La fête des parents

Je suis tombée au gré de mes balades webesques sur cet article.

Comme tout le monde, j’ai d’abord été surprise. Puis, j’ai réfléchi. J’ai aussi vu quelques commentaires très intéressants.

C’est bien sympa toutes ces fêtes, fête des mères, fêtes des pères, fête des grand mères, etc mais en effet, on ne pense pas des masses à ceux qui n’ont personne à qui les fêter.
Ceux qui se retrouvent des semaines durant à préparer les mêmes cadeaux que leurs camarades, avec au bout, personne à qui offrir le fruit de leur labeur. Ceux qui se voient ainsi rappeler lourdement, pendant des semaines, l’absence de l’être cher. Comme si les médias ne suffisaient pas déjà.
Le gamin, il est déjà orphelin, faut en plus qu’on le gonfle avec la fête de celui qu’est plus là. Pour peu qu’il ait été abandonné lâchement par un de ses parents, tu crois qu’il a envie de lui faire une fête à celui-là ?

Bref. Toutes ces fêtes, c’est bien sympa, mais on peut en effet les fêter en famille, sans que l’école ne s’en mêle.

Le papa peut très bien aider ses enfants à préparer une surprise à maman, et vice versa. Debout les feignants.

Un autre argument est également survenu dans les commentaires, le fait qu’avec le nombre de familles recomposées, ça devenait compliqué entre les belles mères, les beaux pères, les deux mamans, les deux papas, etc.
C’est pas faux. L’idée de faire préparer des surprises aux enfants pour « ceux qu’ils aiment » est bien plus adaptée à mon sens.

Enfin, ce n’est que mon, avis, et il n’engage que moi…comme toujours.

Ps : je ne suis pas CONTRE, je dis juste que si c’est supprimé et ben franchement j’en ferai pas une maladie.

5 Replies to “La fête des parents”

  1. Mais quelle bonheur quand ta puce du haut de ses 4,5,6 ou 7 (ou plus) ans t’offre un cadeau pourri avec un poeme ou une petite carte pleine de « maman je t’aime parce que tu es belle comme une fée »

    (les enfants qui n’ont plus de maman ont toujours quelqu’une à qui dire qu’ils l’aime : une grande soeur, une grand mere, une tante, une belle maman…)

  2. Babycakes Mouse dit :

    Il ne faut pas non plus sous estimer les enfants et leur capacité d’adaptation. J’ai une élève qui m’a fait un cadeau pour la fête des mères. Pour deux raisons sa mère est décédée et mon bébé est encore dans mon ventre dc lui il ne peut pas me faire de cadeau alors que je suis déjà sa maman. J’ai été touchée quand elle m’a dit ça. Elle ne sait pas que j’ai un fils ainé puisque je ne parle pas de ma vie privée dans ma classe.
    Elle m’a aussi expliqué qu’elle et son papa faisaient toujours un cadeau pour sa maman qu’ils déposaient sur sa tombe.
    Après ma réponse ne se base que sur un exemple ça ne répond pas à la problématique dans sa globalité mais dans ce cas il ne faut plus faire pâques à l’école pour le diabétique et pour l’athé etc.

  3. Comme je l’ai dit ça n’engage que moi et franchement les cadeaux dont on parle peuvent aussi être faits en faisant un cadeau avec l’aide de l’autre parent.
    De toutes façons toutes ces fêtes sont devenues commerciales, ma fête à moi c’est tous les jours quand ma fille me tend les bras en disant maman.

  4. Tinange dit :

    J’ai perdu ma mère à 14 ans des suites d’une longue maladie.

    J’étais donc déjà presque « grande » et pourtant le fête des mères…quelle galère. Entendre mes copines raconter ce qu’elles avaient offert à la leur était déjà pénible mais si on m’avait en plus fait fabriquer des trucs à lui offrir… Je n’imagine même pas ce que j’aurais pu ressentir.

    Depuis, je suis devenue mère et je me sens plus apaisée par rapport à cette fête dans le sens où j’ai à nouveau quelque chose « à fêter ». Et pourtant cela reste difficile.

    Je serais ok pour que les instits ne la fassent plus car je peux tout à fait imaginer la peine qu’un enfant doit ressentir lorsque l’on doit déjà vivre au quotidien avec le manque. Je pense pouvoir me passer de mon collier de nouilles. Un dessin fait à la maison me suffira.

  5. Merci pour ce témoignage Tinange…

Laisser un commentaire

Entrez Captcha ici : *

Reload Image