Le degré d’intimité est-il dépendant du degré de confidence ?
Personnellement, je ne crois pas. Autrefois, oui. Entre copines, on se racontait tout, et on se le répétait, etc, etc. Bref, ça se transformait vite en ragots. Ouais. Autre point négatif : se confier à quelqu’un, c’est aussi lui donner des armes contre soi même. C’est moche, mais c’est la nature humaine.
J’avoue, à force de ragots, de méchancetés, et autres réjouissances, j’ai appris à ne jamais trop en dire. Prenons un exemple concret.
Il y a quelques années, je rencontrais des problèmes de couple avec un ex. Naturellement, je m’en confiais à plusieurs camarades. Quel bonheur d’apprendre par la suite, que beaucoup avaient tout répété de ma vie privé à d’autres, jusqu’à ce que cela fasse le tour du monde, c’est le cas de le dire, vu que des gens se trouvant à 22 000 km étaient au courant. Les bruits ayant été déformés, “ils ont des soucis” s’était transformé en “ils sont séparés” ou “ils se trompent mutuellement”. Merveilleux téléphone arabe.
Autre cas de figure : tu te confies dans un moment de faiblesse à quelqu’un qui n’écoute que distraitement. Exemple : à la même époque, je m’étais confiée à une “connaissance”, fort sympathique de surcroît. Les problèmes passent, ça s’arrange. Je revois la dite connaissance 1 an et demi après. 1 AN ET DEMI après. Elle me sort “alors c’est toujours la cata avec machin ?”. Je lui dis, “bé non, c’était y a plus d’un an ça”. Je la revois 6 mois encore après, elle me ressort la même. Preuve que les gens se tamponnent royalement de ce que tu leur dis, et visiblement ont très envie de penser que tu vis dans le malheur perpétuel. Et franchement, c’est agaçant, qu’on vous rappelle sans cesse des moments pénibles que vous essayez de laisser derrière vous, et d’avancer.
Autre cas de figure : tu te confies à quelqu’un. Tu te frites avec ce quelqu’un. Ce quelqu’un est en fait un pourri. Il répète tout ce qu’il sait de toi à qui veut l’entendre.
Bref. Je ne me confie quasiment plus à personne. Ou alors mes confidences concernent des domaines spécifiques. J’avoue que désormais, tout ce qui relève de ma vie de couple, j’ai décidé de le garder pour moi. Même si actuellement, tout roule, si jamais un jour, nous traversions des difficultés, je crois que je les garderai pour moi. C’est ce que j’ai retenu de ma dernière histoire….
Ceci dit, j’ai constaté qu’il était bien plus simple de se confier parfois à des inconnus. En effet, lors d’une période vraiment pénible pour moi, où je ne faisais guère plus confiance à personne, j’avais trouvé du réconfort auprès de gens que je croisais au café du coin, de temps à autre. Ah, les discussions de bistrot. Rien de tel pour délier les langues et avoir des avis objectifs, sans aucun parti pris. Un œil extérieur. Qui ne te juge pas, qui ne connaît aucun des protagonistes, et qui ne viendra pas t’en reparler dans deux mois, parce qu’il aura déjà oublié le lendemain.
Parce qu’on a beau dire, mais les amis sont toujours parti pris malgré eux, et peu objectifs de ce fait…
Bref. Cependant, pour moi, se confier n’est pas la clé de l’amitié. Je peux très bien considérer quelqu’un comme mon ami, sans lui raconter tous mes secrets les plus intimes. Cela n’entrave en rien une amitié sincère, du moins telle que je la conçois. Pour moi l’amitié c’est bien plus que de se confier des secrets, c’est plutôt d’être capable de soutenir quelqu’un qui dit qu’il va mal, sans le harceler de questions sur ce qui ne va pas. C’est aussi être là pour permettre à l’autre de s’évader de ses soucis, sans lui faire penser à tout va à ce qui lui cause du souci justement.
Bien sûr, il faut savoir demander de l’aide parfois, mais demander du soutien implique-t-il nécessairement de tout dire ?
Pour ma part, j’estime que si on me dit :”je vais mal, je veux pas en parler, mais j’ai besoin qu’on se voit”, ça me suffit…Malheureusement, tout le monde ne pense pas ainsi, et prend cela pour un manque de confiance. Alors que chacun a le droit à son intimité et à son jardin secret, non ?


Sois honnête, tu bosses la journée pour de vrai ?
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Bizarrement, pendant la maladie de mon père, mes “amis” (ceux des 5 doigts de la main gauche) n’en ont quasiment pas entendu parler. Pas envie de les embêter avec ça, pas envie de les saouler.
Je gardais tout pour moi, sauf de temps en temps quand je trouvais une oreille naturellement attentive et détachée. Dans ce cas, le flot sortait.
Pour les problèmes de couple, même refrain. Je ne me confie pas, ou alors à micro-dosettes.
En fait, le fait de se plaindre de sa vie aux autres n’est jamais une solution. Si à la limite cela peut aider à décharger la soupape de nos sentiments une fois de temps en temps, cela ne résoudra en rien nos problèmes ! Le travail se fait de l’intérieur, qu’on le veuille ou pas.
Se confier de temps en temps, oui, c’est très bon ! C’est même indispensable si l’on ne veut pas “exploser”.
Après, il y a aussi des gens qui n’ont de cesse de se plaindre de leurs soucis … sans jamais chercher à les résoudre.
Et là, bizarrement, arrive un moment où j’ai envie de leur mettre la tête dans le mur. (ensuite, je me dis aussi que certaines personnes doivent estimer que je me plains de trop
)
Par expérience personnelle, je sais que c’est quand soit ; tu te trouves dans la merde ou dans la maladie que tu découvres qui sont tes vrais amis, par contre il est nécessaire de parler librement à quelqu’un parfois pour lâcher la soupape si on veut pas exploser

quand à ceux qui se complaisent dans le schéma mental de ‘la victime’ j’ai donné!! on ne peut pas grand chose pour eux tant qu’ils n’auront pas décidé d’eux même de passer à autre chose.
Avoir et garder son petit jardin secret est absolument vital!!! c’est comme ton espace vital, faut pas se laisser envahir, j’ai appris à dire NON ! il y a des années, mais ce n’est pas évident pour tous,
“…Je n’étais pas loin, je n’oubliais rien
Quand le temps a bâti des murs
Entre toi et ma peau
Je n’étais pas loin, je n’oubliais rien
Même après ma vie, je le jure
Je te dirai ces mots
Ton histoire est mon histoire
Ta douleur est ma douleur
Ta route est ma route…”
Perso, je me confie mais je ne suis pas intime puisque là je ne le suis qu’avec mon mec.
Je pense aussi qu’il est bcp plus facile de se confier à des “inconnus” ou des “connaissances” parce que les amies proches nous connaissent tellment qu’elles prennent parties ou pire, nous jugent.
Parfois, j’ai juste besoin de voir du monde sans parler du sujet qui fache et delà je conçois qu’on me demande la même chose.
Définitivement les rapports humains, c’est d’un compliqué …
J’ai envie d’ajouter que je reconnais un(e) ami(e) au fait que si j’ai envie de me confier il/elle est capable de me mettre un bon coup de pied “où je penses” si c’est nécessaire et vice-versa.
De même il/elle pourra m’envoyer bouler si j’exagère et je pourrais en faire autant.
Je ne considèrerais donc jamais une personne comme ami(e) si pour chacun de nous , la connaissance de l’autre reste somme toute assez superficielle. Un(e) bon pote, plutôt.
Bien sûr celà suppose une relation à l’autre suffisamment longue, ayant débouchée forcément sur quelques conflits d’intérêts et ayant survécue à ces conflits.
Celà suppose aussi, l’évaluation, donc l’absence de confiance et la stimulation, au sens biologique, de l’autre sur une période suffisamment longue pour évaluer sa fiabilité.
Bizarrement, je ne reconnais pas mes ami(e)s à leur soutien si j’ai un problème de santé où si je suis dans la mouise (matériellement parlant) parce que je ne leur demanderais pas d’être capable de remplacer La famille. S’ils(elles) veulent et peuvent, ok mais sinon tant pis, c’est pas leur job amha.
Maintenant, suis-je dans l’erreur ? c’est possible…
yoyo :
fan d’isabelle boulay ?
Fran : merci, t’as compris de quoi je parlais
tout pareil.
Kawasu : je suis d’accord. Sauf que mes amis, je les connais bien niveau caractère,sans forcément connaître tous leurs petits secrets. Je n’en ressens pas le besoin, après s’ils se confient, et que ça les soulage tant mieux. Mais je n’en ferai pas forcément autant, je préfère garder mes confidences vraiment intimes pour une ou deux personnes maxi…et ne pas donner trop d’informations sans raison valable.
Quand je parle de soutien, bien entendu je parle de soutien psychologique hein, dans le sens de m’aider à me changer les idées, etc, mais surtout pas de faire l’éponge ou le psy. Les amis ne sont pas faits pour ça, enfin j’estime. En fait tout dépend de ce que tu entend par “connaître quelqu’un”. Pour moi connaître bien quelqu’un signifie connaître sa personnalité, sa fiabilité, mais pas forcément être dans la confidence de tous ses secrets/soucis/contrariétés.