Censure sélective des sentiments
Il est des choses, des sujets, dont je ne parle jamais ici, parce que ce sont des choses tristes. Je me rends compte que chaque fois que des évènements tristes se sont produits (rares, fort heureusement), sur ce blog, je redoublais de bêtises et d’humour. Parce que je ne sais pas partager les choses tristes. Je sais en parler, en disserter, au point de me faire pleurer moi même, mais je ne le partage pas en public.
Pudeur, besoin de détourner les esprits, que sais-je. Quand je dis que ce blog est un exutoire, il l’est, il me permet de me retrouver dans un autre monde, un monde à moi, où tout est simple, tout est beau, et où tout le monde va bien. C’est pour ça que j’y tiens à ce monde de bisounours, parce que le monde dehors est déjà bien assez moche. Et je refuse que cette laideur pénètre mon havre de paix.
A ceux qui finalement reprochent à certains blogs le consensus, le manque de polémique, la futilité pour certains, la mièvrerie à d’autres, la raison est là, et elle est simple. Echapper à une réalité bien moins rose. On a déjà la télé et les journaux pour affronter les horreurs, nul besoin d’offrir un support supplémentaire à cette réalité…
Et moi mon blog, c’est ma bulle de lumière.







