Jour 1 : on fait moins les malins

Il semblerait que j’ai volé le soleil, il est rentré à Paris avec moi…gniark. Maigre consolation pour moi, coincée au boulot, avec la motivation d’un condamné à mort. Et là tu te remémores le moment où tu as dit à ton z’homme : « mais oui mon amour, reste quelques jours de plus, profite, et puis ça nous fera du bien », en pensant que ça irait tout schuss et qu’on ferait des beuveries de ouf entre copines, et tu te maudis.

Bien sûr, tu ne peux plus rien dire parce que tu ne veux surtout pas gâcher son séjour. Pour éviter de lui balancer que c’est trop dégueulasse, il est en vacances sur une terrasse, pendant que je trime, que c’est trop nul de s’amuser sans moi. Pas évident, vu que ses coups de fil sont fréquents (oui, en général, on connait par le menu ce que chacun fait par tranche de trois heures, c’est pas compliqué il a appelé avant le match, pendant le match, et à la fin du match).

Alors je mens. Lamentablement. De mon air le plus enjoué. Genre « chuis trop contente ma race pour toi, non, non moi ça va, je m’ennuie pas, je n’ai pas du tout les glandes de n’avoir trouvé personne pour mater le match avec moi ce soir, je suis trop ravie de bosser alors qu’il fait un temps sublime, la vie est belle, trouloulou, amuse toi surtout. »

C’est ça l’amour. Ménager l’autre. Pour qu’il s’amuse bien, sans avoir à s’inquiéter. Ne pas lui en vouloir de s’éclater pendant que toi tu te fais chier comme un rat mort. Non, non. Ne pas lui en vouloir. Ne pas en vouloir à tous ces gens qui glandent au soleil pendant que tu bosses. Il faut pas. Dans deux ans, tu leur enverras tous une photo de toi à la plage à ta pause déjeuner si possible au mois de décembre et tu seras vengée à jamais. Ouais.

Je te cache pas qu’à 16h, quand il m’a envoyé un sms disant: « c’est le déluge ici », j’ai eu un rire sadique que tout mon étage a du entendre résonner. Mais j’ai répondu: « oh c’est dommage mon chéri ». Oui, c’est moche. Mais j’assume.

Déjà au boulot. Ma boss est en vacances. Moi pas. Bon. Non, non, je ne lui en veux pas non plus. Et le chat. Le chat qui passe son temps à chercher son maître. Et à faire comme si c’était de ma faute qu’il soit pas là. Si, si. Preuve en est faite. Je la caresse, elle ronronne, et *gnap*, elle me croque la main. Elle m’en veut pour un truc, c’est sûr.

Ps : Les matchs sur M6, je les regarderai dorénavant sans le son. C’est pas possible autrement. Leboeuf et Roland c’est trop pour moi. Bravo à Thierry Roland qui nous démontre qu’il connait les noms de chaque joueur par coeur, ça nous fait une belle jambe.

5 Replies to “Jour 1 : on fait moins les malins”

  1. Ah ah ah!! Je ne suis aussi fait la réflexion pour Th. Roland hier. Je le trouve de plus en plus insupportable…

  2. un seul être vous manque et tout est dépeuplé… courage, il va revenir ;-)

  3. ninochka dit :

    Heureusement pour les matchs, nous on à la TSR :pom:

    Et puis il revient bientôt ton chéri :copain:

  4. lilipouch dit :

    peux tu s’il te plait rendre le soleil….

  5. Phyloo dit :

    Ici les matchs sont commentés par deux mecs minables du réseau France Ô, mais alors c’est nul de chez nul, y a pas l’option « sans commentaires mais avec le bruit du stade »? Ton z’Homme serait capable de rentrer plus tôt et de faire la surprise! Ah c’est bô l’Amour!!!

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