T’as pas vu mes clééééééés ???
J'aimerais comprendre. Oui, comprendre pourquoi un homme est incapable de retrouver un objet dans une pièce de 25 m2. Surtout un objet dont il s'est servi une heure auparavant. Et pourquoi nous, femmes, sommes capables de le retrouver en une demie-seconde. Est-ce génétique ? Ou est-ce de la fainéantise purement et simplement ?
Schéma classique n°1: je suis tranquillement assise à mon bureau en train de pianoter sur mon pc, et du coin de l'oeil je vois l'homme qui s'agite, et commence à déranger tout, en jetant linge, objets, nourriture par terre. Je lui demande donc s'il cherche quelque chose ( je suis très perspicace, oui), et il me répond "non, pas du tout". Car l'homme est fier, il se refuse à demander de l'aide, exactement comme lorsqu'il se perd en ville…
Le manège continue, je tente de garder mon calme pendant qu'il défait tout le lit pour le secouer, faisant ainsi tomber la pile de linge que je viens de plier….Et il finit par poser la question: "t'as pas vu mes clés ?" "Si, dans la salle de bain, près du radiateur". Bam ! Annelise : 1 point, l'Homme: 0 point. Croyez vous qu'il remettra tout en place proprement, et admettra que s'il avait posé la question, il aurait gagné 20 minutes ? Non, aucunement, le bougre. Mais il dit merci, c'est déjà pas mal…
Schéma n°2 : Je suis au travail, on me harcèle de tous les côtés, et là mon portable et sa sonnerie ridicule (toutouyoutou, faut que je change vite) se met à retentir. C'est l'homme, qui voudrait savoir où est son chéquier. A noter : quand l'homme est au travail, si je le dérange au téléphone, je suis passible d'une lourde peine de prison et de malédiction jusqu'à la 20e génération. Le cas inverse ne semble pas le déranger, étrange, n'est-ce pas ?
Serviable et aimable, je demande à mon responsable de m'excuser un instant, et je demande à l'homme où il a déjà cherché, il me répond " ben partout, sur la table, quoi". Ahem. Note pour plus tard, lui apprendre la définition du mot "partout". Faisant appel à ma mémoire visuelle, je lui donne deux, trois endroits à inspecter, et miracle, il le trouve en une seconde alors que s'il avait un tant soit peu regarder autour de lui, il aurait économisé le coup de fil et du temps. Il finit l'appel en disant merci tout en faisant remarquer au passage que si je ne rangeais pas tout systématiquement, il s'y retrouverait mieux. Comme je l'ai dit avant, ranger = cacher. Je prends note de sa remarque en me disant mentalement de désormais tout laisser traîner, de ne plus laver de linge, de ne plus ramasser les assiettes sales, d'accrocher mes strings sales aux fenêtres et portes et de ne plus faire les courses. Rien que pour voir combien de temps un homme peut survivre dans une porcherie sans manger et sans boire.
Schéma N°3 : je suis au lit, sous la couette, commençant à m'endormir, quand j'entends grommeler dans la pièce, à grands coups d'objets tombant au sol. Je lève la tête pour apercevoir l'homme qui s'énerve tout seul à la recherche de je ne sais quoi. Toujours serviable et aimable, je demande bêtement "tu cherches quelque chose ?" "non, non, rien, dors" me grommelle-t-il. Il continue sa recherche façon Attila Rois des Huns, à grands renforts de "zut, crotte, cacahuète", et au bout de dix minutes de bruits et de soupirs, je finis par me relever, attraper l'objet de convoitise et le lui tendre, car oui étant perspicace, j'ai deviné ce qu'il cherchait. Il me regarde avec une once de gratitude, et une once de vexation. Enfin je peux dormir…p>




