That’s not my name
Sur mon acte de naissance, figure mon prénom. Celui que mes parents ont choisi, de même qu’ils en ont choisi l’orthographe. Cette personnalisation du prénom est ce qui fait notre identité.
Annelise. Tout attaché. Avec un i. Jusque là, ça va, pas trop compliqué ?
Depuis toujours, les gens écorchent mon prénom, ça va de “anne-lise” à “annelys” en passant par “anelise”. Bref. Rien de grave encore, ça peut arriver la première fois, n’est-ce pas, lorsqu’on ne le sait pas.
Non. Ce qui me gène, c’est lorsque j’envoie un email, où mon prénom est clairement écrit dans l’entête, qu’en outre je signe le mail de mon prénom, et que l’on me répond en l’orthographiant encore mal. Preuve pour moi que les gens :
1- ne prêtent aucune attention à l’entête du message. Je pourrais m’appeler Anal Lisa qu’ils s’en ficheraient.
2- n’ont aucun respect pour le nom que m’ont donné mes parents.
Et oui. Ça m’agace. D’autant plus que ça arrive parfois à des gens qui sont sensés me connaître plutôt bien, et qui me collent un tiret là où il n’y en a pas.
Rajoutons à cela que mon nom de famille est un nom en deux parties. Avec un espace, mais pas de tiret. Sur mes papiers, combien de fois l’administration s’est-elle trompée, en enlevant cet espace, ce qui a donné lieu à bon nombre de malentendus quand il s’agissait de m’identifier dans leurs fichiers. Et pourtant, ces gens avaient pour les aider une copie de mon certificat de naissance.
La sécu a ainsi deux dossiers à mon nom, un avec la bonne orthographe, l’autre avec un tiret. Mieux encore, la mutuelle en a deux également, sauf qu’aucun des deux n’est correct : l’un avec le prénom correct, l’autre avec seulement le patronyme correct.
Ca n’a pas l’air bien grave, n’est ce pas ? Et bien, figurez vous que cela a plusieurs fois bien failli me causer de graves ennuis avec les impôts et la sécu. Parce que dans l’administration, chaque caractère compte, et s’il y a un doute sur votre identité, vous pouvez courir pour sortir du bois, c’est sans fin.
Au delà de ces mésaventures administratives, se pose toujours le souci du respect. Est-il si compliqué de noter un nom, d’écouter la personne qui l’épèle, et de tâcher de ne pas l’écorcher ? Je ne crois pas, non. Je prends moi même quantités de messages téléphoniques, et prendre le temps de faire clairement épeler un nom me prend une minute.
Il y a quelques années de ça, je sortais avec un jeune homme dont le prénom se finissait en ick. Ses camarades de fac, n’arrivant pas à le retenir, avaient pris l’habitude de l’appeler Henri. Parce que c’était soit disant plus simple pour eux.
Régulièrement, j’ai affaire à des gens qui m’appellent Annalise (analyse, ah ah que c’est drôle), Lise, ou encore Anne.
Alors, donc, par fainéantise, il faudrait qu’on se laisse rebaptiser par ducon et ducon ? Non.
Donc oui, désormais, je suis la fille qui fait chier dans les banquets quand son nom est mal orthographié sur le plan de table. Et j’assume.
Ps : siouplaît votez pour moi ici , à vot’ bon coeur, messieurs dames…







