L’argent qu’on possède est l’instrument de la liberté, celui qu’on pourchasse est celui de la servitude.*
L’argent, l’argent, ah l’argent…objet souvent de discordes. Mais bien souvent ce que je remarque, c’est que comme d’habitude, les gens ne savent s’occuper de leurs fesses au lieu de fouiner dans celles des autres (l’image est dégoutante, certes, mais je trouve que ça illustre bien la chose).
Il y a plusieurs années de celà, dans une vie antérieure où je vivais avec un autre, ce dernier aimait à dépenser tous son argent dans des jeux vidéos. Ce à quoi, personnellement je ne m’opposais pas étant donné que c’était SON argent, et que du moment que sa part de loyer était payé, il pouvait bien en faire ce qu’il voulait. D’autant plus, mesdames, si l’on veut dépenser son argent en frivolités sans se prendre de réflexions de son homme, mieux vaut ne rien dire quand lui se lâche en high tech ou autre, ce n’est que justice…
Autre exemple plus récent, je discutais avec un ancien collègue, qui critiquait un de ses amis qui engouffrait tout son salaire dans du tuning, et gna gna gna. Certes, du tuning. Mais après tout, il fait ce qu’il veut le gars. Il l’a gagné ce pognon, alors s’il veut même aller aux p*tes avec, c’est son choix, non ?
Cette manie qu’ont les gens de critiquer ceux qui ne font pas comme eux font est épuisante.
Chacun doit pouvoir dépenser son argent comme bon lui semble, du moment qu’il ne vient pas s’en plaindre ensuite, on est d’accord. En effet, si la personne se plaint ensuite d’être embourbée, elle s’expose aux critiques, c’est évident…
Bref. En ce qui me concerne, à une époque j’aimais le shopping. Beaucoup. Je sortais beaucoup aussi. Et puis, bof, j’ai eu envie de mettre mon argent dans d’autres choses. En ce moment, je préfére utiliser le budget loisirs que je me l’alloue (ouais on est comptable ou on l’est pas, je fais des budgets, oui…) dans des soins, des massages, et des billets de train pour partir en week end voir des copains ou de la famille.
Ca restreint évidemment le budget sorties, mais ce n’est pas pour nous déplaire. Car il faut bien l’admettre, quand on est deux, sortir c’est sympa, mais sortir moins n’est pas non plus horriblement difficile. On peut faire plein de choses à deux à la maison….mais je m’égare…
Bref. Naturellement, y a toujours des gens pour t’emmerder, la vie c’est comme ça, remplie d’empêcheurs de tourner en rond. Toujours prêts à t’enquiquiner parce que non, tu n’as pas envie de dépenser ton argent dans la même chose qu’eux. Non, tu veux pas, et c’est comme ça. Peut être que t’as envie de t’acheter un sac à 15 000 euros, ou d’acheter le Iphone de l’an 3000 qui coûtera un oeil, et ben c’est ton choix, personne n’a rien à te dire (tant que tu viens pas te plaindre derrière d’être à sec of course).
Tu as bien entendu aussi ceux qui n’ont jamais mis ne serait-ce que deux euros dans une tirelire de leur vie, et qui viennent te saoûler avec des phrases du genre “pourquoi faire des économies, faut profiter de la vie, pas se faire enterrer avec son fric”.
Pourtant, justement, j’ai pas 80 ans. J’ai envie de faire plein de choses dans ma vie. Et pour le genre de choses que je veux faire, il faut prévoir, longtemps à l’avance.
Si encore, j’avais des économies dormantes depuis mes 5 ans, comme certaines personnes (les mêmes étrangement que celles qui t’encouragent à claquer ton fric comme si t’allais mourir demain, hin hin (hé ça rime !) certes, je ne compterai pas. Mais c’est pas le cas. Alors je compte.
Mais là, que fais-je ? Je me justifie. Z’avez vu ? Nom d’une cacahuète, je me justifie. Alors que nom de nom, je fais ce que je veux de ce que je gagne chaque jour en me levant pour aller trimer.
Et aujourd’hui je suis vachement contente. Parce que l’an dernier encore, quand des amis m’appelaient pour me proposer un week end d’évasion, je me retrouvais à devoir dire non, le coeur lourd, parce que ma banque n’était pas d’accord. J’en ai vu passer des occas’ que je n’ai pas pu saisir, faute d’argent, j’en ai raté des week ends de fête, des rendez vous avec de vieux amis…
Un an. Il m’a fallu bien plus d’un an pour assainir ma situation, pouvoir enfin envisager de me constituer à nouveau une épargne. Bref, c’est pas pour qu’on vienne me casser les pieds quand je dis non à un truc pour raisons budgétaires.
Parce que justement grâce à ça, maintenant, je suis ravie de pouvoir dire oui quand on me propose une réunion entre potes à plusieurs kilomètres, parce que j’ai gardé de quoi. De foncer le coeur léger sur le site de la scneuf pour acheter mes billets, et réserver mon hôtel. De même, si mes coupines me proposent un resto, je suis contente de pouvoir dire oui sans remords. Et si pour ça, il faut faire des coupes franches dans le reste, et ben je le fais. Sans regret aucun, parce qu’au moins je dépense dans ce que j’ai envie….et que je le peux, que c’est mon argent et pas celui de la banque.
Et si mes amis préférent eux dépenser sans compter, ou bien allouer leur argent à d’autres centres d’intérêt, et bien ils font ce qu’ils veulent, eux aussi. Si un coupain a envie de claquer un salaire dans un écran géant, je suis contente pour lui. C’est pas mon argent. Je ne vois pas ce qu’il y a de mal à ce que chacun assouvisse ses passions, que l’on a tous différentes. Du moment que chacun fait ce qu’il veut de ses sous, tout le monde sera content.
Et au fait Bonne année du Rat à tous, Chuc Mûng Nam Môï !
*Jean Jacques Rousseau
on se comprend. enfin euh, on est moins organisés pour le budget commun. La vérité c’est que je fais aussi ses comptes à lui :-) Mais je touche à rien, hein, juste je vérifie pour lui.




