This is the end…or not
En à peine trois mois, je me suis déjà dit au moins six fois que j’allais cesser ce blog. Malgré le temps passé à le remanier, à le customiser. Parce que ça fait déjà deux ans. Et oui, personne n’a relevé, mais ce blog a eu deux ans début mars. Happy birthday little blog.
Deux ans que j’essaie d’écrire aussi souvent que possible, que je me creuse la tête parfois pour trouver des idées nazes et moins nazes. Mais par moments, l’envie de lâcher est grande. Pour de multiples raisons.
- le temps. Un blog est chronophage. A mort. Rédiger ses posts, répondre aux commentaires, recorriger certains posts, tripoter le code, remanier le thème, trier les spams, etc. Et j’avoue qu’en ce moment, j’ai envie de passer du temps à autre chose quand je rentre du boulot. Par exemple lire. Des bouquins, j’entends bien, pas des blogs. Juste de m’asseoir dans le canapé avec un bon livre. Regarder des films avec le z’homme. Faire du sport. Faire du sekse. Bref, la vie.
- le blogosphère. La blogosphère me fatigue un peu ces temps-ci. A ses débuts, nous avions tous envie de faire partie de cette grande communauté. Puis de communauté, on est passée aux clans. Je ne m’étendrais pas sur ce sujet….Le bel élan des débuts s’est essoufflé. Certains vont me citer les récents élans de solidarité sur la toile, mais finalement ils n’étaient pas tous très justifiés (certains si, d’autres moins…), vu que tout cela n’est que le fruit d’une méconnaissance, ou d’une ignorance volontaire de la loi, et ils n’ont fait que démontrer qu’il fallait que chacun révise ses cours de droit ou se prenne un avocat avant de vouloir bloguer. Bref, on a bien rigolé un moment dans ce grand n’importe quoi internetesque, mais il faut se réveiller, le net n’est pas un monde où l’on peut échapper à la loi.
L’authenticité se fait rare. La course à l’influence a pris le pouvoir. Et attise les jalousies et les rivalités. Bref, j’aime les blogs où on touche d’un peu plus près la personnalité des gens. Et finalement, la blogo on se rend compte que c’est comme la vraie vie. Remplie de gens pas très vrais, intéressés, avides de popularité, et qui finalement ne sont pas du tout ce qu’ils prétendent être. Certes, remplie aussi de gens fabuleux. Mais une fois qu’on y a pris ce qu’on avait à y prendre, dans mon cas des ami(e)s qui me sont devenues cher(e)s, on a un peu envie de s’éloigner, et de retourner vers les vrais gens, en chair et en os.
- les idées. Dure est la vie de blogueur, en quête perpétuelle d’idées. Fatigante pour les neurones. Tu ne peux même plus lire un truc sans te demander ce que tu pourrais en dire. Bonjour la détente. Limite, tu mates la télé ton carnet de notes à la main. Vu les circonstances actuelles, tu songes même en soirée à demander aux gens s’ils t’autorisent à bloguer ce qu’ils viennent de dire ( véridique, je l’ai fait il y a trois jours). Et peu à peu on se sent prisonnier de son blog. On a beau se dire que ce n’est pas grave si on le laisse en friche quelques jours, le réflexe est là.
- la schizophrénie. Parce que sans déconner, le blog ça rend dingo. On a beau vous montrer une part de nous, cette part ne sera jamais qu’une infime partie de notre personnalité. On se retrouve ainsi face à des gens qui pensent nous connaître. Alors que même vivre avec quelqu’un ne suffit pas à le connaître à 100%. Mais ça, beaucoup l’oublient et nous assimilent à nos écrits…Dur dans ce contexte d’assouvir le besoin d’authenticité que je ressens parfois. Faites un blog de c*ul, les gens s’attendront à vous voir débarquer en soubrette et à parler nic*hons toute la soirée. Faites un blog politique, et tout le monde sera pendu à vos lèvres, attendant votre dernière analyse. Forcément, certains blogueurs se sentent obligés de donner une image en adéquation avec leur blog. Ça donne des soirées complètement bizarres où vous voyez des gens que vous connaissez faire un show à l’opposé de ce qu’ils sont. Des fois, j’ai envie d’appeler un exorciste.
Enfin. Pour l’instant, je vous rassure, je ne me suis pas décidée à arrêter. Je sais que ça se fera tout seul, un jour, où je me léverai et que d’un click j’effacerai mon contenu. Mais ce jour n’est pas encore là. Pas encore. Parce que j’arrive encore à trouver ça drôle, que je suis satisfaite de mon lectorat (même s’il est très porté sur les pets), que j’arrive à bloguer dans mon petit coin, que je rencontre encore des gens chouettes, et surtout, parce que j’arrive encore à considérer tout celà comme du bonus, du fun, pas quelque chose de sérieux à long terme.
Allez, demain on reprend nos activités débiles. A venir : le googling, et un billet sur l’onanisme dédicacé à yoyo.

pour aujourd’hui




