C’est ça la vie ?

Hier matin, j’assistais à une formation relative à un logiciel comptable que j’utilise quotidiennement.

Pendant les 3 longues heures d’exposé du formateur, je me suis demandée pourquoi j’avais choisi de faire ce métier (à la con). Est ce que c’est ça la vie d’adulte, se lever chaque matin pour faire un truc qui ne nous passionne pas, pour des gens qui s’en tapent le coquillart, et tout ça pour gagner de l’argent qui viendra ensuite éponger tes crédits maison/voiture/autres ? Tout ça en négligeant tes enfants par manque de temps. (C’est bon, je t’ai bien pété le moral ?)

Alors franchement, j’ai parlé avec mon moi de lumière, lui là au dessus de ma tête, et euh, non, je crois pas que ce soit le but de la vie. J’ai tendance à naïvement penser que le but de ma vie c’est d’être heureuse, d’accéder à la plénitude.

Certes, j’ai de l’avance sur certains car je suis à temps partiel depuis 6 ans, j’habite sur une île où les temps de trajets me permettent de récupérer mes enfants chaque midi pour manger et de faire du sport plusieurs fois par semaine. Ok, je suis pas mal lotie, mais voilà, je n’aime pas mon métier. Je ne le déteste pas, soyons clairs, je suis plutôt douée pour ce que je fais, et je retire une certaine satisfaction à bien le faire. Cependant, avant hier une amie m’a dit qu’elle avait toujours exercé son métier par passion. Et j’ai réalisé que moi, jamais. Je l’ai toujours fait par besoin, par devoir.

J’ai une vie de famille, une vie personnelle, très épanouie et très riche. Ce qui a permis d’occulter pendant toutes ces années le fait que j’avais choisi un métier par rapport à ses débouchés, et à sa stabilité financière. J’ai suivi les conseils qui me disaient de penser à mon confort. J’ai fait comme presque tout le monde en sortant du bac.

j’étais bonne dans toutes les matières ou presque. J’avais un vrai goût pour le littéraire, l’écriture. Mais on m’a dit que ça ne menait nulle part, que ça ne serait pas bien payé, et qu’il valait mieux m’orienter vers quelque chose de « bankable ». J’étais d’accord, je voulais pouvoir me payer des choses. Alors j’ai fait. J’ai réussi. Un beau diplôme très dur, obtenu par seulement 10% des candidats chaque année, très demandé. J’ai bossé dur. J’ai mérité ma place, mon salaire d’aujourd’hui.

Mais voilà, je ne m’éclate pas dans ce que je fais. Je ne suis pas triste, hein, mais je me demande si je peux faire mieux. Sauf que voilà, à 38 ans, une maison, deux enfants, ça donne des responsabilités, et je suis bien obligée de bosser pour payer tout ça, car le zhomme n’est pas millionaire.

J’entame donc une réflexion longue et fastidieuse sur ce qui me plairait vraiment. Et je ne suis pas sortie du bois.

Laisser un commentaire