Pour vivre heureux, bouchons-nous les oreilles et portons des oeillères ?

Je suis dans une de mes périodes « beurk les gens ». Ça m’arrive. Souvent après avoir fait une overdose d’images affreuses, de récits écœurants, ayant tous en commun de démontrer les atrocités, la bassesse, et la méchanceté dont peuvent faire preuve mes congénères. Vous avez vu en partie les mêmes choses que moi, je pense (Syrie, la petite Fiona, les incendies en Australie déclenchés par des gamins, des animaux torturés par des gamins aussi, la Russie, l’Aube Dorée, etc…).

On rajoute à tout ça le fait que grâce à Facebook et twitter, tes connaissances peuvent vomir sans limite leur racisme, leur haine, ou leur indifférence, te laissant découvrir que : « zut, j’aimais bien cette fille là, je pensais pas que c’était qu’une grosse connasse qui pro FN » ou bien « merde, tonton machin est homophobe », ou encore « cette raclure de bidet, je savais bien qu’il avait un mauvais fond, regarde il déteste les chiens ». Comment peut-on faire autant de mal à ses semblables, ou même à d’autres espèces vivantes…

Bref. Ça me fait toujours cet effet-là, quand je me prends tout ça dans la tronche, je finis par me dire que l’être humain est une merde, qui ne mérite que l’extermination totale, pour qu’enfin les autres espèces puissent vivre en paix.

Et je n’ai plus envie de voir personne, en dehors de mon mec, ma fille, mes chats et ma famille (sauf les xénophobes, les homophobes et les vieux fachos car comme dans toute bonne famille, il y en a, youpi).

Je n’ai même pas envie de parler avec ceux que je considère comme des amis, de peur de découvrir une facette d’eux que j’ignore et qui briserait notre amitié à tout jamais.  J’ai déjà du mal avec ceux qui pensent que recycler ne sert à rien, qui se fichent de laisser une planète dégueulasse à leurs gosses, alors le reste…

Bref.

Je veux retourner dans ma bulle.

3 Replies to “Pour vivre heureux, bouchons-nous les oreilles et portons des oeillères ?”

  1. Je comprends ton ressenti, il m’arrive de temps en temps de me couper volontairement des infos par exemple sur un temps, pour ne plus entendre toutes ces horreurs.

    Et en même temps, ça ne doit pas nous faire oublier la belle partie de l’être humain, celle dont on entend si peu parler mais qui existe bien. Par exemple, pour ton chat Bailey, ce que tu en as retenu, c’est les gens qui l’ont abandonné brutalement. Mais tu aurais pu retenir aussi en premier lieu le fait que s’il a été sauvé, c’est parce que des êtres humains se sont montrés généreux par le biais de ton appel à facebook et ont financé l’opération…

    En résumé, je crois qu’il faut aussi que nous apprenions à mettre notre focus sur les belles âmes plutôt que sur la noirceur de l’être humain… Qu’en penses-tu?

  2. Si, si, je suis bien d’accord, comme je le disais au début du poste, c’est une phase, j’ai des phases comme ça où le besoin d’isolement est plus fort que le reste :-) Mais ça passe ;-) J’essaie en effet de me raccrocher à ce qu’il y a de bon et de beau chez les gens, mais en ce moment c’est difficile…

  3. Oui, oui, en ces temps les exemples que tu cites sont si fréquents, nous le ressentons tous. Faut-il supprimer la moitié de nos amis? « la seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute » P. Desproges

Laisser un commentaire

Entrez Captcha ici : *

Reload Image