Il était une fois…
J’ai décidé de faire mon coming out….Voilà. Comment dire. Nan, chuis pas alcoolique, fichez moi la paix, bande de médisants.
Nan, chuis pas gay. Et non, Alexiane, j’irai pas en boîte hum-hum avec toi. Sauf. Peut être. Je sais pas. On en reparle.
Bref. Mon z’homme. Qu’est parfait, tout ça tout ça, là, on pourrait croire que c’est un beau roman, c’est une belle histoire, et qu’on s’est rencontrés au clair de lune sur un bateau sans iceberg en face, qu’on s’est aimés chastement pendant des semaines et tout et tout.
Mais la vérité est ailleurs est toute autre.
C’est arrivé un soir d’avril, le week end de Pâques, tiens d’ailleurs, quand les cloches passent. Roooh, me faîtes pas dire ce que j’ai pas dit, c’est pas une cloche.
Comme chaque vendredi soir, j’étais sortie me mettre une tôle danser dans le cloub en face de chez moi. Seule, oui, seule, puisque les clients du cloub tu vois, c’est mes potes.
Je dansais, comme d’habitude, allant de gens en gens (la belle expression n’est-il pas), discutant, dansant, et lui je lui ai parlé aussi, comme je parle à tout le monde et n’importe qui dans ces cas là. Oui, tu l’as compris, je suis tout sauf introvertie, et j’en suis fière.
Totalement. Je te donne même des cours de désinhibition si tu veux, c’est 50 balles de l’heure.
Bref. Je lui parle, ça ok, je m’en souviens. Je danse un peu avec lui, ça aussi je m’en souviens, mais comme on danse avec un inconnu en boîte de nuit. Une copine me rejoint à peu près à ce moment là. Pis, je leur paie à boire, à ma copine, et à lui, tiens. Après je sais plus.
Que dalle. Trou noir. Jusqu’à la sortie de boîte à 4h. Ca je me souviens très bien, on se faisait des bisous. Déjà. Mais avant ?
Et comme qui se ressemble s’assemble, n’est-ce pas, le monsieur il a bu tout pareil que moi, l’inconscient. Alors il ne se souvient pas non plus.
J’ai bien posé la question à ma copine, mais elle croyait qu’on se connaissait déjà vu notre attitude à l’aise en boîte.
Ses copains à lui ne savent pas non plus, ils servent à rien, c’est bien connu. Bande de useless, va.
Bref. Voilà. Nous n’avons aucun souvenir de notre rencontre, ni de qui a embrassé qui. Nos futurs enfants sont condamnés à penser que leurs parents sont des débauchés, alcooliques, et leur mère nymphomane.
Toujours est-il que la flamme s’est allumée comme au chalumeau, hein, alors on va pas se plaindre.
Mais si vous, vous avez une belle histoire de rencontre, je suis preneuse. Ouais, on mentira aux mioches, c’est pas bien grave. Si ?
Je me souviens pas que vous étiez là ce soir là….:hein:
Il a du ramer pour t’avoir :-)



