Retour vers le passé, part 3
Allez, on monte dans la Delorean, et on retourne en 96 environ…
En 96, elle disait au revoir à son petit copain qui s’envolait pour la métropole, et elle entamait son année de terminale. Une bande de copains plus que dissipés, succession de soirées festives, elle buvait de la bière, elle fumait de l’herbe…L’année du bac, quoi…
Après le bac, neuf mois à attendre avant de partir aux études, neuf mois consacrés au permis, à la plage, à la rivière. Elle et ses copines se plaignaient d’aller sans arrêt à la plage. Elle ne savaient pas qu’un jour, elles regretteraient ces paroles et se trouveraient affreusement ridicules…
Elles trainaient à la plage du Château royal, à la Sorbetière, parfois au Julius…
Elles chantaient au karaoké du Bar de la Plage, où les pichets coulaient à flots. L’Acropole était encore à la mode, le Tunnel n’existait plus.
Et en septembre 98, elle partir faire ses études et rejoindre son petit copain qui lui avait écrit chaque jour de son absence, sans exception. Ses amis firent pour beaucoup de même, chacun choisissant la ville où il étudierait. Tous furent éparpillés aux quatre coins de la France. Voire du monde, pour certains.
L’arrivée à Paris ne fut pas sans heurts. Mais c’est une longue histoire qui mérite son propre billet…
Chaque week end, elle se rendait dans la famille de son ami, à Senlis. Elle découvrit l’Oise, puis la Picardie, au fil des tournois de foot auxquels il participait. C’est là qu’elle prit l’habitude de dire “tranquilou biloute” sans même s’en rendre compte.
Sa première année d’étude fût difficile, la concentration n’était pas au rendez-vous, l’éloignement n’était pas simple. Elle avait ses amis au téléphone, mais cela ne suffisait pas toujours.
Se faire de vrais amis à Paris n’est pas chose aisée, elle ne s’en fit que très peu au cours de ses études.
Puis, elle quitta son foyer de jeunes filles et sa chambre de 12M2 pour emménager avec lui. La vie se passait bien. Elle était même routinière. Comme celle d’un couple qui se connaît depuis le lycée.
Elle s’était faite quelques amis, qui se comptaient sur les doigts d’une seule main.
Chaque été, elle le laissait seul pour rentrer sur son île, des étés qui ne furent que successions de fêtes…Chaque année, amis dispersés en France se retrouvaient tous ensemble à Nouméa. Et découvraient chaque fois les nouveaux endroits où il faisait bon aller.
Sauf qu’un été, l’été 2002, elle recroisa là bas un vieux béguin. Et décida de ne pas repartir de suite à Paris, laissant l’appartement aux mains de celui qui serait désormais son ex après six ans et demi d’une aventure enrichissante et heureuse, mais qui devait s’arrêter…
Elle resta un an à Nouméa, y faisant son stage de fin d’étude, profitant de nouveau de la plage, de la rivière…pendant que son nouveau lui finissait son deug. Quand il eut fini, ils repartirent ensemble vers Paris, pour achever leurs études. Elle commença à travailler.
Elle lui fit découvrir Paris, les choses se passaient bien. Ils devaient repartir quand leurs études et expériences seraient achevées.
Jusqu’à ce qu’il montre des signes d’instabilité après un an et demi sans nuages…et elle vécut deux ans et demi de hauts et de bas, surtout de bas. De moments de solitude, alors que pourtant elle n’était en théorie pas seule. Deux ans et demi parsemé de cris, de larmes, de faux espoirs, et de quelques rares bons moments, aussi fugaces qu’une pensée. Deux ans et demi à se demander si revenir à Paris n’avait pas été la pire des bêtises.
Un matin, tout allait bien, l’après midi, tout basculait. Elle ne savait jamais ce qui l’attendait à son retour le soir, un sourire ou bien une grimace.
Puis vint la fin. Qui même si elle fût mal vécue, avec du recul, s’apparente à une libération…
C’est là qu’elle commença à se demander s’il n’était pas temps de repartir…


ah ben si je voulais faire vraiment du chiffre je mettrais des photos croustillantes voyons :-p




