Bloguer pour purger, bloguer pour s’amuser, bloguer pour bloguer

Tu l’as bien remarqué, ce blog revit, tel le Phoenix il renait de ses cendres, et je suis ravie de vous voir au rendez vous les copains.
Même toi qui ne commente pas, mais je te vois, tu sais. Ben, ça fait hachement chaud au cœur.
J’apprécie vraiment de retrouver mon blog. C’est mon « bébé », je l’ai fait évoluer avec moi, il m’a fait vivre bien des choses, fait rencontrer des gens qui sont encore aujourd’hui très importants dans ma vie.

Pourquoi donc que ça reprend vie par ici, te demandes-tu ? Et bien, tout bêtement parce que j’ai un peu plus de temps (le Mogwaï fait des longues siestes, c’est un peu Ze Évènement du mois, je fais des danses de la joie tous les jours), et surtout l’inspiration est revenue, doucement mais sûrement.  Partager est également pour moi le meilleur moyen de rendre « utiles » certaines expériences désagréables.  Quitte à vivre des trucs pourris, autant qu’ils servent à quelque chose, non ?

Servir à quelque chose dans le sens de conforter parfois des gens vivant la même chose, car ça fait du bien de ne pas se sentir seuls, non ?

Bref. Je crois que ce blog a encore de belles années devant lui – puis quand ma fille sera en âge de tomber dessus, j’aurais plus qu’à tout brûler- car l’envie d’écrire est toujours là, et comme je te l’ai dit, c’est un peu ma thérapie à moi.

En parlant de ça, d’ailleurs, depuis quelques jours, j’ai des palpitations dès que je repense aux évènements de l’an dernier. Pas besoin d’être psy pour deviner que ça a à voir avec le fait d’envisager un deuxième enfant, et que le fait d’y penser fait forcement remonter des souvenirs pas très funky, et des images franchement pas jolies qui tournent en boucle dans ma tête. Alors j’aimerais bien qu’on évite de me gonfler avec le fameux « faut pas trop trainer pour faire le suivant », car ça me donne non seulement des palpitations mais aussi des envies de meurtre, ou de pleurer aussi, ça dépend des jours.

Parce que tiens,  oui, on y pense, on en a envie, mais c’est pas quelque chose de si simple dans la tête des gens qui ont vécu ce que beaucoup de futurs parents considèrent comme impensable, improbable. Non, quand on attend un enfant, on ne pense pas à toutes ces choses terribles qui peuvent arriver.

BIEN SUR qu’on n’y pense pas, sinon on ne ferait pas d’enfant ou alors on deviendrait fou.

Mais quand on l’a déjà vécu, forcément on y pense. Parce que c’est trop tard, c’est devenu réel, ce n’est plus de l’ordre de l’impensable, de l’improbable, c’est là. En plus, en bonus, tu as croisé plein d’autres « possibilités » dans l’hôpital, alors malgré toi, désormais tu connais un sacré éventail de choses « improbables » et tu t’en serais bien passé, crois moi.

Alors, on franchira le pas, un jour. Quand on sera prêts. Tous les trois. Prêts. Vraiment prêts. Parce que ça dure 9 mois cette histoire, et que pour attendre 9 mois sans devenir coucou dingo, il faut être vraiment prêts.

14 Replies to “Bloguer pour purger, bloguer pour s’amuser, bloguer pour bloguer”

  1. Michael dit :

    Ca me fait penser a cette fille que je connais, qui a un mec absent (gendarme mobile) qui se tape tout le reste de la planete, qui ne l’aime pas et qui lui dit. Elle habite un 30m2 sans chambre dans une banlieue pourrie qu’elle na’ura pas fini de payer avant sa retraite.
    Parce que « il faudrait pas qu’il soit trop separe du premier, tu comprends ». Quand la pression sociale l’emporte sur le bien-etre et le bonheur.

    Le premier vous avez pris un camion de face, le deuxieme vous allez rouler avec un casque, deux ceintures de securite et 18 airbags, et il ne se passera rien. Rien que d’y penser ca doit etre rassurant, en tuot cas bon courage pour cette nouvelle aventure, bande de recidivistes.

  2. Bonjour Ann-Liz
    J’ai découvert ton blog y’a quelque chose comme trois-quatre ans. À l’époque je l’ai dévoré et par la suite ai guetté les nouveaux articles. Ta situation géographique me fait rêver (ce qu’on ne connait pas est toujours propice à rêverie, n’est-ce pas, et quand tu le vis c’est juste ton quotidien avec ses bons et ses mauvais côtés) et puis j’ai toujours beaucoup apprécié ce que tu laisses passer de toi, de ton z’homme, de ta mogwaiëtte, de ta façon d’appréhender la vie).
    Je fais partie des toi-dans le fond qui ne commentent pas ou très peu (et je sais que c’est pas bien car écrire dans un blog c’est aussi quelque part souhaiter l’échange en tous cas je pense et donc être lu c’est sympa mais c’est aussi sympa voire plus encore d’avoir des commentaires – mais en tant que perpétuelle pas enracinée qui a du mal à assumer complètement et tous le temps ses choix de vie très différents des tiens, j’ai du mal à avoir des choses pertinentes à écrire en commentaires).
    Donc et en bref, je suis ravie que tu publies de nouveau régulièrement.
    Pour le petit deuz, il me semble que ça fait partie des décisions super importantes qui se prennent à deux, qui vous engagent à 300 % pour le reste de la vie, qui vous prennent au coeur, au corps, aux tripes, (au portefeuille aussi).
    Donc fuck la planète, non ? Fuck toutes les bonnes âmes qui donnent leur avis, effectivement il faut savoir suivre son instinct personnel et faire les choses à l’heure et au moment qui vous convient.
    Courage pour les palpitations, mais n’hésite pas à te faire aider en cas de besoin — psy, religion, meilleur(e) ami(e), ou autre, nombreuses sont les pistes pour débriefer un moment de vie marquant et l’intégrer.
    Amicalement

  3. cracotte dit :

    Ou tarés. enfin bon, je neme suis pas posée la question sinon je devenais un légume. c’était une évidence. après ya la drogue, ça aide :P

  4. Michael, je suis pas sûre que ça soit rassurant justement, c’est encore plus stressant d’avoir un suivi plus rapproché…Bref, merci mais donc on n’en est pas encore à se lancer !

    Dragon d’eau : je te remercie vraiment pour ta bienveillance :-) en effet, c’est notre choix, et comme chaque fois nous n’en ferons qu’à notre tête ! Nous nous sommes déjà beaucoup aidés nous mêmes et avec nos propres moyens, l’avantage d’être un couple soudé et qui communique. L’écrire permet de sortir les choses, mais nous allons bien. Étrangement, les palpitations ont cessé le jour où j’ai publié ce post, comme quoi.

    cracotte : oui, aussi. Je me demandais comment t’avais fait, j’aurai du penser aux drogues forcement. :P

  5. cracotte dit :

    mais comme pendant les dits 9 mois, t’es vachement limitée en drogue, ya le refoulement (ou le déni si t’es psychotique lol). Après ya la fameuse dépression postpartum et c’est là que c’est la fˆete de la drogue :D Et après tu réalises que t’as bien fait de faire tout ça, paske quand mˆeme, ils sont terriblement beaux et intelligents et que ça aurait été dommage de priver le monde de leur présence :P

  6. Le coup sur la tête pour la perte de mémoire sinon ? J’ai échappé à la dépression post-partum, faut dire que j’étais shootée à l’adrénaline, et aux hormones de l’allaitement qui me faisaient planer.

  7. mais je valide totalement, ça serait criminel de priver le monde d’êtres aussi exceptionnels.

  8. cracotte dit :

    je veux pas te plomber le moral hein mais la DPP peut tomber jusqu’aux 3 ans de l’enfant, surtout si tu allaites. en gros, elle arrive quand ton enfant fait ses nuits sans toi ni ton nichon :D donc effectivement le mieux, c’est de retomber en cloque avant ça ;-)

  9. bah t’inquiètes, rien ne peut plus me plomber le moral :-8

  10. ( mais oui je me prépare à une grosse descente quand elle sera sevrée, gloups )

  11. Chaque chose en son temps… Savourez ces loooooooongues siestes, avant que le ptit deuz’ vienne tout chabouler ! ;-)

  12. Bloguer pour… soi tout simplement. Et le fait que tu recommences maintenant illustre bien cette envie/possibilité de faire sans l’enfant quelque chose.
    Moi j’ai commencé aux 18 mois de ma fille… et là comme les siestes disparaissent… je te ne te fais pas de dessin! ;-)

  13. Moi aujourd’hui je reregtte de ne pas eatre un peu plus anonyme sur mon blog. Certaines personnes de ma famille me lisent, des amis que je perds aujourd’hui un peu de vue… et e0 qui j’ai pas force9ment envie de raconter ce que je traverse en ce moment (grosse crise de couple qui va e0 la rupture). Et finalement j’aurai aimer en parler un peu plus parce que le0 ce silence en ce moment sur mon blog, ce manque de joie de vivre, j’aimerai pouvoir l’expliquer, tout de9baller d’un coup, recevoir des conseils… mais je suis coince9e, je n’ai pas envie que mes proches l’apprennent par ce biais. Un jonglage bien difficile je trouve

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