Nouméa : 3ème semaine
Le dimanche matin, donc, départ pour l’Ile des pîns, depuis l’aérodrome de Magenta. En vingt minutes, nous voilà au paradis…
Nous avions choisi de loger au Kou Bugny, fraîchement rénové, et nous n’avons pas été déçus. Idéalement situé, devant la baie de Kuto, et derrière la baie de Kanumera.
Le premier jour, nous avons d’abord glandouillé sur le sable fin de Kuto, blanc comme nulle part ailleurs. Un vrai plaisir de se rouler dedans…
Puis nous avons pris possession de la chambre, parfaite, avec sa baignoire donnant sur un semblant de jardin. Et la clim’. Ca oui. Sinon on aurait mouru.
L’après midi, on a changé de baie, on est allés s’installer sur celle de Kanumera.
Alors on a plongé un peu. En apnée, j’entends, bien entendu. Car tout autour du rocher de Kanuméra, ce n’est que magnifiques coraux, animés d’une faune aquatique extraordinaire. On y est retournés 4 fois, et chaque fois on s’y attardait un sacré moment, masques, tubas, et palmes aux pieds. Un vrai bonheur (oui on est encore plus bronzés de dos du coup).
Le soir, nous mangions au restaurant de l’hôtel, au bord de mer, qui propose un fabuleux menu langouste…slurp. Quand je vis arriver une grande assemblée de Kuniés (habitants de l’Ile des Pins). Au début, je n’y prétais pas attention, mais tout à coup, je reconnus un visage familier ! Mon vieux copain de collège, originaire de l’Ile des pins, et vivant lui aussi à Paris depuis les études post bac. Aucun de nous deux n’avait songé à prévenir l’autre qu’il rentrait au pays, d’où notre surprise de tomber l’un sur l’autre. C’est ça aussi la Calédonie, où que tu ailles, tu tombes sur un pote…
Moi bronzée ?…ah bon ?
Le lendemain, nous nous levions tôt pour partir faire une balade en pirogue sur la baie d’Upi. Ce que j’aime à l’Ile des Pins, c’est que le tourisme c’est du local, du vrai. Déjà, le bus démarrait pas, alors les touristes ont du pousser pour le démarrer. Arrivés au coin des pirogues, le bus nous lâche tous là, sans rien dire, même pas à quelle heure il nous récupère le soir, et où. Perso, je le savais parce que j’avais sympathisé avec une fille de l’hôtel, heureuse de tomber sur une calédonienne, et pas sur un touriste poken ou métro pour changer, et elle m’avait donné toutes les infos utiles. Du coup, les gens venaient me poser la question…jamais tranquille…
Finalement, un monsieur a fini par se pointer, à pieds, (avec un mégot suspect à la main d’ailleurs, avec une odeur plus que suspecte…hem) tranquilou biloute. En nous disant de monter sur la pirogue. Pirogue comme à l’ancienne, légèrement améliorée. Comme il l’a dit lui même : ” c’est le mélange de la tradition et de la révolution. Le moteur c’est la tradition, bien sûr erf”.
Fabuleuse promenade, où nous avons pu admirer les oiseaux, mais aussi de superbes raies mantas qui se livraient à un ballet surréaliste autour des pirogues. J’ai bien songé à balancer à l’eau le gamine qui me perçait les tympans, mais bon…
Le piroguier nous déposait alors sur une petite baie, marécageuse, en nous disant juste “tata”. Là, on en a déduit qu’il fallait marcher. S’ensuivit une longue marche à travers la forêt d’Upi où les nautous poussaient leurs cris si particuliers. Pour finalement arriver à la piscine naturelle d’Oro.
Vision de rêve. Et vu la chaleur ambiante, nous nous jetions dans l’eau, où nous fûmes surpris par d’énooooooooooooormes poissons (Lilo, ne t’évanouis pas). D’ailleurs, étant entrer la première, et voyant ces si gros poissons passer, je disais au z’homme “hey, regarde regarde !!!”. En voyant, les masses sombres impressionnantes, on peut dire qu’il a fait un bond en arrière, croyant à une attaque. Lol.
Au milieu de cette fabuleuse piscine naturelle, on pouvait monter sur les grosses patates (patate de corail = gros caillou de corail où ya plein de poiscaille), et regarder les poissons clowns et autres charmantes créatures évoluer. Sauf que ces cons, comme les touristes leur filent sans cesse du pain, quand ils voient tes jampes, ils viennent te mordiller pour voir ce que c’est. Et ça surprend.
Mon z’homme a fichu le pied dans un bénitier, enfoui dans le sable, mais heureusement a retiré son pied à temps. Petit bobo sans gravité mais drôle.
Après cette baignade franchement méritée, nous reprimes la balade pour passer devant la baie d’Oro, puis longer le Méridien. On s’arrêtait enfin au gîte de Régis, où malheureusement y avait plus de langoustes. M’enfin. En fin de journée, retour au bus qui nous ramenait à l’hôtel une dernière fois avant de reprendre l’avion pour Nouméa…



