Vacances éclaires

Vacances scolaires obligent, je suis en pause pour une semaine, parce que vois-tu, le centre aéré ça coûte une blinde alors à chaque quinzaine de vacances, le z'homme ou moi prenons une semaine de congés histoire de ne raquer qu'une semaine. Et oui, ici ce sont juste les vacances d'août, pas les grandes vacances. 

Bref, me voilà avec les nains. Au programme, grasse mat'  (oui mes enfants dorment le matin, faut bien compenser leur côté ultra dynamique) plage , vélo, balades, et glandouille max car les enfants, ça doit aussi apprendre à s'ennuyer. 

Sachant qu'on est dans une période magique pour les nerfs parentaux: l'aînée a 5 ans et demi, niveau d'insolence et de malice à son paroxysme, et le modèle réduit a 2 ans et demi, terrible two en cours, avec en même temps un niveau de mignonnitude qui nous terrasse. Traduction : je passe en deux secondes de l'extase maternelle à l'envie d'infanticide, et je retourne à l'extase aussi vite et ainsi de suite. Montagnes russes émotionnelles. À la fin de la journée, j'oscille entre "ma parole, que je les aime ces gosses !" à "j'en peux plus, dépêche toi de rentrer ou je vends ces enfants de Satan en promo sur le parking de Carrefour". 

L'aînée me donne un fabuleux aperçu de ce que sera son adolescence, tant sa repartie est désarmante. C'est bien ma fille, aucun doute.

Le pire étant ce moment où je me retrouve à court d'arguments et où je redeviens une enfant : " oui ben c'est moi qui décideuuuuhe nananère et puis c'est comme ça, prout". Comment en quelques secondes jeter aux chiottes des heures de lecture sur la parentalité ferme et bienveillante. Avec des prout et des tralalalereuuuuh. Voilà. 

Ne vous méprenez pas, je chéris ces moments privilégiés passés ensemble, que de souvenirs fabriqués, que de fous rires et de câlins. Du bonheur à l'état pur. Juste, c'eût été sympa de nous prévenir que la parentalité, ça rendait un peu bipolaire sur les bords. 

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