Les Travaux les plus longs de toute l’histoire des travaux

Avec le z’homme, nous avons entrepris d’apporter des améliorations à notre doux foyer. C’était en 2016. Après plusieurs devis, nous avions signé un crédit avec notre banque, et le monsieur des travaux avait annoncé un début de chantier pour décembre. Puis janvier. Puis février. Puis mars. En avril, il avait envoyé des gens préparer les piliers en béton. Puis d’autres pour refaire correctement le travail des premiers. Le conteneur contenant notre kit (la maison est en dur, mais l’extension étant sur pilotis, on a choisi en structure légère) est arrivé quelques temps après. Presque en même temps qu’un cyclone, puis un autre. Ainsi le kit déchargé est resté dans notre garage, sous des bâches, le temps que la météo redevienne potable. la schkoumoune.

En juin, enfin, ils avaient commencé à monter la structure. Sauf qu’un soir, en arrivant, je me dis que bizarrement le plancher de cette extension est vachement bas par rapport à la maison existante. Mais je me suis dit  » je dois sûrement ne rien y comprendre, pauvre ignare que je suis ». Alors le zhomme rentre, et lui aussi trouve ça bizarrement bas. Selon nos estimations, les portes se retrouveraient alors si basses que nous aurions des portes de hobbit. Oui. DE HOBBIT. Dans ce genre là :

(ok, en moins mignon.)

On appelle l’entrepreneur, qui s’étonne et nous dit qu’il passera le lendemain. Après une nuit à se demander quoi faire, à pleurer sur nos portes de hobbit, sanglotant sur notre crédit sur 15 ans souscrit pour des putains de portes de hobbit, quoi !! le matin arrive et là, le gars arrive, pâle comme un linge, après une nuit blanche à revérifier les plans. Et là, il admet, qu’en effet, il y a eu un souci, les gars ont abaissé pour pouvoir passer sous le toit existant mais c’est pas possible. Ils démontent tout et recommencent. Le soulagement, je te dis pas, on avait déjà fait la liste de toutes les vannes pourries qu’auraient fait nos potes sur nos mini-portes. Ouf.

Quelques jours plus tard, je rentre (ben oui je vis ici), et je jette un œil. Je ne suis pas experte mais quand même, on dirait bien que le couloir n’est pas du bon côté. Je ressors les plans. Non vraiment, quelque chose me semble étrange. J’envoie un sms avec photo à l’entrepreneur, en lui disant qu’à mon avis, y a souci. Pas de son, pas d’image. Le lendemain soir, quand j’arrive, tout a été inversé Parce que j’avais raison.

Bref, les jours passent doucement. Nous essayons de garder confiance. Le lundi suivant, personne sur le chantier. Un de leur gars est malade, l’autre a été viré, le troisième peut rien faire seul. Ok. Une semaine passe. Le troisième gars a perdu sa mère, le deuil est prévu sur une semaine.

Okaaaaaay, on patiente, en marmonnant quelques remarques. Le temps passe, je rappelle de temps à autre au monsieur qu’il nous avait dit que ça prendrait deux mois maxi, et une livraison à fin janvier. Sauf qu’on est déjà presque en décembre de l’année suivante. s’il fait pas gaffe, on serait presque en retard doudou dis donc.

On arrive enfin presque au bout. Il ne reste alors que la peinture et le menuisier qui doit nous faire l’échelle qui mène à la mezzanine et la barrière. Il aura fallu un mois pour qu’il vienne. la peinture fut une vaste blague. Le peintre a si mal peint que le zhomme avait constellé les murs de petits scotchs bleus signalant les retouches à faire. A tel point que le type s’est vexé. Puis carrément barré quand le zhomme lui a demandé s’il avait les yeux ouverts quand il avait peint. Oui, bon, il est taquin le z’homme, mais faut dire que le type refusait de reconnaître son travail de cochon qu’y avait un souci. Travail qu’on a du entièrement dû faire reprendre par un autre avant d’attaquer la pose du parquet. Je suis passée par tous les stades, du rire au désespoir, de l’énervement à la dépression, bon j’exagère mais à peine. Je passe sur l’épisode où devant casser un mur pour créer une porte, le maçon arrive avec sa masse sans protéger au préalable notre sol existant. Et qu’il a fallu que je lui dise d’enlever la porte neuve de derrière lui pour qu’elle se prenne pas d’éclats. Le désespoir je te dis.

Puis vint la pose des volants roulants. Sauf que ceux qui avaient été livrés dans le kit étaient du style années 70, et en plus mal dimensionnés. Le zhomme leur a alors dit que même pas en rêve ils posaient un truc aussi moche. Ils ont alors du en commander d’autres. Le mieux c’est celui qu’on a du remplacer par une grille parce qu’ils n’avaient pas prévu l’espace suffisant entre le toit et la fenêtre.

Je crois qu’à la fin, on voulait juste tous en finir et ne plus jamais se revoir. Jamais.

Ce qu’on a failli réussir à faire. Ils ont même déposé le bilan peu après. Sauf que 6 mois après la fin des travaux, de fortes pluies liées à une dépression tropicales ont fait apparaître…de l’eau dans notre bureau tout neuf. Je te raconte pas comment on a vu rouge. Mais bon, le gars honnête, quand même, est venu rectifier ce qu’il y avait à rectifier.

Je n’ai donc qu’une chose à dire. Je ne ferai jamais construire de maison entière, pour notre santé mentale à tous. Et si vous devez le faire : embauchez un conducteur de travaux. Ça peut vous éviter un ulcère.

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