NoumeaParis

Humeurs et réflexions d’une calédonienne expatriée à Paris

 

La vie est la plus belle des fêtes*

 

Je vais te dire un truc : on n’arrive décidément jamais, mais alors jamais à se tenir à ce que l’on a décidé.
Samedi matin, après une nuit plutôt agitée pour cause de chat psychopathe pris d’une folle envie de jouer et d’empêcher notre invité de dormir, le z’homme m’avait lancé un déchirant “ah non, moi ce soir, c’est sans moi, je veux dormiiiiiiiiiiir”.
Du coup, on s’était entendus pour nous rendre à l’anniversaire de miss b., mais quitter la fête de bonne heure. On dit toujours ça. C’est pas faute de bonne volonté, hein, inquiète pour son sommeil, j’ai demandé au z’homme toutes les heures s’il voulait y aller. Ce à quoi il répondait inlassablement sa coupe à la main “oui, oui, mais pas de tout de suite”.
Ce qui bien entendu, ne me dérangeait pas, car j’étais moi-même en prise avec une coupe de champagne magique : elle ne désemplissait jamais. Incroyable. Résultat, nous sommes partis les derniers. Vers 3h30. Nous n’avons aucune parole.

Bref. Pour ceux qui me lisent depuis le début, certains se souviennent qu’il y a une tradition que je respecte à chacun de mes passages chez miss b. : l’oubli ou la perte de mon téléphone. Je t’explique. La première fois, c’était il y a au moins deux ans, j’avais abandonné mon portable sur le coin d’une table.
La seconde fois, c’était l’an dernier, aussi pour son anniversaire, j’avais égaré mon téléphone portable en partant de chez elle, sûrement sur la route où une voiture a du l’écrabouiller…hem.
Et hier soir, je n’ai pas dérogé à la tradition. Arrivés dans le taxi, le téléphone du z’homme vibre, et il me dit tout guilleret : ” hééé, t’es en train de m’appeler !” (oui à 3H30 sa perspicacité n’est pas des plus grandes, tu noteras). Je le regarde blasée, “réponds, j’ai du oublié mon portable là bas”. Oui. Encore. Boulet powaaaaaa. Ou la malédiction du téléphone chez miss b.

Tiens d’ailleurs. Figure toi que je partage mon agenda google avec pas mal de gens. Oui, comme ça quand on s’ennuie, on regarde ce que font les gens. Certains en profitent pour s’incruster quand il voit un évènement sympa dans ton agenda…Bref, c’est très pratique le partage d’agenda, à condition que ça soit avec des gens avec qui ça ne te dérange pas de partager aussi tes rendez vous chez le gynéco ou pour une épilation.

Bref hier en y regardant de plus près…je découvre que certains me laissent des messages subliminaux. En effet, je me suis engagée il y a plusieurs mois à faire de nouveau une blanquette à miss b. Alors elle a jugé utile d’indiquer ceci sur un samedi:

J’en déduis donc qu’il serait bienvenu que je me décide à fixer une date pour faire ma blanquette, non ?

*Julia Child

 

Three little birds*

 

Mon humeur du jour se résume ainsi :




J’avais prévu autre chose aujourd’hui, mais finalement, comme ce soir c’est le week end, je préfère faire dans le léger.
Ben oui, pendant que certains parlent de faire des réserves de nourriture, ou d’aller se cacher dans des bunkers, nous, on a bien le droit de se la jouer insouciants. Je vais te dire, je vais même en profiter pour me chercher un petit week end en amoureux à se faire dans une ville sympa.

J’ai 24 ans en âge wii fit après deux mois d’abstinence, c’est enfin le week end, et demain je vais faire la fête avec mes gens préférés, et je suis très très très contente de les voir, t’imagines même pas, c’est la pensée qui me fait sourire depuis lundi. Dimanche, je passerai la journée dans les bras de mon z’homme, et on regardera tous les épisodes des séries qui ont repris ce mois-ci. Et ce soir, je me casse à l’heure, parce que je reçois chez moi. Je gambaderai toute guillerette jusqu’au métro, et je monterai même dans la ligne 13 avec le sourire, c’est-y-pas merveilleux, ça ?

Finalement, c’est cette succession de petits bonheurs qui fait la vie, alors profitez en ce week end !


*Bob Marley
Three little birds

“Don’t worry about a thing,
‘Cause every little thing gonna be all right.
Singin’: “Don’t worry about a thing,
‘Cause every little thing gonna be all right!”

Rise up this mornin’,
Smiled with the risin’ sun,
Three little birds
Pitch by my doorstep
Singin’ sweet songs
Of melodies pure and true,
Sayin’, (”This is my message to you-ou-ou:”)

Singin’: “Don’t worry ’bout a thing,
‘Cause every little thing gonna be all right.”
Singin’: “Don’t worry (don’t worry) ’bout a thing,
‘Cause every little thing gonna be all right!”

Rise up this mornin’,
Smiled with the risin’ sun,
Three little birds
Pitch by my doorstep
Singin’ sweet songs
Of melodies pure and true,
Sayin’, “This is my message to you-ou-ou:”

Singin’: “Don’t worry about a thing, worry about a thing, oh!
Every little thing gonna be all right. Don’t worry!”
Singin’: “Don’t worry about a thing” - I won’t worry!
“‘Cause every little thing gonna be all right.”

Singin’: “Don’t worry about a thing,
‘Cause every little thing gonna be all right” - I won’t worry!
Singin’: “Don’t worry about a thing,
‘Cause every little thing gonna be all right.”
Singin’: “Don’t worry about a thing, oh no!
‘Cause every little thing gonna be all right! /fadeout/

 

V’là les Dalton…

 

Non sans blague, il en manque plus qu’un, et on fera vraiment les Dalton :-) Sont pas mignons tout plein ?

 

Malgré tout, je trouve le temps d’aller tester des jeux-Boogie superstar

 

Bé ouais. Faut bien que je me détende, qu’est ce que tu crois ? Et comme Lilo était trop occupée à Venise pour venir picoler, j’ai accepté l’invitation de Ketchum à venir découvrir le jeu Boogie Superstar qui sort le 16 octobre sur la Wii.

Quoi ? Que dis-tu ? Les blogueurs ça passe son temps en soirée à boire du champagne à l’oeil ? C’est pas faux.

Mais tu remarqueras que j’en fais un peu moins. Non en fait je t’en parle pas toujours, histoire de pas te narguer. Sinon on va encore dire que c’est tout que pour les blogueurs parisiens, bouhouhou, c’est dégueulasse.

Bref. Je vais te dire, moi ce qui m’intéressait en sortant du boulot, c’était d’aller me détendre. Et chance, y avait tout plein de gens que je connaissais invités aussi. Alors j’en ai oublié mon téléphone dans mon sac au profit d’une petite coupette. Et quand je l’ai repris, le z’homme avait appelé 18 fois pour avoir l’adresse exacte. Hum. Il faisait donc la rue en long et en large depuis environ trente minutes. Je te raconte pas tout ce que j’ai du promette comme faveurs pour me faire pardonner, ça serait indécent.

N’empêche, il était surtout dégouté d’avoir raté Vinz et Tiblond en pleine démonstration. Mais je l’ai consolé, vu que j’avais filmé.  Je te laisse juger. Et je suis sympa, j’ai filmé de dos. Ils n’étaient certes pas à la hauteur des SMDB qui étaient là, mais bon, soyons indulgents…

Alors t’en penses ? Moi je crois qu’on va bien se marrer avec ça quand on aura quelques verres dans le nez et qu’on va faire tout plein de videos ridicules. Et attends, en plus de danser, on peut aussi chanter. Si, si, sur des chansons hyper faciles, comme celle-ci par exemple :


Découvrez Britney Spears!

Bon. Ceci dit, y a des moments où je me suis sentie comme une vieille chose, parce que je ne savais pas qui chantait ça :


Découvrez Lorie!

Je te le donne en mille, c’est Lorie. Ouais. Dingue. Il se passe des trucs fous pendant qu’on vieillit, mes petits. Sur ce, je vais me prendre des vitamines, à mon âge faut faire attention à ses os.

 

Un peu d’optimisme dans ce monde de brutes

 

(Et oui, je ne vais pas pouvoir vous parler du caldoche de base promis dans le billet que j’ai supprimé hier d’ailleurs, tout bêtement parce que des gens risqueraient de se reconnaître dans l’histoire que j’allais vous conter…et je ne tiens pas à avoir de problème. Alors je réfléchis à une façon d’en parler sans m’attirer d’ennuis. A voir.)

Je sais pas pour vous, mais personnellement ça fait des jours et des jours qu’à la cafet’ on me serine les oreilles avec “c’est la crise, oh la la, c’est la criiiiiiiiiiiiiiiiiiiiseuh”.

Je te passe le couplet sur “tout part en couille, moi j’ose plus rien prévoir, on pourra plus rien acheter dans l’immobilier, c’est la fin du monde, bla bla, une météorite va s’abattre sur Paris et tout détruire, bla bla, et pis t’as vu les Etazunis ils vont finir avec la Palin comme présidente et elle poursuivra tous les ours d’Alaska avec une hache à la main, bla bla, et les autres là, ils nous mentent, en fait la vérité c’est qu’on va tout perdre, et bla bla, c’est Armageddon, bla bla, appelez Bruce Willis, bla bla.., roooh et puis avec mon bol, tu vas voir que je vais encore tomber malade, et bla bla bla.”

Bref. Un ravissement de tous les jours d’être entourée de gens tous plus négatifs les uns que les autres.

Ok. C’est la crise, c’est bon, on a compris. Mais A QUOI CA SERT de ressasser en boucle des choses sur lesquelles on n’a pas de visibilité ?

A se bouffer le cerveau, et accessoirement à nourrir son futur petit cancer. Je me demande quand même comment font ces gens pour dormir la nuit. Moi je dis, si l’avenir est si affreux, autant qu’on se jette tous par la fenêtre tout de suite, hein, ça ira plus vite.

A se péter le moral, ouais, voilà à quoi ça sert. Et moi quand on me pète le moral, je mords. Parce que mon optimisme je l’entretiens, et je veux qu’on lui fiche la paix. Je ne suis pas une utopiste, je suis juste adepte de la pensée positive. Parce que jusqu’ici ça m’a toujours aidée. Alors si de temps en temps, tout le monde en même temps se mettait à envoyer des ondes positives à travers tout l’univers, pit être qu’on se porterait tous mieux. Se projeter alors qu’on ne sait clairement pas de quoi sera fait demain, ça ne fait pas avancer le schmilblik. Ça sert rien qu’à perdre ses cheveux (private joke inside).

Bref. Voilà pourquoi je n’accepte plus les personnes négatives et vampirisantes dans mon entourage. Parce que je te le dis tout de go, elles m’emmerdent, elles me fatiguent, et je ne suis pas leur psy, ok ?

Alors si tu veux saouler quelqu’un non stop avec tes peurs incessantes, ton stress, et tes spéculations à deux balles (alors qu’on le sait, la spéculation c’est le mal, hein),  c’est pas la bonne porte. J’aime bien aider mon prochain, mais faudrait voir à ne pas tomber dans le tragique.

Mon énergie, j’en ai besoin. Ben oui, pour affronter la fin du monde, quoi. Suis un peu, zut.

 

Happy little things of the day

 

Le z’homme devant l’ordi, qui s’énerve :

“raaaaah, ta mémé en short !”

Moi ça me fait sourire.

*******************

Un soir, il lit par dessus mon épaule un article qui dit que la fée lation réduit les risques de cancer du sein (c’est un canular, messieurs, rien de vrai dans cette rumeur).
Il repart, silencieux.

Deux heures plus tard, dans le lit.
Lui : “ça serait vraiment triste que t’aies le cancer du sein”
Moi: “…..”
Lui : “rooooh ça va, je m’inquiète pour ta santé moi c’est tout.”

 

Zoreil, zoreille, zore, définition et origine

 

Alors tout d’abord, il faut savoir que l’origine du mot zoreil est un peu confuse, vous entendrez quantités de versions différentes si vous vous rendez dans les îles. Je vais donc m’efforcer de regrouper la majorité des versions.

Définition : en outre-mer, le mot zoreil, zoreille ou zore désigne le métropolitain.
Ce mot nous vient tout droit de la Réunion, et est également fortement employé en Nouvelle-Calédonie, et dans d’autres territoires d’outre mer. Ce qui je l’avoue, crée parfois une certaine complicité entre gens des îles lors de conversations en public…

Pourquoi Zoreil ?
-Certains disent qu’on appelle ainsi les métropolitains parce qu’ils ne comprenaient pas le créole (à la Réunion parce que je vous rappelle qu’on ne parle pas le créole en Calédonie, contrairement à ce que certains abrutis croient) et tendaient donc l’oreille.
-Une autre version, sûrement une des plus répandues en Calédonie, explique qu’on les appelle ainsi à cause de leurs oreilles qui deviennent toutes rouges au soleil.
-L’histoire la moins amusante est évidemment celle selon laquelle les chasseurs d’esclaves métropolitains coupaient les oreilles des fuyards qu’ils rattrapaient…
-La version la plus sérieuse : le mot zoreil viendrait du mot “zorey” qui signifie maître en tamoul (une langue de l’Inde).

Ceci dit, il existe une autre explication, fournie par Bernard Berger dans la Brousse en Folie. quand Joinville notre zozo de base se fait croquer l’oreille par un crabe alors qu’il pose son oreille sur un trou dans le sable…

Bref. soyons un peu sérieux. Le terme zoreil en Nouvelle-Calédonie désigne très clairement les métropolitains, surtout ceux qui se font remarquer…
On les appelle également les 5/5, les 22 000, les métros, les Joinville, les zam…
Il est souvent utilisé de façon désobligeante, mais peut également être dit amicalement.

Pour nous, souvent (mais pas toujours, on ne généralise pas) le zoreil de base, c’est celui qui vient pour profiter du salaire indexé, ne rien dépenser sur place, salir, et ensuite repartir en Frônce. Et bien entendu, qui sait tout sur tout, a tout vu, a tous les diplômes, a tout compris en deux mois sur le contexte socio-politique d’un pays qui nous échappe parfois à nous mêmes, et donne des leçons à tout va. C’est ce qu’on appelle un stéréotype, et il est réducteur de faire l’amalgame pour tous.

On l’aime bien aussi, parfois, celui qui nous fait juste marrer parce qu’il arrive avec ses réserves de pâtes (ben oui on mange que des vers et des roussettes, c’est bien connu), dit “tongue” au lieu de claquette, et crame au 3ème degré dès qu’on le met au soleil.
Ouais, on est moqueurs mais vu qu’en métropole, on se fout de ma gueule parce que “je viens des îles”, c’est de bonne guerre parfois, tant que ça reste bon enfant. Chacun sa croix à porter. Et mieux vaut en rire qu’ en pleurer.

Mais je n’aime pas les généralisations, vous le savez. Alors on ne déborde pas dans les commentaires, on est mignons et on se rappelle que tous les métros ne sont pas comme ça, et que tous les Calédoniens ne sont pas tous des cowboys…

 

Dans la blogosphère on prend son pied comme on peut

 

Ouais, je sais, sujet facile, surtout quand on n’a pas envie de se fouler…
Pour ceux qui ne connaissent pas la blogo parce qu’ils ne lisent que moi (et tu as raison, ami lecteur, un jour si je gagne à l’euromillions je récompenserai ta fidélité…en t’envoyant une photo dédicacée de moi sur une plage les doigts de pied en éventail), en ce moment, sur la blogo la grande mode c’est de se foutre à poil pour attirer le chaland. Oh pardon, pour faire du buzz comme on dit dans le milieu.

Alors là, j’ai envie de dire….mwé, chacun fait ce qu’il veut de ses fesses, comme d’habitude, tu connais ma grande ouverture d’esprit, je ne suis pas du jour à critiquer ou à juger. Mais quand même. Je m’interroge. Sur la capacité du blogueur à chaque jour repousser les limites de l’anonymat, de la vie privée, bref à s’exposer sur la toile, repère sans fin de pervers en tous genres. Et aussi de collègues, d’employeurs, de recruteurs…

Mais bon, comme c’est la mode, moi, lecteur, je vais te montrer…un pied.

Ah ah. On veut se la jouer blogueur influent et tout le tralala, alors faut assumer. Même si on a le pied fort laid d’ailleurs. Tu sais pas, si ça se trouve, je viens de lancer un nouveau courant : la photo de pied artistique du blogueur.

Un autre grand courant de la blogo ces temps-ci, est de parler à tout va de diffamation, d’attaque au pénal, bref de penser qu’on a un cul bordé d’or, alors que je te le rappelle à tout hasard : le blogueur fait caca comme tout le monde. Si. Je te jure. Il utilise même du PQ de supermarché, et parfois il pète.

Je te reprends ce commentaire que j’ai lu récemment sur un blog et qui m’a provoqué une bonne crise de fou rire. Merci à son auteur au passage :  “De toutes façons, celui qui de nos jours ne sait pas que mry, c’est vrai nom d’mry, doit vivre dans une caverne”.
Alors non. Celui qui ne sait pas ça, ne vit pas dans une caverne, juste il a peut être autre chose à fiche de ses journées que de lire des blogs. Peut être même qu’il n’a pas internet le gars, t’imagine ? Et ouais. Ça arrive. Y a même des gens qui ne mangent pas à leur faim. Dingue, non ?

Bon, sur ce, en tant que blogueuse, je me dois d’aller admirer mon nombril une heure par jour, alors je vous laisse.

 

Les bons plans du week end à Paris

 

Si demain, tu ne sais pas quoi faire, je te donne quelques petites idées de trucs sympas à faire sur Paris :

- Pour les 100 ans de l’aérospatiale, une exposition d’avions prend place sur les Champs Elysées du 4 au 12 octobre. Vous pourrez y voir les hélicoptères tigres Eurocopter, les Falcons Dassault, des drônes, la fusée Ariane sur la Concorde et d’autres surprise à venir découvrir. Le Mirage III et le Rafale y seront exposés…Pour les passionnés et les curieux.

- Depuis mercredi et jusqu’au 7 octobre, la Mairie de Paris te propose un cours de tri sur la place de l’Hôtel de Ville. Tu pourras y poser tes questions aux agents de la ville chargés de la collecte, mais tu pourras également apporter tous tes objets usagés, électriques et électroniques, surtout si comme moi tu as des sacs plein de câbles, chargeurs et autres dont tu ne sais que faire. En échange, on te donnera un billet de tombola pour gagner un lot orienté vers le développement durable.

Et enfin, la Nuit Blanche parisienne aura lieu la nuit du 4 au 5 octobre de 19h à 7h.  Le programme par ici.

Le programme s’articule autour des gares, des églises et des tours. Une occasion de redécouvrir ces lieux où nous passons chaque jour sous une autre perspective.

Alors bon week end à tous !

Pour ma part, je me repose :-)

 

Veuillez nous excuser pour la gène occasionnée

 

Bon le gens, oui, toi le gens, là. Tu vas devoir revenir plus tard. Parce que j’ai besoin d’un break, et que je ne suis pas sûre du tout de trouver le temps de bloguer pour de vrai d’ici demain.
Bien sûr que je t’ai préparé du billet. Mais vois-tu, vu ce que ça donne quand j’écris du vrai billet sans relire, je vais m’abstenir.

C’est pas de ma faute, ma bonne dame, c’est la crise, toussa toussa, et ça me donne juste dix fois plus de boulot, et encore bien plus de gens à étrangler, massacrer à coups d’agrafeuse, bref je vis dans un monde merveilleux rempli de chiffres, de cons, de vision conférences, de cons, de téléphone qui vole dans la pièce, et de journées pourrites de chez pourrites.
Ah et j’ai parlé des cons ? ah oui.

Bref. Dans mon immense génie, j’ai eu la bonne idée de me poser un rtt vendredi. Ca m’évitera sûrement au choix la crise de nerfs, commettre un meurtre par étouffement avec des documents confidentiels, une diarrhée aigue (ben voui, on me fait ch**), ou l’alcoolisme.

Sinon je peux te livrer mes élucubrations nocturnes, pour que tu me livres ton analyse. Ce matin, enfin hier matin, vu que ce billet est pré-publié, j’ai fait un rêve. Je faisais du vélo sur une route toute grise, sans rien autour, juste le vide, et soudain au bout de la route, je tombais dans un grand trou d’eau. Et quand je sortais enfin la tête de l’eau, j’étais en fait là.

Il faisait un soleil de plomb, l’eau était fraîche, et on n’entendait que le bruit de la mer.

Alors imagine le traumatisme quand je me suis réveillée et que j’ai vu par la fenêtre ce ciel gris et brumeux…

Je le savais que cette journée allait être nulle.

Sur ce, je vais noyer mon stress dans la nourriture.

 

Prendre de soin de soi, c’est pas le bout du monde

 

Je me sens un rien agacée lorsque certains me sortent qu’ils s’en fichent de se laisser complètement aller et que leur compagnon n’a qu’à les aimer tel(le)s qu’ils ou elles sont. Parce que déjà d’une, pour moi le fait de prendre soin de soi, ce n’est pas pour l’autre qu’on le fait, mais avant tout pour soi. En outre, se cacher derrière le fameux “s’il m’aime vraiment, il me prendra telle quelle”, c’est hypocrite. Ah ouais, donc si mon mec m’aime, il acceptera sans souci que je ne me lave plus, que je pue du cul, et qu’on ait besoin d’un tracteur pour me déplacer.
Bien sûr qu’il accepterait peut être, par amour, mais sera-t-il heureux…Et l’amour n’est-il pas le fait d’être heureux ensemble ?

Quand on se respecte un minimum, qu’on s’aime soi même, et ben non je suis désolée mais on se laisse pas aller à ressembler à …rien. Je parle de l’aspect général, hein. On se lave, on évite l’haleine de chacal, on entretient pas ses poils pour ressembler à Georges le Yéti, et on se fout pas en jogging 365 jours par an.

Et quand on respecte la personne avec qui on partage sa vie, on ne lui impose pas la vue d’une chose difforme et puante. Je ne parle pas de séduction, je parle de respect, parce que les féministes ça va deux secondes le coup du “faut pas se pomponner pour un mec”. Et ben non, on se pomponne pour soi même, on se rappelle qu’on a un amour propre, et on prend soin de ce corps qui est assez sympa pour nous porter au quotidien.

Lors de ma première vie de couple. C’était planplan, c’était presque ado, et résultat 7 kilos dans la tronche. Et lui, il ne se rasait quasi plus, la douche était en option en hiver, et les fringues dignes d’un beauf à carrouf le samedi.

Glamour, quoi. Ce n’est pas ce qui a tué l’amour mais ça y a grandement contribué, de voir que l’autre ne te respecte pas assez pour être présentable devant toi, et se laisse allègrement pousser la bouée canard, ça n’aide pas.

La résignation n’aide pas non plus, c’est de la connerie que de dire “oui mais c’est normal avec les années, gna gna gna”. Et bien, étrangement, mes parents sont mariés depuis plus de trente ans, et je n’ai jamais perçu de réel laisser aller chez eux.
Alors l’excuse du temps, non merci.

Ça prend vingt minutes par jour, de se laver, de se brosser les dents, et de se rendre présentable.
Vous n’iriez pas à un entretien d’embauche dans un état lamentable, non ? Alors pourquoi le faire face à l’être aimé ?
Et c’est très bon pour l’ego et la confiance en soi de prendre soin de soi.

Après, certes, si les deux sont des porcs, ils peuvent être parfaitement heureux ensemble. L’important c’est que tout le monde soit d’accord, n’est-ce pas…

 

Here I am- cherche salle de sport sympa dans le 17ème

 

Le sport et moi, ça n’a pas toujours été le grand amour. A l’école, je ne faisais pas de sport, j’en étais même dispensée pour cause de hanche bretonne. Aaaah, tous ces cours de sport à Jules Garnier, allongée dans l’herbe, au bord de mer, à regarder mes camarades s’essouffler…Par contre, à la plage, je ne refusais jamais une petite partie de volley ball.

Bref, j’étais un peu une grosse feignasse. Et puis franchement, j’avais une silhouette menue, je m’enfilais coca et chips sans prendre un gramme, alors le sport je m’en tapais. Sauf que. J’avais pas encore atteint la vingtaine…âge fatidique où toute femme voit son corps nettement moins assimiler coca, chips et pizza…Ben oui, vers 22 ans, mon corps il a fait genre “tu vas arrêter de bouffer des couneries et bouger tes fesses avant de ressembler à l’orque de Sauvez Willy”.
Ouais. Moche. Alors je me suis lancée dans la recherche d’une salle de sport qui réponde à mes attentes, une salle qui ne ressemble pas à un podium de défilé, ni à un bar de rencontre pour gros beauf en mal de drague.
Chance, j’ai trouvé. Une petite salle de quartier, conviviale, avec des tarifs abordables, des profs sympas et des clients ressemblant à monsieur et madame tout le monde.

Les débuts furent folkloriques, surtout à mon premier cours d’afrofit (mélange d’aérobic et de danse africaine). J’avais l’air aussi à l’aise qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et j’étais en nage, haletante. Mais j’ai persisté, parce que si la quadragénaire à côté de moi arrivait à suivre, y avait pas de raison que je n’y arrive pas. Alors j’y suis retournée trois fois par semaine, malgré les courbatures, et je me sentais de mieux en mieux chaque semaine. Je me suis découverte une passion pour l’effort, une capacité à me dépasser que je ne pensais pas avoir…Et qui m’a l’air de garder le cap lors de périodes pénibles de ma vie, car lorsque je me faisais torturer par ma prof à coups de pompes et d’abdos, je ne pensais plus à rien, je déconnectais vraiment.

Malheureusement, quand j’ai déménagé, j’ai du dire adieu à ma jolie petite salle, car traverser Paris après une dure journée de boulot ne m’enchantait guère…
Et depuis, je cherche, je cherche…J’ai bien le Wii Fit, mais ça ne me suffit pas…
Alors les mois passant, faute de temps, le sport est ressorti de ma vie…(mais pas le sport en chambre, discipline reconnue), et le boulot aidant, j’en ai presque oublié ma recherche d’activités à proximité de chez moi.

Du coup, quand j’ai vu les nouveaux spots de Nike, ça m’a rappelé à quel point le sport m’avait fait du bien à cette époque de ma vie, et qu’il me manquait. Je vous livre ici celle des cinq vidéos que je préfère, qui met en scène Delphine Delsalle, luttant contre les hommes qui pensent que le Judo est un truc de mec…

L’ensemble des spots est plutôt réussi, même surprenant, car j’avoue que je ne m’attendais pas à ce type de visuels venant de Nike. Une campagne sympathique qui met en avant le courage et la persévérance de ces femmes face aux critiques et aux préjugés.

Bon. Sur ce. Je me remets en quête de la salle de mes rêves à un tarif non prohibitif.

Billet sponsorisé par Blogrider

 

Voir de la touffe tous les jours, c’est une vocation

 

Tu l’aimes mon titre, hein ? Je te sens dubitatif là, devant tant de classe. Mais oui, c’est pas parce qu’on est une princesse qu’on ne peut pas parler touffe.
Depuis peu, j’ai changé d’esthéticienne. Parce que la précédente était une brute et sentait de dessous les bras comme si elle y entreposait des rats crevés. Ouais. Je suis sectaire. Mais toi aussi, tu ferais pareil s’il s’agissait des poils de ta zone intime.

Bref. Ma nouvelle esthéticienne elle est over sympa, elle me raconte tout plein d’anecdotes, surtout qu’elle a repris ce salon récemment, appartenant autrefois à des chinoises.
Bon, déjà je vais te dire, je me doutais bien que ça devait pas être rose tous les jours, quand tu dois épiler des poils de fouffe à longueur de journée.
Et bien entendu, t’as toujours des gonzesses pour se pointer avec leurs ragnagnas sur la table (sans tampon, sinon c’est pas drôle), et qui croient vraiment que la madame elle va aller mettre les mains là dedans.
D’où des expulsions régulières de clientes (non, pas des tampons).
On a aussi le cas de celles qui supportent très mal la douleur, et qui au moment de l’arrachage de bande de cire, se mettent à crier des “salop*e !”, “pétas*se!”, Ou bien, tu as aussi les moules qui ne sont pas de première fraîcheur, et qui embaument la pièce. Bref que du bonheur.
Il paraît même qu’une fois, une cliente, prise de douleur, l’a giflée. Dans ces moments là, tu vois, je me dis que je fais un boulot facile.

Mais le meilleur…c’est qu’elle s’occupe aussi de clients hommes. Sauf que. L’ancienne propriétaire avait visiblement habitué ses clients masculins à un traitement particulier. Et que lors de ses premiers jours de reprise du salon, certains ont demandé des “finitions à la bouche”. C’est joliment demandé pour une pipe, tu trouves pas ?

Vivement mon prochain rendez-vous.

 

Douce folie, érodée par le sérieux de la semaine

 

Je me fais même plus marrer moi même, et ça c’est moche, vu que je suis un peu mon meilleur public. Enfin, si, je fais marrer le z’homme, c’est toujours ça, mais avec des blagues d’un niveau si bas, que même vous, mes lecteurs pourtant pas toujours finauds, ne méritaient pas ça…

Mais c’est po de ma faute…Ma chef elle est partie faire un ouin-ouin, alors faut bien que je trime à sa place, tu wois ?
Tellement peu de temps libre que je viens tout juste de me rendre compte que notre chat avait soudain un gros cul. Ouais. Du coup, j’ai vérifié que le z’homme avait pas lui aussi soudain le cul qu’avait poussé pendant que j’avais le dos tourné. Mais non. Ça va.

Je me suis alors précipitée sur un miroir pour vérifier que mon postérieur était toujours à distance raisonnable du sol, et ouf, ça va.
Non mais sans déc’, à force, je risque de rater des trucs super importants. La star ac’ ? Euh, non, merci ça va, je préfère bosser que de voir ça.

Bref. Où que je trouve le temps de me marrer dans tout ça, moi, hein ? Pas sur le blogo, moi je te le dis, c’est comme qui dirait la panne d’humour internationale…on peut même plus pomper sur les autres, c’est naze.
Bien sûr que j’ai des tooooooones d’anecdotes follement amusantes sur mon boulot, mais je ne tiens pas à me retrouver en procès rien que pour vous faire marrer.
Sinon je vous parlerai volontiers de nos réceptionnistes digne d’un hôtel de passe. Mais avec du marbre partout, l’hôtel de passe, tu vois.

Alors je vais te parler du blanchiment de mes dents. Ouais. J’ai décidé de tester pour toi, lecteur, le kit de blanchiment des dents. Rapid White. Au départ, je voulais te mettre des photos, mais c’est trop la loose intersidérale. Parce qu’il faut porter des gouttières pendant dix minutes, badigeonnées d’un gel spécial. Naturellement, pendant ces dix minutes, on salive, on bave, et on a l’air supra con.
A tel point que je me cache dans la salle de bain, vu que quand le z’homme me croise, il est pris de fou rire. Agréable, la solidarité dans la souffrance.
Alors un photo, même pas en rêve. Bref. Est-ce que ça marche ? Et bien au bout de deux jours, oui, mes dents sont déjà plus blanches. Ça te fascine, hein ? Non. Moi non plus.

Mais si t’es pas content, et bé c’est pareil. Demain, si je le veux bien, on parlera du dur métier d’esthéticienne. Et peut être même qu’après je ferai du billet sponsorisé pour rémunérer mon esthéticienne. Allez la plèbe, laisse moi donc méditer, je te prie.

 

Supposer chez les autres des sentiments identiques à ceux qui nous mènent, est se condamner à ne jamais les comprendre.

 

Je suis empathique. Avec une forte tendance à la contagion émotionnelle. En français, ça veut dire que j’ai la fâcheuse tendance à me mettre à la place des gens qui ont un problème, à comprendre leurs émotions, et à finir par ressentir de la tristesse à leur place.

Et c’est parfois un problème. Non, en fait c’est carrément ennuyeux. Du coup, je ne supporte pas que les gens autour de moi aillent mal, c’est plus fort que moi, j’ai besoin de les aider à se sentir mieux, de les faire parler, de les aider à creuser leur problème.

En quelques mots, les problèmes des autres ont vite tendance à devenir les miens. Je lutte contre cet aspect de ma personnalité depuis des années. Parce qu’à une époque, ça m’a beaucoup desservie de ramener les problèmes des autres dans mon foyer. Désormais, je le gère mieux. J’arrive à déconnecter une fois dans mon nid douillet. A oublier les problèmes des autres.

Cependant, sur le moment, je ressens toujours très fort la détresse des autres. Et encore plus, quand le problème en face de moi a déjà été mien un jour. J’essaie toujours à me mettre à la place de l’autre et à tenter de comprendre ce qu’il ressent. Peut être parce que je n’ai pas supporté un jour de ne pas être moi-même comprise…alors je mets un point d’honneur à comprendre et à ne pas juger.

Mais franchement, certains jours, j’aimerais juste réussir à me fiche de ce qui se passe autour de moi. Ou alors simplement, que tout le monde soit heureux autour de moi. Ouais chuis un bisounours. Alors bon sang, soyez heureux !

* Gustave LE BON

 
Pokez le pingouin
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