Les valises et les bagages à main…leçon pratique
Quand on part au bout du monde pour un mois, faire ses valises, c’est une question d’entraînement. Et de logique. Et de raison.
Déjà, quand tu l’as déjà fait plus de 9 fois, tu sais que non, tu n’as pas besoin de ta doudoune pour passer un mois au soleil. Non. Tu sais aussi que pendant tes trois jours à Sydney, ta valise risque de se remplir bizarrement, au gré de ta carte bleue.
Alors tu laisses de la place. Ensuite, tu sais aussi que tes parents ont une machine à laver, et que donc, non tu n’as pas besoin de prendre 48 hauts différents. Pareil pour les sous-vêtements.
Par contre, tu penses à ne prendre que des choses seyantes, que tu ne regretteras pas d’avoir emmenées une fois sur place, en chouinant que c’est moche et que ça prend de la place inutilement dans ta valise, que tu as très envie de remplir de choses achetées à Sydney par exemple…
Bref, tu fais une valise à vide, quoi, et tu réfléchis au fait que pour un mois à 30°, tu prends pas de pulls, ni trois tonnes de pantalons. Tu prends juste de quoi te couvrir la fesse de façon décente. Et encore.
Ensuite, tu expliques bien tout ça au z’homme, parce que lui, jamais il est parti à l’autre bout du monde, encore moins pour un mois. Limite tu contrôles sa valise, histoire qu’il reste de la place pour d’autres choses que tu achéterais éventuellement à Sydney. Hem.
Ensuite, il faut s’occuper des bagages de cabine. Et là, on a bien rigoulé. Le z’homme il a commencé à me dire “ah bon, pourquoi faire?”. Chéri, quand on en sera à la 11ème heure de vol, tu ne poseras plus cette question.
Quand tu pars pour un voyage de plus de vingt heures, il est évident que tu seras ravi d’avoir pris un sac avec un petit pull pour l’avion, des tonnes de bouquins pour passer le temps, des cachetons pour dormir s’il le faut, et ta brosse à dents pour ton haleine de chacal. Tu seras aussi content d’y avoir mis tout ce qui sera susceptible de te faire passer le temps ou de te procurer du confort pendant ces longues heures de vol.
Par contre, je me remets encore à peine du fait qu’il ait repassé chaque pièce de vêtement qu’il a mis dans sa valise. Ca me laisse coîte. Effrayée un peu aussi.




