Les va et vient de l’amitié

Depuis le temps que je fais des aller retour entre chez moi et Paris, les aléas de l’amitié, je commence à connaître. Partir loin, ça permet souvent de voir quelles sont les amitiés qui vont durer.
Comme tout le monde, j’avais des amis au collège. Puis au lycée, et pas forcément ceux du collège. On change, on a d’autres centres d’intérêt, on évolue. Toutefois j’ai encore des amis qui datent de la petite enfance. Ce sont d’ailleurs ceux qui ont été le plus difficile à garder, car je l’avoue, entretenir une amitié de plus de 20 ans, sans y perdre des plumes, c’est duraille. D’ailleurs y en a certaines que j’ai zappé, histoire de sauver ma santé mentale…Et puis, il y a aussi ceux avec qui on s’est perdus de vue, ou avec qui on s’est brouillés, puis finalement on s’est retrouvés…
On dit souvent que c’est dans les coups durs qu’on reconnaît ses vrais amis. Et bien, non, pas seulement. Les vrais amis sont aussi ceux qui se réjouissent pour vous quand tout va bien, qui restent présents en toutes circonstances, qui partagent avec vous leur bonheur. Partager les joies ET les peines. Pas seulement l’un des deux.
Souvent, quand on ne vit pas dans la même ville ou même le même pays, il est très ardu de conserver des relations franchement proches. Tout dépend du fondement de la relation, solide ou non. J’ai des amis à qui je ne parle qu’une fois par an, et avec qui malgré tout, quand on se voit, tout semble intact.
Au cours de mes années ici, plus particulièrement, j’ai rencontré des gens. Pas mal. Certains avec qui ça n’a duré qu’une saison, une période, d’autres qui étaient entrés dans ma vie pour une raison, et qui ont disparu en même temps que cette raison, et d’autres avec qui je sais que ça durera encore…
Cette année, j’ai appris à connaître plusieurs personnes. J’en retiens plus particulièrement que les affinités qui ont émergé ne sont pas celles que l’on aurait cru. Je n’oublierai pas une fille que j’ai découverte profonde, solide, équilibrée, et d’une intelligence inégalable. Quelqu’un qui je l’espère, sera dans ma vie pour encore longtemps et qui continuera à me prendre en photo…
Je n’oublierai pas non plus cette autre fille, drôle et touchante, avec qui ce n’était pas gagné d’avance, avec qui les malentendus se sont multipliés, qui m’a agacée, que j’ai agacée, mais avec qui on a su trouver un équilibre et se parler. Une de ces relations qu’on pense vouée à l’échec et qui finalement nous surprend.
Bien sûr, il y a eu aussi les déceptions. Les relations qu’on pense gagnées d’avance, et qui finalement s’avèrent bancales, voire inexistantes. On se trompe souvent en amitié. C’est comme ça qu’on apprend, qu’on avance, qu’on grandit.
Le plus dur, bien sûr, c’est de se rendre compte qu’on s’est trompés. Et de ne pas le regretter. Mais de garder ce qu’il y a eu de bon, et d’avancer vers autre chose.
On ne se trompe pas toujours aussi. Parfois, juste, on change, on prend des chemins radicalement différents, et on n’est plus sur la même marche de l’escalier. Là aussi, il faut savoir se quitter sans heurts, et lâcher prise. En gardant les beaux souvenirs.
Pourquoi maintenant ? Parce que l’année touche à sa fin. Que le temps des bilans approchent, et que je pars après demain. Revoir mes autres amis. Ceux qui sont loin. Ceux qui m’ont écrit pour me dire qu’ils m’attendaient. Après 4 ans d’absence…merci les coupains
.
Et dans un mois, à mon retour, j’ai déjà une petite idée de qui je retrouverai ou que j’aurai envie de retrouver. De qui n’aura pas changé, papilloné, en à peine un mois. Vous pensez que c’est court ? Détrompez vous. Quand les gens sont versatiles, il leur suffit d’un mois pour aller voir ailleurs et vous ranger au placard. C’est du vécu, hein. J’affabule pas. Mais au moins, le tri est plus facile à faire…
De même, l’absence permet de se faire oublier de ceux qu’on n’a pas envie de retrouver parfois. C’est moche, mais c’est la vie… c’est le jeu ma pauvre Lucette.
Ok, l’image c’était juste pour mettre des chats, parce que la mienne me manque un peu là…
:amour: :zzz:
:ahnon: ze un chats i s appelle mistigris :ahnon:



