Ode au popo
Parlons peu, parlons bien. Vous vous en doutiez, après avoir parler de pets, j’allais forcément en venir au popo. Si. Ame sensible s’abstenir.
Pourquoi ? Parce que l’amie d’une amie d’une amie, que nous appelerons Sidonie pour facilier la compréhension me confiait récemment que pour elle, la journée, faire popo était l’enfer, rapport à l’hygiène des toilettes du boulot, des lieux publics, etc.
Une autre amie d’une amie, elle, n’a aucun souci avec ça. Arrêtez de me regarder comme ça, je suis une princesse, je ne fais pas popo, je ne fais que retranscrire ce que j’ai entendu sur le sujet.
Hem. Faire popo au boulot, c’est tout un poême. Ou pas. Déjà tout dépend de l’endroit où sont situées les toilettes, isolées, à l’autre bout des locaux, ou près d’un bureau, des murs fins ou non. Ensuite tout dépend de l’ampleur du popo : popo mou, popo urgent au bord de la fesse, popo énorme, popo malade, popo qui pue, popo qui craque, etc.
Alors certains prennent le temps d’étaler trois douzaines de feuilles de pq avant de s’asseoir. Ce qui s’avère difficile en cas de popo urgent, tu l’auras compris. En général, le popo urgent a paraît-il tendance à puer l’œuf pourri (moi j’en sais rien, je n’ai aucune expérience en matière de popo, tu sais bien), et ça complique les choses.
Car si les wc sont à proximité des bureaux, non seulement tes collègues entendront les prrrrrrrt et splouch plouf de circonstance, mais en plus ils profiteront de l’odeur.
Amis de la poésie, soyez les bienvenus.
Bref. Certains autres ne se prennent pas la tête et hop, on s’assoie direct et on fait sa crotte.
Et il y a aussi ceux qui psychologiquement, ne peuvent faire popo ailleurs que chez eux.
Ce qui veut dire qu’ils se retiennent environ 8 heures par jour. Bon, pour les constipés, ça va. Mais pour les gens comme moi l’amie de mon amie qui voue un véritable culte aux wc, c’est inhumain et inenvisageable.
Le popo, hors domicile, donc à l’extérieur, ça s’apprend. L’amie de mon amie, autrefois ne pouvait pas faire popo ailleurs que dans ses toilettes, accompagnée d’une bonne bd.
Se retenir la mettait d’atrocement mauvais poil et apparemment ça ruinait sa vie sociale. Ainsi la force du popo des choses, la vie, le boulot, l’ont obligée à apprendre à se détendre l’anus n’importe où dans le monde. Il en allait de sa survie et du bon fonctionnement de son sphincter (je te raconte pas le googling que je vais me taper, moi bientôt).
On apprend, paraît-il, ainsi à se sentir à l’aise dans les wc du travail, et à mettre en place les petites combines pour ne pas se faire repérer. Comme de fourrer un gros tas de pq au fond pour amortir la chute de ton parachutiste et couvrir le bruit. Serrer les fesses quand on entend du bruit dans le couloir. Par exemple. Repérer très vite la bombe de déodorant en général fournie par l’employeur. On se lave bien le postérieur en rentrant chez soi bien entendu.
Bien sûr, le coup de la bd au boulot, on oublie. Evite de lire tes dossiers aux wc, on risque de le voir, et ça le fait moyen, surtout si tu y laisses des traces, les gens sont si petits d’esprit encore de nos jours… Reste le portable. Tu peux toujours envoyer des sms. D’ailleurs ça a servi un jour à un de mes collègues qui s’était retrouvé enfermé aux wc vers 19h. Il a pu appeler pour que quelqu’un vienne lui rouvrir…
Pour finir, je vous laisse sur ces mots éloquents du z’homme ce week end en réponse à une question existentielle : « oui, je suis content, ça fait du bien de faire popo ». C’est un poète aussi. Comme moi.
… Mais j’ai des amies d’amis qui seront heureuses de connaitre ces techniques ou qui, j’en suis sure, les pratiquent deja…
. Tous les jours. Si si. Ce comportement systematique s’accompagnait d’ailleurs aussi d’une BD, accessoire passif du crime
Mais l’amie de mon amie, pour elle c’est pas une corvée, c’est un moment de solitude intense et libérateur…hem…




