cesser de les voir pour cette raison. En revanche nous nous adaptons plus sur les moments qui les arrangent. Par exemple on fait parfois moins de dîners au restaurant (pour ceux ayant des enfants en bas âge) mais plutôt des dîners chez eux (ça économise des frais de baby sitting) en amenant le dessert et le vin, par exemple. Ou bien on passe le dimanche ensemble avec balade au parc, on fait des pique-niques l’été… Et bien entendu, les sujets de conversation de base restent et s’ajoutent aussi des sujets enfants. Même si on ne vit pas la même chose, c’est sympa de voir les petits de nos amis évoluer, et en les voyant régulièrement, de chouettes liens se créent !

  8. Bonjour.
    Ce n’est pas forcément vous que vos amis ont tendance à fuir. Comprenez qu’ils ont sans doute très envie de passer du temps avec vous, et que vous-même êtes agréable en ne centrant pas votre vie sur votre enfant, cependant (et cela est normal) en tant que jeune parent vous vous détachez rarement de votre progéniture. De fait, si vos amis vous invitent il faut prévoir d’accueillir le petit aussi. Et réciproquement, lorsqu’ils viennent chez vous ils subissent la présence de l’enfant. Il faut comprendre et accepter que certains ont beaucoup de mal avec les enfants, aussi sages et mignons qu’ils soient, et que par conséquent le simple fait d’avoir votre enfant auprès de vous peut être rebutant pour vos amis.

  9. Mon amie vient d’avoir un bébé : depuis plus bcp de nouvelles. Entre les têtés et les nuits courtes elle n’a pas forcément de temps à consacrer aux autres. Ok prends des nouvelles une fois deux fois mais quand on a l’impression de courir derrière les gens, Bha à un moment on fatigue. Puis le pire c’est que les ultras rares fois où nous échangeons, on parle bébé et grossesse … qu’est ce que c’esg fatiguant avec la phrase « quand tu en auras un … ». Comment dire … ce n’est pas dans mes projets. La personne que j’ai côtoyé durant ces 15 dernières années a complètement disparues. Je me sens complètement à côté de la plaque les rares fois où je discute avec elle. C’est malheureux mais le bébé a volé ma meilleure amie …

  10. Bonjour Sania, je te rassure, c’est une phase. Je vis la même chose avec une amie qui centre toute sa vie sur son fils, et pourtant j’ai deux enfants. Mais je ne lui en veux pas, juste je la vois moins, en attendant que ça lui passe, car un jour ça reviendra. On vit tous des épisodes dans nos vies, et l’amitié c’est aussi ça, des périodes où on est moins proches. Et on se retrouve souvent après. Ou pas. C’est comme aussi la copine nouvellement célibataire qui raconte tous ses coups d’un soir et ses sorties en boîte, alors qu’on est à des années lumière du truc. On l’écoute, on accepte d’être en décalage pendant quelques temps, et on se retrouvera plus tard. si déjà tu arrives à lui parler c’est bien, tu peux lui dire ce que tu ressens sans être trop abrupte. Elle ne pourra pas changer, sa vie a changé c’est évident, mais elle pourra peut être réaliser qu’elle peut aussi te considérer comme sa bulle d’air.

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